Décembre 2011


Religieuses Oh My God : des médecins veulent donner la pilule aux religieuses !

Le risque accru de cancer du sein, des ovaires et de l’utérus chez les nullipares a souvent conduit les spécialistes à se pencher sur le cas spécifique des religieuses. 
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Cependant, si ces dernières ont souvent été envisagées comme des sujets d’étude intéressants, afin d’observer les effets de la nulliparité sur la santé, plus rares sont les chercheurs ayant souhaité pallier chez ces nonnes les conséquences de leur absence de maternité.

Le Dr Kara Britt, de la Monash University (Melbourne, Australie) et son équipe y songent pour leur part de façon très déterminée.

 Dans une lettre adressée au Lancet et publiée cette semaine Kara Britt défend en effet l’idée de prescrire une pilule contraceptive aux femmes se consacrant à Dieu ! Elle rappelle en effet qu’il a été démontré que la pilule permettait une diminution du risque de cancer du sein, des ovaires et de l’utérus et semble estimer que les risques thromboemboliques associés à la pilule ne sont pas des arguments suffisants pour justifier d’écarter les religieuses de ce traitement !

Apparemment très attachée à son idée, Kara Britt a déjà trouvé un palliatif aux voix (impénétrables) qui ne manqueront pas de s’élever contre son projet. Elle rappelle que l’Eglise s’est prononcée favorablement à l’utilisation de traitements dans le but de « soigner des maladies organiques » quand bien même ils pourraient avoir un effet contraceptif !

Religieuses Dysfonction sexuelle, hyperprolactinémie et psychose masculine.

Une dysfonction sexuelle liée à une hyperprolactinémie est souvent rapportée chez des patients présentant un désordre psychotique et peut être à l'origine de complications sévères mais ...
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mais les investigations dans ce sens chez des patients masculins sont plutôt rares.

Les objectifs principaux de cette étude étaient d'une part de déterminer la prévalence des dysfonctions sexuelles en relation avec une hyperprolactinémie chez des sujets masculins et d'autre part de vérifier s'il existait une relation entre les dysfonctions sexuelles et les taux de prolactine.

Méthode: des données croisées ont été obtenues à la sortie des services hospitaliers spécialisés ou 6 semaines après l'admission des patients présentant un désordre psychotique aigu et traités par des anti-psychotiques de deuxième génération.

Résultats: la moitié des patients rapportait un désir sexuel diminué et plus d'un tiers se plaignait de dysfonction érectile et de troubles de l'éjaculation quels que soient les médicaments administrés. Plus de la moitié des sujets présentait d'autre part des taux accrus de prolactinémie. Aucune association directe entre les taux des prolactine et les troubles sexuels n'était constatée.

Conclusion: de fort taux de dysfonction sexuelle et d'hyperprolactinémie ont été retrouvés chez ces patients psychotiques masculins traités pharmacologiquement représentant ainsi une cible thérapeutique sachant toutefois que dysfonctions sexuelles et taux de prolactine n'étaient pas corrélés.

Source : Advances in Urology Volume 2011, Article ID 686924 "Sexual Dysfunction and Hyperprolactinemia inMale Psychotic Inpatients: A Cross-Sectional Study"


pilule naturelle Première pilule à l'oestrogène naturel.

La première pilule à l’oestrogène naturel, identique à celui produit par la femme, est désormais disponible en France.
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Elle devrait théoriquement permettre de supprimer le risque d’événements thrombo-emboliques veineux accru par les pilules à base d’éthinylestradiol.

Il s’agit de Zoely®, commercialisée par le laboratoire Theramex/Teva. Malgré l’évolution de la pilule au cours des 50 dernières années, marquée par la nature du progestatif et la diminution des doses d’éthinylestradiol, les estroprogestatifs oraux à base d’éthinylestradiol restent associés à une augmentation du risque d’événements thrombo-emboliques veineux par rapport aux non-utilisatrices. Ce risque est multiplié par 3 pour les pilules de seconde génération et par 6 pour les troisièmes générations. A ce titre, l’industrie tente depuis un moment de développer une pilule comprenant de l’oestrogène naturel afin d’améliorer la sécurité d’emploi et la tolérance de ces médicaments.

De nombreux essais cliniques s’étaient révélés infructueux en raison d’un effet antigonadotrope trop faible et de profils de saignement mal contrôlés. Le problème est résolu avec l’arrivée de la nouvelle pilule Zoely® commercialisée par le laboratoire Theramex/Teva, qui associe 2,5 mg de nomégestrol acétate et 1,5 mg de 17 béta estradiol, l’oestrogène naturel identique à celui produit par la femme. Elle est proposée sous un schéma 24/4, 24 comprimés actifs et 4 placebos. Le choix du progestatif a été déterminant pour permettre une bonne efficacité, une bonne tolérance et un profil de saignement acceptable. Le nomégestrol acétate présente une forte activité antigonadotrope, une activité anti-androgénique modérée et l’absence d’activité estrogénique, androgénique ou minéralo-glucocorticoïde.

La France reste une exception en matière de contraception orale. C’est l’un des pays les plus consommateurs : 57,4% des femmes l’utilisent dont 78,8% des 15-19 ans, contre 87,8% des 20-24 ans, 66,8% des 25-34 ans et 46,5% des 35-44 ans. Source www.mediscoop.net


pilule naturelle Le Wi-Fi aurait des effets néfastes sur le sperme.

Des chercheurs ont montré une baisse de la mobilité des spermatozoïdes et une dégradation accrue de leur ADN après quatre heures d'exposition intensive à l'internet sans fil en laboratoire.
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«Utiliser une connexion wifi peut nuire à vos spermatozoïdes.» Ce message d'avertissement pourrait bien être inscrit un jour sur votre modem ou sur votre ordinateur.

Des chercheurs américains (Ecole de médecine de Virginie-Orientale) et argentins (Centre de médecine reproductrice Nascentis de Cordoba) viennent en effet de démontrer en laboratoire les effets délétères de l'internet sans fil sur le sperme humain. Leurs travaux sont publiés ce mois-ci dans la revue Fertility and Sterility.

Les médecins ont utilisé le sperme donné par 29 volontaires. Ils ont divisé chaque échantillon en deux. Les deux sont conservés à la même température mais l'un sert de référence pendant que l'autre est placé pendant quatre heures sous un ordinateur portable connecté en Wi-Fi.

Les chercheurs ont alors constaté que 25% des spermatozoïdes exposés ne bougeaient plus, soit 80% de plus que dans le cas témoin. Tout aussi inquiétant, l'expérience a montré que les échantillons exposés présentaient en moyenne trois fois plus de cellules à l'ADN dégradé (9 contre 3%).

Des résultats comparables à ceux observés avec le rayonnement électromagnétique caractéristique des téléphones portables. Plus prudent de ne pas utiliser son portable sur ses genoux. «Nos données laissent penser que l'utilisation d'un ordinateur connecté sans fil à internet et placé près des organes reproducteurs masculins pourrait affecter la qualité du sperme», conclut avec prudence le Dr Conrado Avendano, principal auteur de cette étude. «Nous ne savons pas si cet effet s'observe avec tous les types de portables connectés ni quelles conditions d'utilisation peuvent l'accentuer.»

Il appelle donc à mettre en place des études complémentaires pour confirmer ou infirmer ces travaux préliminaires. Il se pourrait en effet qu'en condition d'utilisation normale, l'éloignement naturel entre l'antenne Wi-Fi et les testicules atténue le phénomène.

D'autre part, les effets observés ex vivo peuvent être grandement amplifiés. Les vêtements comme les tissus qui entourent les testicules constituent peut-être des barrières efficaces aux ondes relativement peu puissantes du Wi-Fi.

En attendant confirmation, il reste plus prudent d'éviter d'utiliser son ordinateur sur ses genoux, et ce qu'il soit connecté ou non. De précédentes études ont en effet montré sans ambigüité que cet usage induisait une augmentation de la température au niveau des testicules. Or toute situation d'hyperthermie scrotale est nuisible à la bonne santé des spermatozoïdes. Source: sante.lefigaro.fr


Orgasme_IRM L’orgasme féminin décrypté par l’IRM.

Le plaisir féminin est un mystère qui fascine nombre d’hommes, scientifiques compris. Le professeur Barry Komisaruk de l’université Rutgers (Etats-Unis) est de ceux-là.
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A l’occasion du congrès Neuroscience 2011 il a sans doute stimulé un grand nombre de congressistes en présentant les résultats d’une observation faite par IRM d’une femme atteignant (par elle-même) l’orgasme.

L’enregistrement par IRM de l’activation des zones du cerveau montre que les premières concernées sont celles liées aux organes génitaux, avant que le système limbique ne soit lui-même contaminé par cette vague de plaisir. Bientôt, les zones associées aux récompenses s’activent à leur tour, avant que l’hypothalamus ne rejoigne la fête. Deux régions frontales seulement restent insensibles à cet embrasement généralisé.

La vidéo est visible sur Youtube. Source: Jim.fr


pilule naturelle VIH : une éducation à refaire.

Les connaissances des jeunes de 18 à 30 ans sur le sida n’ont cessé de baisser depuis 1999.
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Les connaissances des jeunes de 18 à 30 ans sur le sida n’ont cessé de baisser depuis 1999. La dernière version de l’enquête KABP le confirme. Unique en son genre, cette enquête téléphonique, menée régulièrement depuis 1992, s’attache à évaluer les perceptions et comportements face au sida.

Les premiers résultats de l’enquête 2010, sur l’Ile de France, révèle que ce sont ces jeunes, qui ont eu leur premier rapport sexuel après l’arrivée des traitements antirétroviraux, qui connaissent le moins bien les mécanismes de la transmission du VIH et les moyens de prévention. Les modes de transmission sont toujours bien connus, mais les fausses croyances persistent : 21 % de l’ensemble des interrogés pensent que l’infection peut se transmettre par les piqures de moustiques et 13 % dans les toilettes publiques.

Par ailleurs les jeunes sont de plus en plus nombreux à mettre en doute l’efficacité du préservatif et à déclarer qu’ils refuseraient un rapport protégé avec un séropositif. « S’ils savent qu’il faut mettre un préservatif, ils ne savent pas pourquoi », résume Nathalie Beltzer (ORS Ile de France). Globalement si les trois quarts des Français jugent le préservatif « banal », 60 % seulement pensent qu’il est tout à fait efficace pour se protéger du VIH.

« Le sida est moins craint aujourd’hui que les maladies cardio-vasculaires ou le cancer, et pas plus redoutée que les autres IST », remarque Nathalie Beltzer. L’infection se banalise et cela va de pair avec une acceptabilité plus grande du dépistage. Près de 20 % des Franciliens ont effectué un dépistage dans les 12 derniers mois.

Le préservatif reste la norme préventive lors des premiers rapports sexuels, 80 % des interrogés déclarant y avoir eu recours. Mais son utilisation lors du dernier rapport baisse pour la première fois chez les femmes (16,7 % en 2010, contre 21,6 % en 2004). A peine plus d’un quart (27,4 %) des femmes de 18 à 30 ans ont utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport (contre 36,1 % en 2004), sans que cette moindre utilisation soit compensée par un autre mode de contraception.

Il est tentant de mettre ce relâchement de la prévention en parallèle avec l’évolution des IST. Si la fréquence rapportée des IST est globalement stable, en revanche elle augmente chez les jeunes femmes franciliennes de 18 à 30 ans, dont 9,4 % déclarent avoir eu une IST dans les 5 dernières années. Pour Nathalie Beltzer « il faut repenser l’information et la prévention chez les jeunes et s’interroger sur le relai contraceptif après l’arrêt du préservatif ».

A l’occasion de la présentation de ces résultats, le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, a signalé la réalisation d’une enquête ANRS sur les « occasions manquées » du dépistage et du diagnostic. En France, 30 à 40 000 personnes ignorent leur séropositivé (voir article ci-dessous). Source: egora.fr

pilule naturelle VIH : la transmission d’un variant minoritaire.

Une étude suggère que la transmission du VIH entre partenaires hétérosexuels se fait à partir d’un variant viral minoritaire. Ce variant serait sélectionné pour des propriétés le rendant apte à la transmission.
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Les connaissances des jeunes de 18 à 30 ans sur le sida n’ont cessé de baisser depuis 1999. La dernière version de l’enquête KABP le confirme. Unique en son genre, cette enquête téléphonique, menée régulièrement depuis 1992, s’attache à évaluer les perceptions et comportements face au sida.

Les premiers résultats de l’enquête 2010, sur l’Ile de France, révèle que ce sont ces jeunes, qui ont eu leur premier rapport sexuel après l’arrivée des traitements antirétroviraux, qui connaissent le moins bien les mécanismes de la transmission du VIH et les moyens de prévention. Les modes de transmission sont toujours bien connus, mais les fausses croyances persistent : 21 % de l’ensemble des interrogés pensent que l’infection peut se transmettre par les piqures de moustiques et 13 % dans les toilettes publiques.

Par ailleurs les jeunes sont de plus en plus nombreux à mettre en doute l’efficacité du préservatif et à déclarer qu’ils refuseraient un rapport protégé avec un séropositif. « S’ils savent qu’il faut mettre un préservatif, ils ne savent pas pourquoi », résume Nathalie Beltzer (ORS Ile de France). Globalement si les trois quarts des Français jugent le préservatif « banal », 60 % seulement pensent qu’il est tout à fait efficace pour se protéger du VIH.

« Le sida est moins craint aujourd’hui que les maladies cardio-vasculaires ou le cancer, et pas plus redoutée que les autres IST », remarque Nathalie Beltzer. L’infection se banalise et cela va de pair avec une acceptabilité plus grande du dépistage. Près de 20 % des Franciliens ont effectué un dépistage dans les 12 derniers mois.

Le préservatif reste la norme préventive lors des premiers rapports sexuels, 80 % des interrogés déclarant y avoir eu recours. Mais son utilisation lors du dernier rapport baisse pour la première fois chez les femmes (16,7 % en 2010, contre 21,6 % en 2004). A peine plus d’un quart (27,4 %) des femmes de 18 à 30 ans ont utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport (contre 36,1 % en 2004), sans que cette moindre utilisation soit compensée par un autre mode de contraception.

Il est tentant de mettre ce relâchement de la prévention en parallèle avec l’évolution des IST. Si la fréquence rapportée des IST est globalement stable, en revanche elle augmente chez les jeunes femmes franciliennes de 18 à 30 ans, dont 9,4 % déclarent avoir eu une IST dans les 5 dernières années. Pour Nathalie Beltzer « il faut repenser l’information et la prévention chez les jeunes et s’interroger sur le relai contraceptif après l’arrêt du préservatif ».

A l’occasion de la présentation de ces résultats, le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, a signalé la réalisation d’une enquête ANRS sur les « occasions manquées » du dépistage et du diagnostic. En France, 30 à 40 000 personnes ignorent leur séropositivé (voir article ci-dessous). Source: egora.fr


Novembre 2011


VIH-SIDA En France, environ 40 000 personnes ignoreraient qu’elles sont  VIH+.

C’est ce qu’indique une étude conduite par des chercheurs de l’hôpital Saint-Antoine à Paris et publiée cette semaine dans le BEH (Bulletin épidémiologique hebdomadaire) de l’InVS.
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Chaque année, 6 500 personnes sont nouvellement infectées par le VIH en France mais 40 000 ignorent qu’elles le sont déjà ; par ailleurs, les chercheurs se sont aperçus qu’une personne sur cinq ayant réalisé un test de dépistage du sida ne venait pas chercher ses résultats.

Ils ont donc travaillé sur l’amélioration du dépistage de la maladie, via notamment l’utilisation des tests rapides de diagnostic et d’orientation (TROD) qui rendent un résultat en 30 minutes. Ces TROD étaient limités à des situations spécifiques comme le dépistage chez la femme enceinte en fin de grossesse, les accidents d’expositions au sang ou sexuelle et en cas d’urgence diagnostique d’une pathologie aiguë évocatrice du stade sida.

En novembre 2010, leur utilisation a été étendue à « toute personne, dans son intérêt et pour son seul bénéfice, après l’avoir informée et avoir recueilli son consentement libre et éclairé ». Ainsi, l’étude conclut à la fiabilité des TROD dont l’utilisation peut être « une bonne alternative au test Elisa [tests dont les résultats sont connus au bout de plusieurs jours, NDRL] pour des consultants dont la demande d’un résultat rapide est légitime ».

La Journée mondiale de lutte contre le sida sera célébrée le 1erdécembre prochain. Selon les derniers chiffres de l’épidémie au niveau mondial, publiés hier, le nombre de décès est en baisse : 1,8 million en 2010 contre 2,2 millions dans les années 2000.

34 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde. Source: egora.fr


Livre Brenot La peur du jugement. P.Brenot*. Les hommes, le sexe et l'amour.

En quelques décennies, les mentalités ont profondément évolué et les rapports entre les hommes et les femmes ont changé d’une manière très rapide.
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En quelques décennies, les mentalités ont profondément évolué et les rapports entre les hommes et les femmes ont changé d’une manière très rapide. Là où l’homme la dominait, la femme est aujourd’hui au moins son égale, si ce n’est une rivale dans certains couples qui ont « inversé » le schéma traditionnel dominant/dominé. La domination masculine est une vieille histoire qui remonte à l’aube de l’humanité, certainement constitutive des premiers humains. C’est aujourd’hui un concept dépassé qui laisse cependant quelques persistances difficiles à réduire mais aussi les stigmates de son abolition.

Domination masculine

Il n’est pas inutile de rappeler que cette « domination » est strictement humaine, qu’elle n’existe aucunement – du moins sous la forme sociale que nous lui connaissons – dans les espèces animales proches de nous et notamment les primates. Pas de domination des mâles sur les femelles, alors que les différences de taille et de puissance physique sont bien plus manifestes que chez nous. Pas non plus de domination, ni d’imposition, par le sexe dans ce monde animal très proche de nous puisque ce sont les femelles – et non les mâles – qui expriment leur désir et approchent le partenaire. Nous observons ensuite, dans l’ensemble des sociétés humaines, une domination des femelles par les mâles, qui ne prendra vraiment fin, en Occident, que dans les années 1970 avec l’évolution des moeurs, l’accès des femmes au travail, la libéralisation de la société et les règles progressives d’égalité entre les sexes. Une réelle parité n’est cependant toujours pas d’actualité, ne serait-ce qu’en matière de salaires, dont l’écart mensuel moyen entre hommes et femmes était encore en France de 18 % en 2008 (INSEE, 2008) ! Si les comportements ont réellement changé en moins de 50 ans, il existe environ un tiers d’attitudes masculines dominantes « irréductibles », mais également encore une même proportion de femmes acceptantes et soumises. À l’opposé, nous observons autant de schémas inversés avec des femmes très affirmées et parfois dominantes, mais aussi une part plus importante encore, à mon sens, d’hommes attentionnés et, d’une certaine façon, craintifs de leur épouse. C’est une constatation quotidienne en thérapie de couple. Jacques a 47 ans et vit depuis 10 ans avec Mélanie, beaucoup plus jeune que lui, 34 ans. Ils ont deux enfants de 7 et 5 ans. Jacques a toujours été très attentif à cette femme qu’il aime profondément, mais le pouvoir dans le couple est très certainement du côté de Mélanie qui ne veut pas s’en laisser conter. Mélanie a beaucoup de personnalité ; elle est assez entière et ne mâche pas ses mots. En dépit de ses sentiments, Jacques est très inquiet des moindres réactions de sa femme car il craint avant tout ses mouvements d’humeur qui, à plusieurs reprises, les ont amenés au bord de la rupture. Jacques craint profondément les réactions Mélanie, mais n’a jamais osé le lui dire. Cette révélation au cours de la thérapie de couple qu’ils ont engagée lui a été insupportable au point qu’elle interrompe la thérapie et menace le couple de séparation. Les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire, elles ont au moins le mérite de rappeler « le principe de réalité ».

La crainte du partenaire

La relation à l’autre dans un couple est souvent régie par une relation de soumission ou de domination à l’autre. Le point d’équilibre serait un couple sans soumission ni domination. La psychanalyse, avec Jean Cournut, nous affirme que « les hommes dominent les femmes parce qu’ils en ont peur ». Et il ajoute que cette peur, selon Freud, viendrait du fait qu’elles sont castrées et donc, en réaction, castratrices ! C’est certainement assez juste sur un plan symbolique et dans l’organisation des sociétés à l’origine de l’humanité. Mais aujourd’hui où les mentalités ont énormément changé, où l’individu existe en tant que sujet, la crainte des hommes est clairement celle de l’éloignement amoureux dans le couple, de la prise de distance et de la rupture. Nombreux sont les hommes qui disent ne pas comprendre les attitudes féminines et être très attentifs de peur de déplaire, de blesser, de décevoir. Dans la grande enquête que je viens de mener sur plus de 2 000 hommes vivant en couple, 46 % craignent les réactions de leurs compagnes et 52 % leur jugement. Ce n’est ni un scoop ni un leurre, c’est une observation, une réalité nouvelle avec laquelle nous devons composer. Il est en effet important de pouvoir rassurer l’homme, lui apprendre à s’affirmer, mais aussi rassurer sa partenaire sur le fait qu’elle n’est en rien coupable et que c’est lui qui craint ses réactions. Les personnalités masculines se sont en effet affaiblies dans les 50 dernières années en raison de l’affirmation progressive des femmes avec qui ils vivent et qui ne supportent pas des comportements masculins de domination. Notre regard impartial de médecin doit permettre d’aider à une meilleure affirmation de chacun dans les couples en difficulté qui viennent nous consulter. Source: jim.fr

*Philippe BRENOT est Directeur des enseignements de sexologie et sexualité humaine à l'université Paris-Descartes


Mortalité_Testo Mortalité cardiovasculaire des hommes : ce n’est pas la testostérone élevée !

La mortalité cardiovasculaire est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. Cette différence liée au sexe n’est pas bien expliquée.
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Alors que les femmes, avant la ménopause, ont une diminution du risque cardiovasculaire du fait de leurs estrogènes, on pense que le risque cardiovasculaire est supérieur chez les hommes du fait des androgènes, même si cela n’a jamais été réellement prouvé. Finalement, on ne sait pas très bien si l’hypogonadisme et son traitement par les androgènes ont un effet sur le risque cardiovasculaire. Plusieurs études ont été faites sur ce sujet dont les résultats sont discordants. Cela a conduit un groupe italien et français à réaliser une revue systématique de la littérature avec méta-analyse de toutes les publications concernant les relations entre maladie cardiovasculaire et concentration de testostérone ou d’estradiol. Soixante-dix études ont été incluses dans cette méta-analyse. Dans les études transversales, les patients ayant une pathologie cardiovasculaire ont une concentration de testostérone significativement inférieure et une concentration d’estradiol significativement supérieure. A l’inverse, il n’y a pas de différence pour la DHEA. En modèle de régression logistique, cette association entre des concentrations basses de testostérone, des concentrations élevées d’estradiol et les pathologies cardiovasculaires est confirmée après ajustement pour l’âge et l’IMC (hazard ratio = 0.763 pour chaque augmentation de la testostérone totale et 1.015 pour chaque augmentation de l’estradiol). Les études longitudinales montrent que les concentrations basales de testostérone sont significativement inférieures chez les patients qui vont décéder (que la cause soit cardiovasculaire ou de toute autre cause), en comparaison de celles des témoins. En revanche, il n’y a pas de différence dans la concentration basale de testostérone et d’estradiol entre les cas et les témoins pour la survenue d’une pathologie cardiovasculaire. Enfin, le traitement par la testostérone est associé de manière positive avec une augmentation significative de la durée d’exercice physique et du délai d’apparition d’un sous décalage de ST à l’électrocardiogramme d’effort. Les auteurs concluent donc que des concentrations plus basses de testostérone et supérieures d’estradiol sont corrélées à une augmentation du risque de pathologie cardiovasculaire et de mortalité cardiovasculaire. En revanche, ce que cette étude ne dit pas, c’est si les concentrations basses de testostérone correspondent simplement à une simple association ou correspondent à une véritable relation de cause à effet… Source: egora.fr


HPV_Men « Faut-il vacciner les garçons contre le papillomavirus ? »

Il semble que de notre coté de l'Atlantique la position des experts soit, pour l'instant, différente comme en témoigne cet article paru dans le figaro:
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Alors que les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains se sont prononcés en faveur d’une vaccination des garçons à partir de l’âge de onze ou douze ans (voir la documentation des CDC), il semble que de notre coté de l'Atlantique la position des experts soit, pour l'instant, différente comme en témoigne cet article paru dans le figaro: « Faut-il vacciner contre le papillomavirus (HPV) tous les garçons âgés de 11 à 21 ans?C’est ce que vient de recommander un comité d’experts américains ». En France, la question de vacciner les garçons n’est «pas du tout à l’ordre du jour », confie le Pr Élisabeth Nican, membre du Comité technique des vaccinations ». Le médecin sexologue et journaliste Damien Mascret, note que cet organisme vient d’actualiser son avis sur le vaccin contre L’HPV. Le vaccin ne reste proposé qu’aux filles âgées de 14 ans, avec un rattrapage pour les jeunes filles de 15 à 23 ans «qui n’auraient pas eu de rapports sexuels ou, au plus tard, dans l’année suivant le début de leur vie sexuelle ». L’objectif principal étant d’immuniser les jeunes femmes contre les principaux types d’HPV cancérogènes avant qu’elles ne les croisent au cours de leur vie sexuelle. Le journaliste relève toutefois que « l’histoire de l’HPV ne s’arrête pas au cancer du col de l’utérus, puisque le virus est impliqué dans d’autres cancers plus rares. Notamment le cancer anal, qui touche aussi bien les femmes que les hommes ». « On sait aussi que pour les deux sexes l’infection par le HPV augmente le risque d’une atteinte cellulaire qui fait elle-même le lit de ce cancer : la néoplasie intraépithéliale du canal anal »,poursuit Damien Mascret, qui explique qu’« une étude a récemment démontré (New England Journal of Medicine, 27/10) que la vaccination contre l’HPV par le vaccin quadrivalent réduisait d’un quart ce risque de néoplasie, ce qui augure d’une certaine protection contre le cancer du canal anal ». Le journaliste ajoute que « la banalisation de certaines pratiques sexuelles telles que la sexualité orale est souvent suspectée d’accroître le risque d’infection de la gorge par l’HPV et de favoriser l’apparition d’un cancer. Si cette hypothèse se confirme, dans quelle mesure la vaccination des hommes pourrait-elle alors protéger contre certains cancers de la cavité buccale ? ». Damien Mascret note qu’« il est encore trop tôt pour répondre ». Le Dr Géraldine Lescaille (service d’odontologie, Pitié-Salpêtrière, Paris) remarque ainsi que « la transmission orale par contact oro-génital pour les cancers des voies aériennes aéro-digestives supérieures est une hypothèse, mais qui n’est pas encore tout à fait validée ». Le journaliste souligne qu’« un autre argument, plus altruiste, plaide en faveur de la vaccination masculine : protéger les femmes non vaccinées… en vaccinant leurs partenaires ! En France, seules 38% des filles ayant eu 15 ans en 2009 avaient reçu au moins une dose de vaccin contre l’HPV ». « Enfin, les garçons qui se font vacciner avec le vaccin quadrivalent ont un avantage direct puisqu’ils réduisent ainsi leur risque d’avoir des verrues génitales (les condylomes) », poursuit Damien Mascret.


Octobre 2011


Mariage TS Il pourrait rester marié après avoir changé de sex.

Un premier mariage homosexuel serait-il sur le point d'être reconnu ? C'est en tout cas ce qu'a déclaré Me Emmanuel Ludot au sortir du tribunal de grande instance (TGI) de Brest.
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Un premier mariage homosexuel serait-il sur le point d'être reconnu ? C'est en tout cas ce qu'a déclaré Me Emmanuel Ludot au sortir du tribunal de grande instance (TGI) de Brest. Son client, Wilfrid Avrillon, 41 ans, a changé de sexe. Ce jeudi, il a demandé un changement de son état civil pour devenir officiellement «Chloé* Avrillon». Problème, Wilfrid est marié depuis 1997 et a trois enfants. Si on lui accorde son changement d'état civil, deux femmes seront légalement mariées et il s'agirait aussi du premier cas d'homoparentalité avéré.
Et à la surprise de l'avocat, le ministère public ne s'est pas opposé à cette demande jeudi matin : «Mon seul adversaire, le procureur de la République, a admis le bien fondé de cette requête. Alors que je m'attendais à une opposition farouche, je suis désormais très optimiste», confie Me Ludot au figaro.fr. Le jugement a été mis en délibéré au 15 décembre.

«C'est une double première. Il s'agit d'un couple marié qui va le rester. Le changement d'identité n'entraîne pas la rupture du lien conjugal. Au contraire, il le conforte. Et là c'est une situation exceptionnelle», précise l'avocat. Ce changement de sexe sauve véritablement le couple de Wilfrid. Explications : après 14 ans de vie commune avec Marie, cette dernière craque. Elle le savait depuis longtemps sans jamais l'avouer : elle est lesbienne. Contre toute attente, lors de son «coming-out», la nouvelle réjouit son mari, qui lui s'est toujours senti «femme mais malheureusement dans un corps masculin», d'après une interview de Yagg.

Dont acte. Wilfrid va jusqu'au bout de son rêve et décide de changer de sexe. Il devient Chloé, suit des traitements hormonaux qui modifient son aspect physique et programme une opération qui doit intervenir avant la fin de l'année. Le couple peut ainsi continuer son histoire : «Marie a toujours été homosexuelle. Mais il se trouve qu'elle est tombée amoureuse d'un garçon raffiné et efféminé… Et ce garçon, c'était moi», s'est remémorée la nouvelle femme, dans Le Parisien .

«Une papa et une maman»
Chloé* désire aller jusqu'au bout de sa démarche. Car, aux yeux de la justice, elle est toujours un homme. Pour devenir officiellement «Madame», elle doit changer son état civil. Cette possibilité lui est offerte si elle apporte la preuve «irréversible» de son changement de sexe : «Wilfrid devait prouver sa stérilité, en apportant un spermogramme nul ainsi que des tests hormonaux,» explique son avocat. C'est chose faite.
Mais c'est ici que tout se complique. Eu égard de son statut marital, le tribunal aurait pu rejeter la demande de changement d'état civil. Wilfrid n'aurait eu plus qu'une solution pour devenir celle qui désire être : divorcer. Hors de question pour ce couple et ses enfants, qui déclare être une famille unie. Toujours d'après Yagg les enfants seraient même «très fièrs d'avoir une papa et une maman .
Si le changement d'état civil est effectivement accordé le 15 décembre, ce dont Me Emmanuel Ludot est persuadé, alors un premier couple homosexuel et un premier cas d'homoparentalité seront reconnus. «Une double première» qui sera suivie de très près par d'autres couples désirant s'unir. «C'est sûr que les choses vont bouger, déclare l'avocat. Mais on pourra parler de jurisprudence uniquement pour des cas extrêmement similaires à celui de Brest. Pour les autres demandes de mariages homosexuels, je préfère parler d'un précédent.» Des couples homosexuels seront en mesure de se demander par exemple : «Pourquoi peut-on se marier à Brest et pas à Paris ?» Source: le figaro.fr
*Tant que le changement d'état civil n'a pas été officiellement accordé par le TGI de Brest, Chloé reste aux yeux de la loi Wilfrid.


Ado&Porno Pornographie, exhibitionnisme, harcèlement menacent les jeunes.

Leur invasion sur le Net inquiète le corps médical. La prévention est plus que jamais de rigueur. Plus de 3 millions de sites pornographiques sont accessibles 24 h sur 24 et gratuitement sur Internet.
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L’industrie pornographique génère ainsi 68 millions de connexions par jour et 37 % de téléchargements.

Dans le même temps, plus de neuf ados sur dix sont régulièrement connectés sur la Toile, la moitié ont un compte Facebook, et pour deux tiers d’entre eux ils ont déjà regardé un film X avant l’âge de 11 ans, le plus souvent de façon involontaire.

Avec les fenêtres pop-up qui s’ouvrent inopinément, les nombreuses publicités aguichantes, les mails pornographiques ou encore les films X téléchargés à son insu sur les différentes plateformes de téléchargement, difficile pour le jeune internaute d’esquiver les images porno qui s’imposent à lui.

«C’est la principale nouveauté avec Internet, explique Michel Fize, sociologue au CNRS spécialiste des questions de l’adolescence. On peut très rapidement être détourné de l’objet pour lequel on s’y était installé. Même si un ado n’est pas en quête de sexualité, celle-ci va venir à lui. Alors qu’avant il y avait toute une démarche pour pouvoir se procurer des images pornographiques.»

Dès 2005, Patricia Greenfield, psychologue et professeure à l’université de Californie, tirait la sonnette d’alarme, évoquant un immense «pornoland» pour les adolescents sur le Net. «Ce contact répété avec la sexualité peut avoir des effets sur le développement des enfants. Il peut être à l’origine de violences sexuelles, modifier leurs attitudes vis-à-vis de l’autre sexe ou leurs conceptions des relations sexuelles.».

Le rôle du médecin est donc primordial pour détecter les jeunes qui se trouveraient en situation de souffrance psychologique. «Le médecin de famille dispose en effet d’un point de vue privilégié, explique ainsi Yann Leroux, docteur en psychologie et psychanalyste. Il connaît le contexte familial, suit le jeune depuis longtemps, il sait s’il est esseulé, s’il a toujours été “excité” ou si tout à coup ça change. Est-ce qu’il y a une dépression sous-jacente, une évolution vers des pathologies comme les psychoses de la puberté, une évolution schizophrénique ? Le médecin dispose d’une série de cartes pour pouvoir juger de la situation, donner un traitement ou faire une orientation.»

Pour l’instant, pourtant, il est encore rare que les victimes arrivent dans les circuits de soins. «On pourrait par ailleurs se servir de la trop grande appétence d’un adolescent pour un site porno pour essayer de s’intéresser à ce qu’il cherche, note encore Yann Leroux. Il y a des ados qui y vont pour “s’exciter” et pour lutter contre un mouvement dépressif qui est trop important. Et il y en a d’autres, en revanche, qui n’ont pas reçu d’information et qui veulent tout simplement apprendre.».

Source: egora.fr


Greffe d'utérus Insolite: greffe d’un utérus provenant d’une donneuse décédée.

Le 9 août dernier, pour la première fois une femme a bénéficié de la greffe d’un utérus provenant d’une donneuse décédée à Antalya, en Turquie.
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Il ne sera possible de parler de succès que si l’intervention peut conduire la patiente de 21 ans à une maternité.

Pour l’instant, le greffon est correctement perfusé et toléré, des règles sont survenues. La greffe avait été proposée en raison d’une agénésie utérine de la jeune femme.

En 2000, en Arabie Saoudite, une intervention similaire, mais à partir d’une donneuse vivante, avait échoué au 99e jour.

Selon le chirurgien qui vient de réaliser la transplantation en Turquie, Ömer Özkan, le prélèvement sur une femme décédée offre la possibilité d’un prélèvement plus large des annexes et des pédicules vasculaires. Ce qui aurait fait défaut et occasionné l’échec en 2000. Il faudra attendre au moins six mois avant d’envisager l’implantation d’un embryon après FIV.

La patiente est bien sûr sous immunosuppresseurs, qui seront poursuivis au cours d’une éventuelle grossesse. Ce qui ne va pas sans faire planer certaines interrogations sur des éventuels risques tératogènes, d’accouchement prématuré ou de retard de croissance intra-utérine.

Dans le meilleur des cas, le greffon sera retiré après une maternité, voire deux.

Source: le Quotidien du Médecin


Julyna et depistage cancer du col Une campagne choc pour inciter au dépistage du cancer du col de l'utérus.

Alors que nous venons de terminer le mois consacré au niveau mondial au dépistage et à la lutte contre le cancer du sein, nos amis canadiens,
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sous l'impulsion de l'association Julyna, ont connu une campagne estivale en faveur du dépistage du cancer du col de l'utérus que d'aucun a pu qualifier de pour le moins "désopilante": cette association, avec le soutien de la Société Canadienne du Cancer, a créer le buzz médico-médiatique du mois de Juillet en proposant aux femmes de tailler leur pilosité pubienne de façon originale et créative afin de les sensibiliser au dépistage du cancer du col ou des infections à HPV (le but étant de recueillir des fonds favorisant la recherche sur ces pathologies).

Pour celles manquant d'imagination, des suggestions "cosmétiques" pouvaient être retrouvées sur leur site, tout en mettant en garde les potentielles candidates à la mise en oeuvre 'artisanale' de ce relooking intime parfois périlleux.

L'association Julyna espère créer des émules à l'international et sensibiliser ainsi un plus grand nombre de femmes.


Septembre 2011


Loi inceste La qualification pénale d'inceste jugée contraire à la constitution.

Controversée au moment de son vote et deux ans après ce dernier, la loi du 8 février 2010, qualifiant d'"incestueux" certains crimes et délits figurant dans le code pénal, a été déclarée contraire à la Constitution par le Conseil Constitutionnel...
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Le texte adopté par le Parlement avait ajouté à trois infractions figurant dans le code pénal (l'agression sexuelle, le viol et l'atteinte sexuelle) le qualificatif d'incestueux, dès lors qu'elles étaient commises, "au sein de la famille, sur la personne d'un mineur par un ascendant, un frère ou une soeur ou par toute autre personne, y compris dans les cas où il s'agissait d'un concubin ou d'un membre de la famille ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait".

Les sages ont motivé leur décision par l'imprécision du texte concernant la définition de l'auteur de l'infraction qui aurait pu se voir appliquer cette nouvelle qualification.

La proposition de loi initiale définissait pourtant strictement les personnes visées : ascendant, oncle, tante, frère, soeur, nièce, neveu, ainsi que le conjoint, le concubin ou le partenaire de ces personnes.

La déclaration d'inconstitutionnalité prend effet à compter de la publication de la décision.Voir le lien


accoucheme,ntX Légère augmentation du nombre d'accouchement sous X.

Chaque année, entre 600 et 700 femmes donnent la vie en demandant le secret de leur admission et de leur identité. En 2009, on estime leur nombre à 680.
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Grâce à des données collectées entre 2007 et 2009 dans 83 départements, la chercheuse Catherine Villeneuve-Gokalp, dresse un passionnant portrait démographique et sociologique de ces femmes qui effacent leur maternité. Jeune âge, pressions familiales et culturelles, absence de conjoint, contraintes économiques: les explications de leur geste sont multiples.

Mais la question des relations avec le papa, cité par 43% des femmes, arrive souvent au premier plan. «Les femmes évoquent leur séparation (24%) ou son refus de devenir père (7%), ou bien elles le décrivent comme un homme violent, délinquant, en prison, toxicomane ou alcoolique (10%)».

Catherine Villeneuve-Gokalp précise toutefois que «l'accouchement secret n'est pas seulement le fait de très jeunes femmes abandonnées par leur partenaire ou en situation de précarité même si elles sont effectivement sur représentées»; 25% de ces mères anonymes semblent relativement bien insérées. Elles ont leur propre logement, travaillent ou partagent leur vie avec quelqu'un, et « semblent à l'abri des difficultés matérielles les plus aiguës». Une sur deux a au moins 30 ans et vit en couple avec des enfants.
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TS australie L'Australie délivre des passeports avec une option "X" pour les transgenres.

L’Australie a décidé d’autoriser les personnes transgenres ou transsexuelles à se déclarer comme telles dans leurs passeports, ou à choisir leur sexe, .....
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sans exiger qu’elles aient subi une opération chirurgicale. Le ministre de la Justice australien, Robert McClelland, a précisé que ces personnes auraient besoin d’une simple lettre de leur médecin pour obtenir un document de voyage faisant état de ce qu’elles considèrent être leur véritable sexe. Cette mesure va accorder les mêmes libertés aux Australiens transgenres ou transsexuels», a déclaré le ministre. Les personnes qui ne souhaiteront pas se déterminer se verront attribuer le signe «x» dans la catégorie de genre du passeport.
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Duet Crave Insolite: une clé USB .......vibrante, au féminin.

C'etait en tout cas le souhait de la designer Ti Chang lorsqu'elle s'est lancée dans le projet de réaliser un sextoy féminin silencieux et à l'esthétisme contrastant avec les produits habituellement sur le marché.
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Après un appel de fond sur internet largement couroné de succès (560% de réussite de l'objectif financier) la firme Crave s'attaque à la production en série de cet objet baptisé 'Duet'. Disponible en 3 coloris, la partie vibromasseur se rechargera sur port USB et disposera de 2 moteurs, 4 modes de vibration et 5 niveaux d’intensité, sans compter les différentes capacités de mémoire flash disponibles (0,8 ou 16 Go) pour un budget à minima de 75$.


viberect Insolite: la 'vibe' au masculin.

«Pour ne pas être en reste dans le domaine des bienfaits vibratoires, notons la commercialisation visée par la FDA de Viberect® (Refloxonic) - (pour l'instant exclusivement aux USA et sur prescription médicale!) .
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Les urologues propriétaires de cette firme, et à l'origine du projet, nous promettent de transformer la prise en charge de nos patients patissant d'une dysfonction érectile légère à modérée.

Ce présentant sous la forme d'un objet rappelant étrangement les plaques à défriser de nos compagnes, il se démarquerait de son concurrent Ferticare® par une stimulation de l'innervation pénienne ventrale ET dorsale. La stimulation concomitante de ces deux surfaces seraient, selon les créateurs, plus efficace et permettrait, par une utilisation de 7 à 10 mn, l'initiation du reflexe érectile et le maintien de la rigidité pénienne par des contractions ryhtmiques des muscles ischiocaverneux et bulbospongieux via le reflexe bulbocaverneux.

Ce matériel médical, qui nous est présenté comme un appareil de rééducation domestique, et non comme un masturbateur (d'où sa prescription médicale), s'adresserait particulièrement : aux hommes présentant une DE d'intensité légère à modérée, en rééducation post-prostactectomie, dans les cas de laxité veino-occlusive et pour les dysfonctions éjaculatoires faisant suite à des traumatismes rachido-pelviens. Il préparerait ainsi les patients à un rapport coïtal satisfaisant et amplifierait les sensations orgasmiques et éjaculatoires. Actuellement disponible à 300$, les créateurs prévoient la mise sur le marché européen pour la fin de l'année.

Pour plus d'information vous pouvez aller sur le site de la firme ou consulter la brochure dédiée aux prescripteurs nord-américains (EN).


Juillet 2011


Zwang La Sexologie : Domaine, difficultés, nécessité.

« Toujours dans la polémique, mais aussi dans la fulgurance de la connaissance et de la culture, nous avons le plaisir de publier cet article de Gérard Zwang ..
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qui nous permet de nous interroger sur le sens de ce que nous faisons sans nous poser de questions. Lui, bien sûr, se pose en permanence ces interrogations.. ☺. Ainsi a-t-il le mérite de les susciter en nous, ce qui nous permet en retour, de pouvoir en discuter avec lui. » Dr Mireille Bonierbale.
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Trouble erection Troubles érectiles : une erreur médicale ?

La maladie de la Peyronie, responsable d'une déviation de la verge, n’a généralement aucune incidence sur les érections. Jusqu’en 1999, la vie sexuelle d’un homme de 54 ans aujourd'hui, n’avait pas pâti de cette anomalie physique.
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Mais, à la suite de pannes sexuelles, cet homme habitant les Ardennes décide de consulter pour déterminer si sa « malformation » est responsable des troubles érectiles. Il est finalement opéré pour un redressement de son pénis. L’opération échoue : le patient devient impuissant, stérile et souffre, en outre, de graves troubles urinaires. Il subit alors une série d’interventions : écho doppler pénien, injections intracaverneuses, cavernométries et cavernographies, cavernoplastie, réduction d'une nécrose préputiale du gland, banding péri-caverneux, fibroscopie vésicale avec dilatation du méat urinaire, tranchée cervico prostatique… Aucune d’elles ne lui permettra de retrouver sa fonction érectile. Il porte alors plainte pour erreur médicale et mauvais diagnostic. En effet, certains experts ont estimé que les troubles érectiles de ce patient avaient une cause psychiatrique et non physique, l’homme étant atteint d’une psychose maniaco-dépressive. Après avoir obtenu gain de cause au tribunal, la cour d'appel l'a finalement débouté. (D’après un article paru dans la presse régionale L’Union). « A la lecture de l'article, le fait que son érection soit devenue une obsession est un facteur possible et fréquent de difficulté érectile, lui-même indicateur de troubles du désir. Bien sur sans être en possession de toutes les informations et de manière rétrospective on ne peut rien dire de plus sur cette affaire, mais elle nous donne l'occasion de rappeler a tous combien les aspects psychologiques (et non pas psychiatriques comme il est dit dans l'article) doivent toujours être bien évalués avant tout geste lourd , et cela, même en présence de facteurs organiques, quand il s'agit de difficultés qui touchent à l'identité masculine. On peut se poser la question chez un homme qui aurait une telle histoire avec des facteurs psychologiques préexistants, s'il n'aurait d'autre porte de sortie que de rester "impuissant reconnu" de la main d'un Autre, ce que n'a pas entendu la cour d'appel..... cette absence de reconnaissance pourrait être la porte ouverte sur une TS, solution ultime de remise en cause d'un Autre que lui dans l'incapacité qui le touche... » Dr Mireille Bonierebale.
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Juin 2011


XXX Bientôt un moteur de recherche dédié au porno.

Alors que le ".fr" dépasse le cap des deux millions de sites, c'est un nouveau nom de domaine qui fait parler de lui : le ".xxx", réservé aux sites à contenu pornographique.
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En mars dernier, l'extension a reçu l'approbation de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), le gestionnaire californien des noms de domaine. Un accord difficile à obtenir car l'organisme avait refusé la proposition il y a cinq ans. Très controversée, la sortie de ces sites d'un "nouveau" genre devraient arriver sur la Toile au cours du mois de septembre. Selon une étude américaine menée en 2010, 12% des sites Internet s'adressent aux adultes, plus de 3000 dollars sont dépensés chaque seconde pour la pornographie web, et 34% des usagers tombent involontairement sur des images sulfureuses. Avec le ".xxx", "l'idée initiale est de regrouper l'ensemble des sites pour adultes sous cette extension, permettant de filtrer plus facilement l'accès à ce type de sites au public non autorisé", peut-on lire sur Gandi.net, un des premiers bureaux d'enregistrement de nom de domaine français.
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IST Si les IST pouvaient parler…

Elles auraient beaucoup à dire… et ce sont leurs témoignages, filmés façon interviews, que les internautes découvriront à partir du 27 juin 2011.
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sur la toile ainsi que le film de la nouvelle campagne en direction des jeunes de 15-30 ans : "des millions de gens sont porteurs d’une IST sans le savoir, faites-vous dépister, parlez-en à votre médecin."
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Osez le clito Peut-être avez-vous vu passez la campagne "Osez le clito " ?

Extrait du site :"Cette campagne est partie d’un constat : en matière de sexualités, l’égalité femmes - hommes reste à construire et l’intimité reste un lieu de pouvoir masculin.
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Qu’il s’agisse de livres scolaires ou médicaux, d’expositions, de littérature ou tout simplement de rapports humains, le clitoris est très souvent oublié, considéré comme mineur ou cantonné aux préliminaires".
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Mise à jour le 12/05/2018