Decembre 2012


b112 Le comportement sexuel à risque des jeunes adultes lié au “sextage”.

L'envoi de photos explicites par téléphone portable peut aboutir à des relations sexuelles non protégées et à multiplier les partenaires.
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Le “sextage”, c'est-à-dire l'envoi de minimessages contenant des photographies explicites ou suggestives sur le plan sexuel, est de plus en plus fréquent chez les adolescents et les jeunes adultes. Les conséquences sanitaires de ce comportement ont été peu étudiées. Cet article présente une étude portant sur les liens entre le sextage, le comportement sexuel à risque et d'autres comportements à risque, tels que la consommation d'alcool et d'autres drogues, dans un échantillon de grande ampleur diversifié de jeunes adultes.

  • Les participants (763 jeunes adultes) ont fourni des données démographiques, ainsi que sur leur utilisation du téléphone portable pour l'envoi de SMS, de sextos, etc., sur leur consommation d'alcool et d'autres drogues et sur leur comportement sexuel à risque en répondant à un questionnaire en ligne.
  • L'envoi de photos explicites par téléphone portable peut aboutir à des relations sexuelles non protégées et à multiplier les partenairesUne “importante minorité des participants” (44 %) ont déclaré utiliser le sextage.
  • La consommation récente d'alcool et d'autres drogues et le comportement sexuel à haut risque (par ex., relations sexuelles non protégées ou avec plusieurs partenaires) étaient plus susceptibles d'être signalés par les participants adaptes du sextage que par les autres.
  • Parmi les adaptes du sextage, 31,8 % ont déclaré que celui-ci avait abouti à une première expérience sexuelle avec le destinataire des sextos.
  • Des analyses multivariées tenant compte des facteurs démographiques, de l'usage total de l'envoi de SMS et de la consommation d'alcool et d'autres drogues ont montré que le sextage est associé à un comportement sexuel à haut risque.


Message à retenir

Les investigateurs ont conclu que “le sextage est fortement corrélé à un comportement sexuel à haut risque. De nombreuses personnes échangent des photos explicites ou provocantes avec des partenaires sexuels de longue durée, mais au moins certains participants de cette étude prenaient de nouveaux risques sexuels après l'échange de sextos”.

Source: Benotsch EG, Snipesa DJ, Martin AM, Bull SS. Sexting, substance use, and sexual risk behavior in young adults. J Adolesc Health. 2012; http://dx.doi.org/10.1016/j.jadohealth.2012.06.011.
univadis.fr


b111 AMP : la vie sexuelle du couple est mise à mal

Examens à répétition, traitements hormonaux mal tolérés, procédures contraignantes, intimité mise à mal, l’aide médicale à la procréation (AMP) est souvent vécue par les couples en désir d’enfant comme un véritable chemin de croix.
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La vie sexuelle du couple n’en sort pas indemne, comme le montre une étude menée par l’université d’Indiana auprès de 127 couples ayant recours à la fécondation in vitro, 70 professionnels travaillant en PMA (médecins, infirmières, psychologues) et 270 femmes témoins ayant accepté de répondre à un questionnaire en ligne.

« Le sexe existe pour le plaisir et la reproduction, mais le côté plaisir est souvent mis de côté chez les gens qui ont du mal à avoir un bébé, explique Nicole Smith, l’auteur principal de l’étude en collaboration avec le Pr Jody Lynée Madeira. Les couples en PMA rapportent souvent qu’ils ont le sentiment de participer à une expérience scientifique, en raison des traitements hormonaux et des rapports sexuels programmés. Cela peut devenir stressant et pas romantique du tout. On sait que l’entente au sein du couple souffre au cours de la prise en charge. »

La satisfaction sexuelle n’était pas au rendez-vous chez les femmes en cours d’AMP. Par rapport au groupe de femmes non engagées dans un tel processus, les participantes ayant recours à la FIV déclaraient avoir moins de libido, moins d’intérêt pour la chose sexuelle et moins de satisfaction lors des rapports. Elles avaient plus de difficultés à atteindre l’orgasme et rapportaient plus souvent des problèmes sexuels, à type de sécheresse vaginale et de vaginisme. Les difficultés rencontrées étaient identiques, que la cause de l’infertilité de couple soit du fait de l’homme, de la femme ou mixte.

Quand les couples viennent consulter pour un désir d’enfant, la question de la sexualité n’est pas présentée comme une question prioritaire, par manque de temps et/ou par pudeur. « L’accent est surtout mis sur les dimensions sociales et de soutien au sein du couple, or la sexualité occupe aussi une grande place », tient à rappeler le Pr Madeira. Pour les auteurs, tout repose sur la qualité de la relation médecin-patient. Les couples doivent être informés des effets secondaires éventuels sur la sexualité et des moyens pour y remédier. Cela peut consister à utiliser des lubrifiants ou d’autres traitements locaux, mais aussi à consulter un sexologue, de la même manière que l’on peut être amené à voir un endocrinologue ou un psychologue.

Source: lequotidiendumedecin.fr


b110 Jeux et sexe : GSK condamné à indemniser un malade devenu addict.

Un homme atteint de la maladie de Parkinson ayant souffert d'addictions au jeu et au sexe liées à la prise de son traitement s'est vu accorder mercredi près de 200 000 euros par la cour d'appel de Rennes, qui a confirmé la responsabilité du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK), fabricant du médicament en question.
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Le laboratoire pharmaceutique GSK a été condamné à verser 197.468,83 euros de dommages et intérêts en réparation des effets secondaires subis par Didier Jambart après la prise du médicament contre la maladie de Parkinson, Requip. GSK avait été condamné en première instance fin mars 2011 à verser 117 000 euros à Didier Jambart. La peine s’est donc alourdie.

A l'énoncé du délibéré, Didier Jambart, 52 ans, accompagné de sa femme, s'est effondré en larmes dans la salle d'audience. "C'est un grand jour", a-t-il commenté plus tard, très ému. "C'est sept ans de bataille pour faire reconnaître, avec nos faibles moyens, que GSK nous a mentis, a brisé notre vie (...) à des fins commerciales. Je suis heureux que justice soit faite, je suis heureux pour ma femme et mes enfants", a-t-il déclaré.

Le jour de l'audience à Rennes, début octobre, M. Jambart avait rappelé combien sa vie était devenue "un enfer". Avec son traitement, cet "enfer" s'était d'abord traduit par un besoin compulsif de jouer, le poussant à dilapider les économies familiales et à voler les coordonnées bancaires de collègues et de proches pour jouer au total quelque 82 000 euros, selon ses avocats. Puis s'était développé une hypersexualité, le conduisant à s'exhiber sur internet, à se travestir et à se faire violer. M. Jambart a aussi affirmé avoir commis huit tentatives de suicide. Les troubles avaient cessé après l'arrêt du traitement en 2005.

Source: egora.fr


b109 VIH : une recrudescence chez les hommes homosexuels.

A l’occasion de la journée mondiale du sida qui a lieu le 1er décembre, l’Institut de veille sanitaire (InVS) dresse le tableau de cette infection en France.
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Et le constat est inquiétant puisque les chiffres de 2011 et les premiers résultats de l’enquête Presse Gays et Lesbiennes tendent à montrer une hausse des nouvelles contaminations chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

En 2011, 6 100 nouvelles contaminations ont été répertoriées. Les sous groupes les plus concernés sont les hommes homosexuels et les personnes contaminées par rapports hétérosexuels nées à l’étranger (et pour les trois quarts en Afrique subsaharienne) qui représentent chacun 40% des nouvelles infections. La Guyane, la Guadeloupe et l’Île-de-France présentent les taux les plus élevés avec respectivement 914, 401 et 222 contaminations par million d’habitants.

L’enquête Presse Gays et Lesbiennes, dont le recrutement s’est élargi en 2011 grâce à internet et les réseaux sociaux, avec notamment pour la première fois l’inclusion de femmes lesbiennes, met en évidence une augmentation de la prévalence de la séropositivité dans cette population qui passe de 13% en 2004 à 17% en 2011. Les comportements sexuels à risque ont également augmenté avec 38% des hommes homosexuels déclarant au moins une prise de risque dans les 12 derniers mois avec des partenaires masculins occasionnels de statut VIH inconnu ou différent contre 33% en 2004. Et "ces prises de risque sont déclarées plus fréquemment par les répondants qui se déclarent séropositifs que par les répondants qui se déclarent séronégatifs" ajoute l’InVS.

Pour la première fois, le nombre de dépistages a augmenté entre 2010 et 2011. L’élargissement du dépistage préconisé fin 2010 pourrait expliquer cette évolution. "Il est cependant encore trop tôt pour en observer l’impact sur l’augmentation des diagnostics d’infection à VIH notamment réalisés à l’occasion d’un bilan ou sur la baisse des découvertes de séropositivité à un stade tardif" précise l’InVS. En outre, la proportion de découvertes à un stade tardif n’a pas diminué. Elle était de 29% en 2011, concernant principalement les contaminations hétérosexuelles.

Enfin, en 2011, les autres infections sexuellement transmissibles (chlamydioses, gonococcies) ont continué à augmenter chez les hommes comme chez les femmes.

Source: Institut de Veille sanitaire (InVS)
egora.fr


b108 Dysfonctions érectiles organiques . La place des implants péniens.

Si les traitements pharmacologiques oraux, les injections intracaverneuses et le vacuum permettent une prise en charge efficace des dysfonctions érectiles chez une majorité de patients, 15 % environ ne répondent pas à ces traitements ou présentent des contre-indications.
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La pose d’un implant pénien est l’alternative thérapeutique chez les patients souffrant d’une dysfonction érectile organique, en cas d’échec ou de contre-indication des traitements médicaux ou mécaniques. Réalisé par une équipe entraînée, le geste s’accompagne d’un taux de satisfaction de plus de 90 % et d’un taux de complications inférieur à 5 %. Précisions du Pr Frédéric Staerman.

La pose d’une prothèse pénienne constitue, dans ce contexte, la seule alternative, voire un traitement de première intention chez les patients sous traitement anticoagulant.

Les indications doivent être bien pesées, car il s’agit d’un geste dont les conséquences sont irréversibles ; en effet, le retrait de la prothèse conduit toujours à une fibrose du tissu caverneux.

Les bonnes indications.

La bonne indication est le patient ayant une dysfonction érectile d’origine organique en échec d’un traitement médical. Cette situation a en pratique trois grandes causes :

  • les maladies vasculaires artérielles, artérite oblitérante des membres inférieurs notamment, d’autant plus que ces patients sont généralement sous anticoagulant et présentent des contre-indications aux traitements pharmacologiques;
  • le diabète de type 2, l’indication d’une prothèse pénienne ne devant pas être posée trop tardivement. En effet, chez ces patients, la rétraction de la verge qui apparaît avec l’évolution du diabète est associée à de mauvais résultats esthétiques et fonctionnels;
  • les antécédents de chirurgie pelvienne (prostatectomie radicale, cystectomie, chirurgie rectale). Dans cette situation, les dysfonctions érectiles sont très fréquentes et, après une ou deux années d’injection intracaverneuses, la pose d’un implant est justifiée chez les patients voulant conserver la sexualité qu’ils avaient avant l’intervention.


Parmi les autres indications, moins fréquentes, voire anecdotiques : la maladie de Lapeyronie, des séquelles de priapisme à bas débit prolongé, une lésion de la moelle épinière ou un traumatisme pelvien. Il n’y a pas d’âge limite à la pose d’un implant. Le sujet doit être en bon état général, psychologiquement stable et bien informé, tout comme sa partenaire. Les foyers infectieux dentaires doivent être éliminés et le diabète éventuel équilibré. Prothèses gonflables à privilégier.

« Il existe deux types de prothèses : semi-rigides et gonflables, ces dernières devant être privilégiées car elles apportent un résultat comparable en termes de sexualité, mais avec un plus grand confort, note le Pr Staerman. Le patient doit être bien informé que la pose d’un implant permet de donner de la rigidité à la verge, sans modifier la sensibilité ni l’éjaculation, mais ne résout en rien les problèmes de désir ou d’entente dans le couple. Par ailleurs, pour éviter toute déception, il faut préciser que la longueur de la verge (qui sera celle de la verge flaccide en traction) sera toujours inférieure à la longueur de la verge en érection à l’âge de 20 ans. »

Le geste chirurgical n’est pas spécialement complexe, mais l’expérience du chirurgien et de toute son équipe influence fortement le risque de complications, en particulier la plus dramatique, l’infection. L’incidence de cette complication, qui impose une prise en charge chirurgicale, est de moins de 1 % dans les centres entraînés. L’expérience de l’opérateur et la qualité de l’environnement opératoire permettent en effet de réduire le temps d’intervention et par là même le risque d’infection. Les autres complications nécessitant également une reprise chirurgicale sont les dysfonctions mécaniques et la migration de la prothèse. L’analyse de la base PMSI souligne une évolution favorable en France, entre 2004 et 2009. En 2004, 406 prothèses avaient été posées dans 141 centres, dont 5 implantaient annuellement plus de 10 prothèses et 5 autres plus de 20 (33 % des procédures). Un changement prothétique a été rapporté dans 16,7 % des cas. En 2009, 580 prothèses ont été posées dans 138 centres, dont 12 ayant une expérience de plus de 10 poses par an et 5 de plus de 20 poses par an. Un changement prothétique a été réalisé dans 16 % des cas.

« La pose d’implants péniens se fait désormais plus souvent dans des centres ayant une pratique plus régulière. En cinq ans, le nombre de centres universitaires de référence ou d’excellence est passé de 4 à 6, mais deux tiers d’entre eux ont encore une pratique très limitée de cette chirurgie. Des progrès restent à faire dans la formation et la pratique de cette chirurgie puisque le taux d’ablation, de 16 %, est encore trop élevé » , conclut le Pr Staerman.

D’après un entretien avec le Pr Frédéric Staerman, service d’urologie, polyclinique Les Bleuets, Reims.Source: lequotidiendumedecin.fr


b107 Ces cancers gynécologiques qui bousillent la sexualité.

Diagnostiqués le plus souvent à un stade précoce, ces cancers sont associés à un bon pronostic tumoral. La qualité de vie de ces patientes ainsi que le respect de leur sexualité apparaissent alors essentiel.
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 Or il apparaît que 30 à 100 % des femmes atteintes d’un cancer gynécologique ont une sexualité perturbée.

Les cancers gynécologiques (endomètre, col, ovaire, vagin, vulve), auxquels sont associés les cancers du sein, représentent une part non négligeable de la pathologie tumorale et peuvent survenir chez des femmes jeunes (formes familiales du cancer de l’endomètre [syndrome de Lynch] du sein ou de l’ovaire [mutation BRCA]) ou tout du moins chez des femmes sexuellement actives.

Les troubles sexuels peuvent être en rapport avec une dysfonction physique (baisse du désir, de l’excitation, dyspareunie, anorgasmie), le plus souvent secondaire au traitement.

En effet, quel que soit le protocole choisi (chimiothérapie, radiothérapie, curiethérapie, chirurgie, thérapies ciblées) tous les traitements ont un effet plus ou moins délétère sur la vie sexuelle des malades :

  • la chimiothérapie, avec la fatigue et les effets secondaires qu’elle entraîne (nausées, douleurs ou effets inflammatoires au niveau vaginal) va perturber la libido;
  • la radiothérapie entraîne souvent des séquelles : fibroses, douleurs, atrophie vaginale, fistules radiques obligeant parfois à faire une dérivation urinaire ou digestive;
  • la chirurgie peut être à l’origine notamment d’un raccourcissement vaginal, de lésions nerveuses, d’une ménopause induite.


Des méfaits physiques et psychologiques.

Tous ces effets secondaires, selon leur importance, ont un impact sur la sexualité des femmes. Sans parler des conséquences psychologiques des traitements et de la maladie (dépression, anxiété, impact d’une ménopause induite [vieillissement, infertilité], impact d’une chirurgie mutilante, visible ou non [mammectomie, ovariectomie, hystérectomie…] sur l’image corporelle, la féminité, l’estime de soi, la confiance en soi) et de leur retentissement sur les relations avec le partenaire. Créer un climat de confiance.

En pratique, les patientes n’abordent pas spontanément leurs difficultés sexuelles lors des consultations par pudeur, gêne, honte, peur du ridicule …

Il revient à l’équipe soignante de créer un climat de confiance en choisissant le bon moment , pour aborder le problème des relations intimes, par des questions simples ou par le biais de questionnaires (« Femal Sexual Fonction » en est un exemple) pour identifier l’origine de la dysharmonie sexuelle et proposer une prise en charge adaptée : traitement des effets secondaires (lubrifiants, crèmes hydratantes efficaces sur la sécheresse vaginale, chirurgie réparatrice), soutien psychologique, techniques psycho-corporelles (relaxation, sophrologie, massages..) pratiquées par des professionnels qualifiés permettant à la femme de se réapproprier son corps et sa féminité.

Source: Congrès Cancers au féminin 2012 présidé par les Prs Marc Espié (hôpital Saint-Louis Paris) et Fabrice Lécuru (hôpital Européen Georges-Pompidou Paris). Communication du Dr Anne-Sophie Bats (hôpital Européen Georges-Pompidou, Université Paris Descartes, Paris).
lequotidiendumedecin.fr


b106 Un médecin agresseur sexuel condamné à 5 ans de prison

Pour avoir agressé sexuellement 16 patientes et une aide-soignante, un médecin généraliste de 33 ans a été condamné samedi à 5 ans d’emprisonnement couplés à une interdiction à titre définitif de pratiquer la médecine ou une activité en contact avec des mineurs.
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Incarcéré depuis près de 11 mois, il demeure ainsi maintenu en détention et va être inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Ce médecin devra par ailleurs se soumettre pendant 8 ans à un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Réalisée en mars dernier, une expertise psychiatrique recommande « un traitement par castration chimique » au regard du « manque flagrant d’empathie » chez cet homme atteint d’« addiction sexuelle ». Vendredi, au deuxième jour du procès, le médecin prévenu ne s’est pas déclaré contre ce type de traitement, à condition qu’on lui démontre que cette démarche s’avère « scientifiquement efficace ». Le généraliste encourait une peine de 10 ans de prison. Lors de son réquisitoire, la procureure a dressé le portrait d’un médecin « prédateur sexuel » qui « ne considère pas ses patientes comme des personnes, mais comme des choses, comme des proies ».

Au moment du verdict, le généraliste a finalement été reconnu coupable d’atteintes sexuelles sur 13 patientes en ayant abusé de l’autorité conférée par ses fonctions. Ces femmes âgées de 14 à 48 ans au moment des faits étaient pour la plupart en situation de vulnérabilité avérée. « Toutes ces femmes sont sous curatelle, mineures, victimes antérieurement d’abus sexuels, ont eu une enfance maltraitante, souffrent de dépression ou de violences conjugales », a résumé la procureure. Les agressions auraient débuté en novembre 2007, tandis que ce jeune praticien venait de s’installer comme généraliste à Saint-Laurent-Blangy (Pas-de-Calais). La dénonciation des faits par l’une d’elles avait conduit à sa mise en examen en mai 2009 pour atteintes sexuelles avec de l’autorité conférée par ses fonctions. Devenu ensuite médecin coordinateur au Centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer en novembre 2009, il aurait récidivé en janvier dernier en agressant sexuellement une stagiaire aide-soignante dont la plainte a conduit la justice à l’écrouer.

Source: lequotidiendumedecin.fr


b105 Dysfonction érectile : est-ce mieux si l’on ajoute de la testostérone au sildénafil ?

Les IPDE5 sont un des traitements majeurs de la DE, tant de par leur relative efficacité que par leur tolérance en règle satisfaisante.
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La testostérone, quant à elle, est connue comme un des éléments importants de régulation de la fonction sexuelle chez l'homme.

 Une baisse de la testostéronémie accompagne de fait souvent la DE.Une étude en double aveugle

Un essai a donc été entrepris pour préciser, chez des hommes d'âge moyen ou avancé, présentant une DE et un taux de testostérone abaissé, si l'adjonction de cette dernière à un inhibiteur de PDE5 administré à dose sub optimale, améliorait la fonction érectile et, de façon plus globale, les autres paramètres de la vie sexuelle. Il s’agit d'une étude randomisée, contrôlée sous placebo, en double aveugle, menée entre Septembre 2004 et Mai 2010.

L’essai s'est déroulé en 2 temps : une phase préliminaire de recherche de la dose de sildénafil optimale, puis une phase d'intervention testant l'efficacité d'un gel de testostérone versus un placebo. Les participants devaient avoir entre 40 et 70 ans, présenter une DE avec un score de 25 ou moins sur l'index international de fonction érectile (IIEF), avoir un partenaire sexuel et un taux de testostérone inférieur à 11,45 nmol/L (< 330 ng/dL ) ou une testostéronémie libre inférieure à 173,5 pmol/L (< 50 pg/ml), donc en dessous des normes respectives de 12,08 nmol/L et 242,62 pmol/L chez l'homme sain.

Les critères d'exclusion à l'entrée dans l' étude étaient nombreux : cancer de la prostate ou du sein, anomalies péniennes, symptomatologie urinaire basse, apnées du sommeil, troubles psychiatriques. Un hématocrite (Hm) supérieur à 50 %, une créatinémie au-delà de 176,8 µmol/L, un antigène spécifique prostatique (PSA) plus élevé que 4 µg/L, une hémoglobine A1c (HbA1c) à plus de 8,5 %, une hypertension artérielle (HTA) supérieure à 160/10 mmHg ou des antécédents cardiovasculaires graves constituaient aussi des critères d' exclusion comme un traitement de base par androgènes, anti-androgènes ou dérivés nitrés.

Testostérone transdermique ou placebo

Dans les 3 à 7 premières semaines, il a été procédé à une adaptation à dose optimale du sildénafil, en règle entre 50 et 100 mg. Dans une seconde phase, les participants ont été randomisés par allocation dissimulée 1/1 pour recevoir soit 10 g/j de testostérone en gel, posologie habituelle dans le traitement des hypogonadismes, soit un placebo à l'identique. La testostérone était, dans le groupe intervention, administrée par voie transdermique à 1 %, sous la forme de 2 tubes de 5 g et d'un tube placebo. Quinze jours après la randomisation, les taux de testostérone étaient mesurés et la posologie de départ de 10 g /j réduite si besoin à 5 ou, au contraire, portée à 15 g/j.

Le critère principal de l'étude étaient les variations du score IIEF après 14 semaines d'intervention thérapeutique. Les critères secondaires portaient sur différents autres aspects de la fonction sexuelle comme la fréquence et la qualité des rapports, la consommation de sildénafil, le désir et la satisfaction sexuelle, la qualité de vie…Les effets secondaires, l'évolution du taux d'Hm, d'HbA1c, du PSA, de la symptomatologie urinaire basse et l'état de la prostate ont été aussi colligés durant le suivi. La testostéronémie totale a été mesurée le matin, entre 7h30 et 10h30 par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse et la testostéronémie libre par dialyse à l'équilibre.

Sur un total de 152 sujets éligibles, 140 ont été effectivement inclus dans l'analyse primaire, 70 dans chaque groupe. Leurs caractéristiques étaient identiques, 97 % étaient hétérosexuels et plus de 50 % avaient des antécédents d'HTA, de maladies cardiovasculaires ou d'obésité. À la fin de la période d'optimisation, la posologie de sildénafil était, dans 75 % des cas, de 100 mg avec une consommation moyenne de 2,6 tablettes par semaine. L'adhésion au traitement a été, dans l'ensemble satisfaisante. Dix des 70 sujets du groupe testostérone ont quitté l'étude (5 perdus de vue, 2 du fait d’une irritation locale, 2 à cause de l’élévation de l'Hm au-delà de 54 % et un dernier pour une intolérance à l'odeur du gel). Dans le groupe témoin, on nota 12 défections (11 sujets perdus de vue et un ayant présenté une irritation locale au placebo).

La testostéronémie de base, respectivement de 8,61 et 8,81 nmol/L augmenta à 12,63 et 12,04 nmol/L dès la fin de la période d'optimisation du sildénafil et donc, il faut le remarquer, avant toute apport de testostérone ou de placebo. Durant la phase de traitement, 15 des 70 participants nécessitèrent une réduction de la posologie à 5 gr/j au lieu de 10 et 9 autres une augmentation à 15 gr/j de testostérone. La testostéronémie moyenne culmina dans le groupe traité à 22,52 nmol/L et ne varia pas, durant cette période, sous placebo.

Une différence non significative quant à l’amélioration de la vie sexuelle

Point essentiel, l'administration de sildénafil seul a amélioré de façon très substantielle les différents aspects de la fonction érectile et, de façon plus large, de la vie sexuelle. Le score moyen IIEF est passé de 12,1 à 19,8, sans différence statistiquement significative entre les 2 groupes à la fin des 14 semaines d'intervention. Aucune autre différence notable n’a été constatée pour les critères secondaires. A la fin de l'essai, 85 % des participants ayant reçu le traitement hormonal ont témoigné d'une amélioration de leur vie sexuelle face à 71 % du groupe placebo (différence non significative avec un p à 0,136). Une analyse per protocole, concernant uniquement les sujets ayant reçu l'intégralité du traitement a abouti aux mêmes résultats. Il en a été de même selon que la testostéronémie de base était très abaissée ou non, que l'âge était de 55 ans ou moins, que l’indice de masse corporelle dépassait ou non 30 kg/m2 ou enfin que la réponse initiale au sildénafil était très bonne ou seulement moyenne.

La fréquence des effets secondaires a également été identique. Une augmentation nette de l'Hm au-delà de 54 % a toutefois été notée sous testostérone (p =0,011) et 4 des participants de ce groupe ont eu une hausse du PSA supérieure à 4 µg/L.

En conclusion, il ressort de ce travail que l'apport de testostérone par voie trans dermique, en complément de l'emploi du sildénafil à doses optimales, n'améliore pas la fonction érectile des hommes ayant à la fois une DE et une hypotestosteronémie. L'échec de la supplémentation hormonale est a priori surprenant compte tenu des résultats des essais pré cliniques ayant démontré le rôle majeur de cette hormone dans l'érection pénienne et de son efficacité prouvée en cas d' hypogonadisme. Plusieurs explications sont possibles : amélioration chez le rat mâle de la stéroïdogénèse rapide sous sildénafil, élévation sous inhibiteur PDE5 de la testostérone à un seuil minimal permettant une fonction érectile efficace, mécanismes physiopathologiques communs …

Toutefois, cette étude n’autorise pas à conclure à l’inefficacité de la testostérone qui, isolément, peut améliorer la fonction sexuelle, y compris chez des hommes avec DE et hypogonadisme. Elle indique simplement que ses résultats ne sont par en faveur du recours systématique au traitement hormonal en sus du sildénafil chez des sujets présentant à la fois une DE et une hypotestosteronémie.

Source:Spitzer M et coll. : Effects of Testosterone Replacement on Response to Sildenafil Citrate in Men with Erectile Dysfunction. Ann Intern Med., 2012; 157: 681-691. jim.fr


b104 Sida : près de 2/3 des jeunes ignorent leur séropositivité.

Un rapport des autorités sanitaires américaines montre des chiffres alarmants concernant cette pathologie chez les plus jeunes.
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Selon ce document publié le 27 novembre, 60% des jeunes américains de 13 à 24 ans séropositifs pour le HIV ignoreraient leur statut. Cette classe d’âge représente un quart des nouvelles infections (qui s’élèvent à 50 00 par an dans ce pays) et 7% de l’ensemble des sujets porteurs du virus, soit 1,1 million de personnes. Quatre nouvelles infections sur cinq concernent des hommes.

Le rapport met en évidence certains sous-groupes particulièrement à risque : les hommes homo ou bisexuels, et les sujets d’origine africaine. En effet les hommes gays et homosexuels auraient un risque 40 fois plus important que les autres hommes de contracter le virus. En 2010, 87% des jeunes hommes s’infectent via des relations homosexuelles (6% via des relations hétérosexuelles et 2% par injection de drogues). Chez les jeunes femmes, au contraire, les relations hétérosexuelles sont responsables de 86% des infections (13% par injection de drogue).

Selon les experts, les hommes homo et bisexuels devraient subir un test de dépistage au moins touts les ans ; et ceux ayant des facteurs de risque (drogue, partenaires multiples) encore pus souvent.

En outre en 2010, il y a eu plus de nouvelles infections chez les jeunes d’origine africaine que chez l’ensemble des autres origines ethniques (près de 60%).

En France, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité était globalement de 6 300 en 2010 (Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 43-44 du 29 novembre 2011). La proportion d’hommes était de 68%, en augmentation par rapport aux années précédentes. Les moins de 25 ans représentaient 12% des nouvelles contaminations, soit deux fois moins qu’aux Etats-Unis. Un tiers des personnes nouvellement contaminées était orginaire d’Afrique subsaharienne et les rapports homosexuels entre hommes étaient à l’origine de 40% de ces contaminations. 57% étaient liées à des rapports hétérosexuels (97% des femmes et 38% des hommes).

Source: egora.fr


b103 Sida : les tests de dépistage rapide plus accessibles.

Des tests de dépistage rapide du sida vont être diffusés plus largement dès l’année prochaine, a indiqué la ministre de la Santé Marisol Touraine, à la veille de la Journée mondiale contre le sida.
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"Le sida n'est pas une maladie du passé. Si l'on peut se réjouir des progrès de la recherche, il ne faut pas baisser la garde et imaginer que le problème est derrière nous", a précisé la ministre qui rappelle que 7 000 nouvelles contaminations sont enregistrées chaque année en France et que 30 000 personnes sont porteuses du virus sans le savoir.

Ces tests, qui permettent un dépistage en 30 minutes, sont déjà proposés aux populations les plus à risques en Ile-de-France et seront disponibles dans trois nouvelles régions particulièrement touchées : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes et la Guyane.

"Des financements seront renforcés en 2013 pour diffuser beaucoup plus fortement ces tests rapides", a ajouté Marisol Touraine.

La ministre a par ailleurs tenu à rappeler l’importance des actions de prévention. "La seule manière efficace de se protéger reste aujourd'hui l'utilisation du préservatif pendant un rapport sexuel. Nous allons donc relancer une grande campagne sur ce thème."

Source: egora.fr



Novembre 2012


b102 Ejaculation précoce : un médicament en 2013.

Un traitement médicamenteux contre l’éjaculation précoce devrait être disponible en France début 2013. Il s’agit du premier médicament spécifique en France.
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Déjà disponible dans d’autres pays européens, la dapoxétine recevra une autorisation de mise sur le marché français spécifiquement dans les cas d’éjaculation prématurée.

ris une heure avant le rapport, le comprimé permet de retarder l’éjaculation. Seuls 10 à 15% des patients qui ont testé le médicament ont manifesté quelques effets indésirables : vertiges, diarrhées ou insomnies. "Dans les essais cliniques, les patients étaient globalement satisfaits et aucun n'a abandonné à cause des effets secondaires", précise le Dr Giuliano, sexologue.

Des contre-indications ont toutefois été spécifiées, en cas de maladies cardiaques, de troubles hépatiques ou de prise de certains médicaments notamment.

A l’heure actuelle, deux options existent pour les hommes souffrant d’éjaculation précoce : une prise en charge sexologique, avec une rééducation comportementale ou bien la prise d’antidépresseurs, qui a pour inconvénient de n’agir que deux semaines après le début du traitement.

Source: egora.fr


b101 Les hommes sont attirés par les femmes qui leur ressemblent.

Les hommes sont davantage attirés par les femmes qui partagent avec eux des traits de visage comme la couleur des yeux ou une fossette au menton. C'est le résultat d'une étude française de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier publiée aujourd’hui dans la revue PLOS One.
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Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs ont d'abord demandé à une centaine de participants de sélectionner des photos et des images de visages reconstruits par ordinateur qu'ils trouvaient séduisants. Après analyse, près de deux hommes sur cinq étaient attirés par les femmes qui partageaient avec eux la même couleur de cheveu, d'yeux, l'épaisseur des lèvres, des sourcils, et la présence ou non d'une fossette au menton.

Les scientifiques ont ensuite observé 155 couples unis dans la vraie vie, ayant eu au moins un enfant ensemble. Là encore, le lien a été établi: les amoureux partageant certains traits étaient surreprésentés, dans une proportion variant selon les traits. “C'est davantage une ressemblance globale qui prime plutôt qu'une particularité identifiée, comme avoir les yeux bleus ou une fossette au menton”, analyse Jeanne Bovet, auteur de l'étude.

La chercheuse ne s'attendait pas forcément à ces résultats. “L'attirance que nous ressentons pour une personne proche de nous a déjà été prouvée, notamment sur le plan social: on se met davantage en couple avec quelqu'un de notre milieu, notamment parce qu'on a plus de chances de le rencontrer. Mais la sensibilité à un visage ressemblant au nôtre ne tombait pas sous le sens. Et nous avons volontairement choisi des traits neutres comme la couleur des yeux ou des cheveux, qui ne font pas référence à la fertilité ou à la santé de la femme, pour ne pas brouiller les résultats” indique-t-elle.

La réciproque s'applique-t-elle aux femmes quand elles choisissent un partenaire? “On peut très bien imaginer que les femmes présentent aussi cette attirance pour un visage proche du leur mais de précédentes études ont montré que le physique a une importance plus grande pour les hommes que pour les femmes, ces dernières favorisant davantage des traits de personnalité et l'appartenance sociale”, explique la chercheuse.

Source: egora.fr


b100 Troubles sexuels : le palmarès des médicaments impliqués.

« Il est essentiel de bien connaître les répercussions des médicaments sur la fonction sexuelle des patients » car, en dehors de la problématique de la qualité de vie, « l'apparition des troubles conduit parfois à l'abandon spontané d'un traitement »...
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..a commenté le Pr François Giuliano(urologue, hôpital Raymond Poincaré, Garches) lors de la présentation du rapport sur la médecine sexuelle qui sera à l'honneur cette année au congrès de l'Association Française d'Urologie (AFU) [1].

L'urologue préconise un interrogatoire systématique du patient qui permet de distinguer un effet secondaire avéré du médicament de la survenue des symptômes sexuels liés à la pathologie notamment dans la dépression, les psychoses, l'hypertension artérielle, les douleurs chroniques ou encore les troubles mictionnels. L'interrogatoire permet aussi d'écarter l'effet nocebo : lorsque le patient, par crainte des effets indésirables, induit lui-même des dysfonctionnements sexuels.

« L'affirmation de la iatrogénie médicamenteuse repose sur l'analyse de l'histoire clinique du patient et notamment sur la chronologie des troubles, croisée avec les connaissances de la littérature sur les molécules, » indique le Pr Giuliano.

Plus de 50% de troubles sexuels chez les patients traités par IRS et IRSNA

Dans la littérature, ce sont les effets secondaires sexuels des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS) - citalopram (Celexa®), fluoxétine (Prozac®), fluvoxamine (Floxyfral®), paroxétine (Paxil®), sertraline (Zoloft®)…- ou des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA) - venlafaxine (Effexor®)…- qui sont les mieux documentés [2,3]. Une étude espagnole chez 1022 participants traités par IRS et IRSNA a retrouvé des troubles sexuels chez 59,1% d'entre eux [3]. Selon les chercheurs espagnols, les IRS et IRSNA se compliquent plus souvent d'orgasmes tardifs et d'anorgasmies qu'avec des antidépresseurs plus anciens tels que la mirtazapine (Remuron®) et la moclobémide (Moclamine®).

«Il est donc recommandé d'être à l'écoute du patient traité exprimant une plainte sexuelle, et d'entrer en relation avec le médecin prescripteur, afin d'envisager, quand cela est possible, une modification du traitement », a indiqué le Pr Giuliano.

Toujours en psychiatrie, les neuroleptiques comportent aussi des effets sexuels importants : dysfonction érectile chez l'homme, troubles du désir ou de la lubrification chez la femme. Les neuroleptiques qui n'élèvent pas la prolactinémie entraînent moins d'effets secondaires sexuels (de 16 à 27%).

L'orateur rappelle que l'ensemble de ces symptômes peuvent aussi être attribués à la maladie psychiatrique traitée.

Antihypertenseurs : les diurétiques thiazidiques incriminés

Plusieurs études, dont l'étude TOMHS, ont montré que la dysfonction érectile était plus fréquente chez les patients qui recevaient des antihypertenseurs ou qui avaient une pression artérielle élevée [4].

« La dysfonction érectile concernerait entre 0 et 25% des hommes traités par antihypertenseurs », précise François Giuliano. Toutefois, il est difficile de déterminer si le trouble sexuel est directement lié au traitement ou à l'hypertension artérielle…

Concernant les classes d'antihypertenseurs à risque, une revue récente de la littérature de M.Baumhäkel et coll. a conclu que seuls les diurétiques thiazidiques et les bêtabloquants (sauf le nébivolol) augmentaient le risque de dysfonction érectile [5]. Mais, pour le Pr Giuliano : « seuls les diurétiques thiazidiques sont clairement responsables de dysfonction érectile. Pour les bétabloquants, c'est beaucoup moins clair. En revanche, les sartans auraient plutôt un effet bénéfique. »

Baumhäkel et coll. précisent que l'ensemble de ces données reste à confirmer par de nouveaux essais.

Les traitements de l'HBP et du cancer de la prostate associés à divers troubles

« Si les alpha1-bloquants n'altèrent pas la libido, certains d'entre eux peuvent être à l'origine de troubles de l'éjaculation (jusqu'à 28% pour la silodosine), essentiellement des anéjaculations, réversibles à l'arrêt du traitement. Les inhibiteurs de la 5 alpha réductase (finastéride/Proscar®, Merck ; dutastéride/Avodart®, GSK) sont eux responsables de troubles de l'éjaculation (de 2,1 à 7,7%), de dysfonction érectile (de 4,9 à 18,8%) et d'une diminution de la libido (de 3,1 à 5,4%) par des mécanismes que nous ne comprenons pas très bien », explique l'urologue qui souligne que l'association de traitements augmente les effets secondaires.

Globalement, la phytothérapie (pygeanum africanum ou serenoa repens) serait responsable de moins d'effets secondaires sexuels que les autres médicaments.

Concernant, les traitements du cancer de la prostate, la majorité des hommes sous castration chimique rapportent une baisse de leur libido. Mais, la littérature n'établit pas de corrélation systématique entre le taux de testostérone et l'activité sexuelle sauf lorsque la testostérone est très diminuée.

Les antiépileptiques, les anti-parkinsoniens et autres…

Dans le domaine de la neurologie, les antiépileptiques peuvent entraîner une diminution ou une perte du désir sexuel, et/ou d'excitabilité, voire une anorgasmie. En revanche, certains antiparkinsoniens à l'action dopaminergique sont parfois à l'origine d'une désinhibition voire d'une hypersexualité, nécessitant une révision de la posologie.

Enfin, tous domaines confondus, d'autres classes de médicaments peuvent avoir des effets sur la fonction sexuelle. Il s'agit notamment des antalgiques de niveau 3 (analgésiques opiacés ou opioïdes) qui peuvent diminuer le désir, du tramadol qui peut avoir un effet sur l'éjaculation, et du tamoxifène dans le cancer du sein qui est aussi un pourvoyeur de dysfonction sexuelle.

En revanche, si les effets sexuels de la pilule oestroprogestative sont très discutés, les données de la littérature ne sont pas concluantes. « Globalement, l'effet est probablement modeste», indique l'expert.

« Le nombre de ces interactions montre l'importance de la recherche d'une iatrogénie médicamenteuse dans le cadre de la médecine sexuelle. Elle souligne aussi l'importance de l'explication au patient, du dialogue patient-médecin comme du dialogue entre prescripteurs, afin d'éviter les problèmes de compliance aux conséquences délétères », conclut l'urologue.

RÉFÉRENCES:

  • 1. Conférence de presse du congrès de l'AFU. Rapport du congrès sur la médecine sexuelle. L'iatrogénie sexuelle des médicaments. François Giuliano. Vendredi 16 novembre 2012.
  • 2. Keller Ashton A, Hamer R, Rosen RC. Serotonin reuptake inhibitor-induced sexual dysfunction and its treatment: a large-scale retrospective study of 596 psychiatric outpatients. J Sex Marital Ther 1997;23:165-175.
  • 3. Montejo AL, Llorca G, Izquierdo JA, Rico-Villademoros F. Incidence of sexual dysfunction associated with antidepressant agents: a prospective multicenter study of 1022 outpatients. Spanish Working Group for the Study of Psychotropic-Related Sexual Dysfunction. J Clin Psychiatry 2001;62(Suppl 3):10-21.
  • 4. R. H. Grimm Jr., G. A. Grandits, R. J. Prineas et al., "Long-term effects on sexual function of five antihypertensive drugs and nutritional hygienic treatment in hypertensive men and women: treatment of mild hypertension study (TOMHS)," Hypertension, vol. 29, no. 1, pp. 8-14, 1997.
  • 5. M. Baumhäkel, N. Schlimmer, M. Kratz, G. Hacket, G. Jackson, and M. Böhm, "Cardiovascular risk, drugs and erectile function-a systematic analysis," International Journal of Clinical Practice, vol. 65, no. 3, pp. 289-298, 2011.
Source: medscape.fr


b99 Contraception définitive : Essure remboursé à tous les âges.

Toutes les « femmes majeures en âge de procréer » qui le souhaitent pourront désormais se faire rembourser la méthode Essure de stérilisation tubaire permanente, selon le Journal Officiel du 14 novembre.
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Depuis la loi du 4 juillet 2001, l’acte de pose du dispositif n’était plus remboursé que pour les femmes de plus de 40 ans, alors que la ligature des trompes était intégralement prise en charge par l’assurance-maladie.

Le 29 mai 2012, la Haute Autorité de santé (HAS) estimait dans un avis qu’un tel dispositif non chirurgical présentait un intérêt pour les femmes désirant une contraception définitive car il ne nécessite pas d’anesthésie générale pour la pose. Elle ajoutait que la notion de limite d’âge minimum n’était pas justifiée. Deux mois après, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’était prononcée en faveur du remboursement par l’assurance-maladie de toutes les méthodes de contraception définitive quel que soit l’âge de la femme.

Cette décision prendra effet le 14 décembre 2012. Quelque 30 000 femmes sont concernées par la méthode Essure.

Source: lequotidiendumedecin.fr


b98 L'hormone miracle qui rend les hommes fidèles.

Le remède contre l’infidélité serait-il sur le point d’être découvert ? Des chercheurs de l’université de Bonn affirment en tout cas avoir mené une étude, publiée cette semaine dans le Journal of Neuroscience, permettant la mise en évidence du rôle d’une hormone dans la fidélité des hommes.
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Le produit miracle, l’ocytocine, est une hormone produite par le cerveau et déjà utilisée sous forme de médicament pour accélérer les accouchements difficiles.

Pour le bien de l’expérience, 86 hommes hétérosexuels âgés en moyenne de 25 ans ont été divisés en deux groupes. Le premier groupe a reçu une dose d'ocytocine en spray nasal tandis que le second s'est vu administrer un placebo. Alors qu’une jeune femme séduisante s’approchait d’eux, les cobayes avaient pour consigne de déterminer la distance idéale entre eux. Ceux qui avaient reçu l’ocytocine maintenaient la distance à 70 cm, contre 55 à 60 cm pour les hommes sous placebo.

Connue pour jouer un rôle dans l'attachement parental ainsi que dans les comportements altruistes ou empathiques, l’ocytocine aide aussi, selon les chercheurs, à renforcer les liens au sein d'un couple chez plusieurs mammifères dont l'homme.

Côté fidélité, des recherches précédentes menées sur des campagnols avaient mis en lumière que l'hormone jouait un rôle clé dans la monogamie des animaux, mais ce rôle n'avait pas encore été étudié chez l'homme.

Source: egora.fr


b97 Une autre forme d’administration de la testostérone.

Un hypogonadisme symptomatique toucherait 8 à 12 % des hommes de plus de 50 ans, retentissant sur leur qualité de vie. Le traitement est susceptible d’améliorer la masse musculaire, la fonction sexuelle et la sensation de bien-être.
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Cette tablette de testostérone (TST) est maintenue pendant 30 s 2fois/j sur la gencive en regard d’une canine, la salive la fait rapidement adhérer à la muqueuse, elle se ramollit et libère lentement son contenu, qui passe dans la veine cave supérieure en évitant le filtre hépatique (contrairement à ce qui suivrait une ingestion). Les pics plasmatiques sont atteints après la 2ème absorption quotidienne ; il n’y a ni accumulation, ni rétention, mais les taux de testostéronémie grimpent en moyenne de 3,7 à 26,6 nmol/l, dès J1, et retombent à l’arrêt du traitement. La TST libre suit le même schéma ; quant à la dihydrotestostérone, dont on connaît le tropisme pour la prostate (responsable d’adénomes et de cancers), elle n’augmente jamais plus que la TST dans le sang, contrairement à ce qui a été observé avec d’autres voies d’abord (patch ou gel). Des questionnaires spécialisés ont mis en évidence, dans des essais randomisés en double aveugle, une amélioration significative en 2 mois de la vigueur sexuelle avec ce traitement par rapport à des placebos et une équivalence vis-à-vis des TST administrés par voie dermique.

Quand le médicament est donné pendant un an, les dosages obtenus montrent toujours une testostéronémie dans les limites de la normale. Les effets indésirables imputables au traitement touchent 1/3 des patients, les plus habituels étant des irritations, un œdème, une bulle ou des douleurs gingivales, plus rarement une dysgueusie, ou des céphalées. Les atteintes gingivales ont incité 4 % des hommes à interrompre le traitement sur 2 ans. Par ailleurs, alors que le taux d’antigène spécifique de la prostate (PSA) est resté stable, on a observé 2,6 % de polyglobulies.

La plupart des malades ont trouvé le traitement acceptable et la moitié l’ont préféré au traitement par une autre voie d’ abord déjà essayée. Il semble particulièrement adapté aux hypogonadismes à début tardif chez lesquels les risques de cancer de la prostate ou de polyglobulies contre-indiquent les autres préparations de TST.

Dinsmore WW et Wyllie MG. : The long-term efficacy and safety of a testosterone mucoadhesive buccal tablet in testosterone-deficient men. BJU International 2012;110:162-169.
Source: jim.fr


b96 Fistules obstétricales dans les pays en développement.

Une chirurgie affinée pour réparer l’intimité dévastée des femme. À l’occasion d’une journée sur la prise en charge obstétricale dans les pays en développement, l’Académie de Médecine a proposé une communication sur la chirurgie des fistules obstétricales.
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Deux chirurgiens des Armées ont exposé les différentes techniques utilisées à partir d’une série sur plus de 2?000 cas traités en Afrique de l’Ouest ces trente dernières années;

Ces femmes sont le plus souvent jeunes, très jeunes. Dans les pays en développement, l’insuffisance de soins obstétricaux conduit à des catastrophes, les fistules périnéales étant l’une des complications redoutables des accouchements dystociques. Seule la chirurgie, à la fois réparatrice et fonctionnelle, peut leur venir en aide. Comme l’ont rappelé deux chirurgiens des Armées au cours d’une communication à l’Académie de Médecine, les Drs Ludovic Falandry et Claude Dumurgier, le but poursuivi est double : « rétablir la continence des réservoirs, vésical et rectal », mais aussi (et surtout) « restaurer une vie conjugale normale » avec la possibilité de rapports sexuels et de maternité. Ces objectifs doivent être « poussés à l’extrême même au prix d’interventions multiples ». Depuis le lancement en 2003 de la campagne d’éradication des fistules obstétricales par une agence de l’ONU, de grandes avancées ont été réalisées pour la formation des chirurgiens. Les Drs Falandry et Dumurgier ont fait état des méthodes de choix d’après une expérience de plus de vingt ans sur plus de 2?000 cas en Afrique de l’Ouest.

La gravité des fistules obstétricales (FO) dépend de trois éléments : « le siège de la fistule, le remaniement scléro-inflammatoire et l’atteinte sphinctérienne ». Les FO sont classées en trois groupes : les fistules simples du groupe I (15 %), où l’orifice est à distance de l’urètre et du col utérin et dont le pronostic est excellent?; les fistules du groupe II (› 50 %), plus ou moins complexes par l’étendue ou la proximité du sphincter et dont le pronostic est bon mais au prix de plusieurs interventions?; celles du groupe III (30 %) aux destructions tissulaires étendues, parfois dites« impossibles ».

La greffe de Martius.

De l’avis des deux chirurgiens, « le seul problème » réellement posé par les FO de type I est « le contrôle d’étanchéité » en cours d’intervention, où la présence de Bétadine sur la compresse signe l’existence d’une fuite. Les cas de figure sont bien plus complexes pour les FO du groupe II, souvent multi-opérées. Les chirurgiens doivent alors avoir recours à« des artifices techniques adaptés », telles que les incisions radiaires (à réserver uniquement aux vagins très étroits et scléreux), le lambeau labial retourné dit procédé de la « rustine », qui consiste à réaliser « une autoplastie de la grande lèvre », ou encore la greffe de Martius, dont « la simplicité et l’extrême maniabilité en font notre matériel de choix ». Le lambeau musculo-graisseux prélevé constitue un matériel de matelassage bien vascularisé et souple. Cette technique est aussi utilisée pour traiter une incontinence urinaire résiduelle après fermeture de FO.

Les FO les plus complexes du groupe III sont les plus difficiles à traiter. Un grand principe à retenir, « la simplification lésionnelle ». Les deux chirurgiens insistent sur l’importance de savoir procéder « pas à pas »« sans chercher à obtenir d’emblée la réparation complète des lésions multiples ». En cas de lésions multiples, il faut « commencer par réparer le toit », c’est-à-dire traiter la fistule vésico-vaginale, avant de« réparer ensuite le plancher ». Autrefois systématique, une colostomie latérale dite « terminalisée » peut être réalisée, à titre provisoire et« lorsqu’elle est justifiée », 4 à 5 semaines avant l’intervention. Au total, les résultats s’avèrent globalement satisfaisants avec un taux de guérison de 81,5 % d’après l’analyse de 1?305 fistules opérées suivies pendant 6 à 28 mois. Mais il n’en reste pas moins que « la plupart des FO auraient pu être évitées avec un minimum de soins obstétricaux ».


Source: lequotidiendumédecin.fr


b95 Agression sexuelle et revictimisation.

Si les agressions sexuelles (touchant « 9 fois sur 10 des femmes ») constituent un douloureux problème médico-légal, avec son cortège évident de séquelles (anxiété, dépression…), Archives of General Psychiatry en évoque un aspect moins connu, ...
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..celui de la « revictimisation » qui concerne des victimes subissant deux ou plusieurs agressions sexuelles dans leur vie. Aux États-Unis (et probablement ailleurs), cette situation serait bien plus fréquente qu’on ne le croit a priori, puisque plus d’une victime sur deux (environ 53 % des adolescentes et 59 % des femmes adultes concernées par une précédente agression sexuelle) en « signalent une nouvelle » dans les suites (proches ou lointaines) de la première, au point qu’un antécédent d’agression dans le passé de la victime constitue un vrai facteur de risque de « revictimisation » pour l’avenir.

L’une des conséquences possibles de cette récidive du même type de traumatisme, c’est la fréquence particulièrement élevée du trouble de stress post-traumatique (TSPT) dans cette population : 20 % des adolescentes « revictimisées » souffrent ainsi d’un TSPT, une proportion s’élevant à 27,2 % chez les femmes adultes dans la même situation. Et comparativement aux personnes sans statut de victime, les risques d’avoir souffert d’un TSPT au cours des six derniers mois sont environ « 2,4 à 3,5 fois plus élevés » chez les victimes avec un unique antécédent traumatique, mais « 4,3 à 8,2 fois plus élevés » chez celles ayant enduré une nouvelle agression.

Les auteurs estiment que ces constats alarmants illustrent la nécessité de développer dès l’école des programmes de prévention sur ce thème, en détectant notamment et en traitant le plus tôt possible les séquelles psychologiques ou psychiatriques résultant d’une agression, et a fortiori lorsque celle-ci vient à se réitérer. Cette démarche contribuerait certainement à « alléger le fardeau » que représente la revictimisation en termes de santé publique.

Walsh K et coll.: National prevalence of Posttraumatic Stress Disorder among sexually revictimized adolescent, college, and adult household-residing women. Arch Gen Psychiatry, 2012; 69(9): 935–942.
Source: jim.fr


Octobre 2012


b94 VIH : un comprimé quatre-en-un pour les Etats-Unis.

Un nouveau traitement contre le sida, combinaison de quatre molécules à ne prendre qu'une seule fois par jour, a été autorisé aux Etats-Unis par l'Agence américaine des médicaments (FDA)..
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Le Stribild, un nouveau traitement contre le sida développé par la société Gilead Sciences, une combinaison de quatre molécules à administrer qu'une seule fois par jour, a été autorisé aux Etats-Unis par l'Agence américaine des médicaments (FDA). Cette dose quotidienne, qui associe deux molécules déjà approuvées, l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil (utilisées déjà en combinaison sous le nom Truvada), et deux nouvelles, l'elvitegravir (un inhibiteur d’intégrase) et le cobicistat, (un booster d’efficacité) permet de combattre efficacement le VIH tout en simplifiant le mode d'administration, selon un communiqué de la FDA.

Le cobicistat est un puissant inhibiteur du cytochrome P450 3A (CYP3A) développé par Gilead. Contrairement au ritonavir, le cobicistat agit seulement comme un pharmacoactivateur et n'a pas d'activité antivirale. Les études pharmacocinétiques ont démontré que le cobicistat amplifie l'atazanavir et le darunavir, des inhibiteurs de la protéase largement prescrits. "Nous croyons que le cobicistat a un rôle central à jouer dans les thérapies anti-VIH basées sur la stimulation de la protéase", a déclaré Norbert Bischofberger, PhD, vice-président exécutif, département Recherche et Développement et directeur scientifique chez Gilead Sciences. "Nous développons, en association avec d'autres compagnies pharmaceutiques, deux nouvelles bithérapies à dose fixe qui associent le cobicistat avec certains inhibiteurs de la protéase les plus prescrits aujourd'hui."

Le nouveau comprimé quatre en un a été étudié sur plus de 1 400 patients. Les résultats des essais cliniques ont montré qu'il était aussi efficace, voire plus efficace que deux autres combinaisons de médicaments. Le Stribild ramène le virus à des niveaux indétectables chez neuf patients sur dix en 48 semaines. Il n'a été testé actuellement que chez des hommes jamais traités auparavant pour le sida.

"Après de nombreux développements de médicaments et grâce à des recherches constantes, le traitement pour les personnes infectées par le VIH a évolué d'un traitement avec plusieurs comprimés à un traitement avec une pilule unique", a déclaré Edward Cox, de la FDA. "De nouvelles combinaisons de molécules, comme ce médicament, le Stribild, aident à simplifier les protocoles de traitement".

Source: gilead.com


b93 Soins des délinquants sexuels.

Un programme thérapeutique de six mois organisé en hôpital de jour au centre pénitentiaire de Fresnes par  le service médico-psychologique régional du groupe hospitalier Paul-Guiraud (Villejuif) .
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Avec près de 8 000 individus, les auteurs de violences sexuelles représentent la deuxième population de condamnés dans les prisons françaises. Parmi les 22 établissements pénitentiaires les accueillant, certains mettent peu à peu en place des équipes spécialisées qui peuvent proposer des thérapies de groupe ou des thérapies individuelles.

À la maison d’arrêt de Fresnes, le service médico-psychologique régional (SMPR) du groupe hospitalier Paul-Guiraud a créé en septembre 2007 un hôpital de jour pour les auteurs d’infractions sexuelles (HDJ). Implantée dans un étage dédié au sein de l’unité psychiatrique d’hospitalisation (UPH) de l’établissement, cette structure de soins unique en France accueille 12 personnes – détenues ou prévenues – consentantes pour une session thérapeutique de six mois. Ce programme combine thérapies de groupe, évaluations médico-légales, bilans psychométriques et prise en charge individuelle incluant éventuellement une chimiothérapie spécifique.

Repérer des « trucs »

« Travailler en hôpital de jour est très important car il va y avoir une responsabilité soignante pour ces 12 personnes du lundi au vendredi, de 9 h à 18 heures », souligne le Dr Magali Bodon-Bruzel, psychiatre et chef du pôle « soins aux personnes placées sous main de justice » du groupe hospitalier Paul-Guiraud. Pendant 6 mois, les 12 détenus évoluent dans deux groupes fermés de 6 personnes. « Notre projet, c’est de leur apporter une forte mobilisation psychique, avec une sorte de bagage de soins de compréhension d’eux-mêmes », explique le psychiatre. « Le but est que l’acte de l’infracteur prenne du sens dans son histoire et qu’il arrive à repérer des "trucs" pour ne pas recommencer », ajoute-t-elle. Pour constituer les groupes de détenus, les volontaires sont tous rencontrés individuellement par les infirmières qui évaluent les profils. « Il y a un groupe de prévenus et un groupe de condamnés car on s’est aperçu que la situation judiciaire et pénale prévalait par rapport aux dispositions de la personnalité », note le Dr Bodon-Bruzel.

Chaque semaine pendant les six mois du programme, les groupes travaillent autour de trois leviers principaux. Des sessions s’inspirant des thérapies cognitivo-comportementales développées au Québec permettent de travailler sur les « habilités sociales », les « territoires et limites », la « responsabilité et culpabilité », la reconnaissance de la personne de la victime... D’autres sessions, davantage psychodynamiques, animées par un psychiatre psychanalyste s’orientent plutôt sur des thèmes comme la gestion des émotions, la reconnaissance de l’émotion et du besoin, la question de la honte et de la haine, les représentations sexuelles, les scenarii sexuels, le sadisme… Un troisième type de session coordonné par des infirmières formées en Belgique sur les échelles actuarielles, complète le dispositif. L’ensemble de ces sessions s’articulant de manière très verticale.

Une forte mobilisation psychique

Durant les thérapies de groupe, « on observe de petites décompensations du fait de la forte mobilisation psychique des participants. Un tel est anxieux à la fin d’une session, un autre s’est retenu de pleurer… L’infirmière ou le psychologue peut alors susciter la rencontre avec le détenu, laquelle peut aboutir sur un recadrage, avec éventuellement une prescription de traitement, y compris des traitements frénateurs de la libido », indique le Dr Bodon-Bruzel.

Au cours des quatre premières sessions thérapeutiques, un peu plus de 20 % d’entre eux a demandé ce type de prescription, précise-t-elle. Depuis la mise en place du HDJ pour délinquants sexuels, 91 personnes ont été prises en charge et seul un participant est sorti volontairement du programme. Un premier bilan montre qu’une majorité de patients déclare vouloir poursuivre les soins en individuel pendant la suite de leur détention. L’équipe du Dr Bodon-Bruzel travaille actuellement sur une évaluation du dispositif qui doit être présentée en mai prochain à Québec, à l’occasion du Congrès international francophone sur l’agression sexuelle (CIFAS).

Source: le quotidien du médecin


b92 Le traitement hormonal de la ménopause est réhabilité.

2002-2012 : dix ans se sont écoulés après l’arrêt de l’étude WHI et la publication de ses résultats alarmistes. La prescription du traitement hormonal de ménopause (THM) a été radicalement freinée tant aux États-Unis qu’en Europe. Depuis, les études se sont succédées.
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Il y a eu E3N, Esther, et les études de « revisitation » de WHI. Et maintenant KEEPS ainsi que, tout dernièrement, une étude danoise conduisent à parler de « réhabilitation » du THM.

APRÈS le moment de stupeur qui a suivi en 2002 la publication de WHI, certains ont osé réfléchir. Il y a eu la publication de l’étude française E3N qui montrait que le progestatif utilisé jouait un rôle important notamment dans l’induction de cancer du sein. La progestérone naturelle puis la dydrogestérone semblaient présenter moins de danger que les autres progestatifs (1). Puis, l’étude Esther (2) montrait la différence d’action entre les estrogènes pris par voie orale et par voie cutanée sur l’apparition des maladies veineuses thromboemboliques.

On osait également évoquer le biais de la WHI : femmes ménopausées depuis longtemps (moyenne d’âge : 65 ans), non indemnes de pathologie (IMC élevé, diabète, HTA).

En 2002, on a vu paraître diverses études dites de « revisitation » de la WHI parlant, tout du moins, pour l’action cardio vasculaire, de fenêtres d’intervention (3) favorables avant 60 ans?; ce sujet avait, d’ailleurs, été abordé par les études de « Clarkson » (4).

Mea culpa.

En 2012, les publications vont toutes dans ce sens. Ce qui a permis au principal investigateur de la WHI de faire son mea culpa lors du BCGIP à Barcelone en mai 2012. R. Langer a longuement critiqué les failles de cette étude, regrettant qu’il ait fallu dix ans pour reconnaître ces erreurs, laissant à la traîne une génération de femmes à qui on aurait pu améliorer la santé et la qualité de vie. À l’époque, tous affirmaient qu’il n’y aurait pas d’autres études contradictoires.

Étude KEEPS.

Et pourtant, la Kronos Early Estrogen Prevention Study (KEEPS) a vu le jour. Ses résultats ont été présentés récemment (5). Elle a duré quatre ans, quasiment comme la WHI avant son arrêt.

C’est une étude randomisée double aveugle versus placebo. 727 femmes ont été incluses, reparties en 3 bras. : un groupe a reçu des estrogènes conjugués équins (Premarin) à la dose de 0,45 mg/jour (contre 0,625 mg/jour dans WHI), le second, un patch d’estradiol per cutané dosé à 50 µg/jour (Climara). À ces estrogènes étaient associés dans les deux groupes 200 mg de progestérone micronisée (Utrogestan) douze jours par mois. Le 3e groupe recevait un placebo. Quatre-vingt pour cent ont poursuivi leur traitement pendant quatre ans?; parmi elles, d’ailleurs, 64 % ont continué à le prendre à l’arrêt de l’étude.

Pour la KEEPS, le traitement a démarré en tout début de ménopause pour une moyenne d’âge de 52 ans (63 pour la WHI). Les patientes n’avaient pas d’antécédents, notamment cardio-vasculaires.

Dans les groupes traités par estrogènes, il y a eu, bien sûr, une action sur les bouffés de chaleur, les sueurs nocturnes, l’humeur, la sexualité et la densité osseuse.

Il faut insister sur le fait que même si la dose de Premarin a été diminuée, les doses d’estrogènes utilisées sont considérées comme « normales » et non pas comme « minidoses ». Les estrogènes par voie orale ont été associés avec une augmentation du HDL cholestérol, une diminution du LDL cholestérol mais une augmentation des triglycérides. Les estrogènes par voie percutanée ont eu un effet neutre sur ces biomarqueurs.

Ni la voie orale, ni la voie transdermique n’affectent la pression systolique ou diastolique ce qui contraste avec les doses plus fortes par voie orale utilisées dans la WHI La surveillance par ultrasons pendant 48 mois à la recherche de dépôts calciques dans les carotides n’a montré aucun effet délétère dans le domaine de l’athérosclérose.

Il n’y a pas eu dans les trois groupes de différence concernant le nombre de cancers du sein, de l’endomètre, des infarctus, des accidents vasculaires cérébraux, des maladies veineuses thromboemboliques. Le nombre de ces incidents étant extrêmement faible dans les 3 groupes.

Cette étude a montré l’intérêt du traitement hormonal chez les femmes en tout début de ménopause et conforté l’idée du rôle important lié à la dose des estrogènes, à la voie d’administration et du type de progestatif utilisé.

Les rapporteurs ont insisté sur l’importance d’individualisation du traitement. Le choix de la voie orale et de la voie transdermique doit se faire en fonction des symptômes ressentis, des facteurs de risque.

Etude danoise dans le « BMJ ».

Une autre étude vient d’être publiée le 9 octobre 2012 (6). Il s’agit d’une étude danoise randomisée THM versus pas de traitement (6). Les patientes recevaient soit le Trisequens (estradiol oral + Neta) soit un estradiol oral seul en cas d’hystérectomie. Plus de 1 000 femmes ont été incluses, au minimum dix ans pour la plupart, certaines depuis seize ans. La dose d’estradiol (2 mg) n’est pas une minidose. L’âge moyen est de 50 ans.

La ménopause était installée depuis sept mois au moins. Les auteurs rapportent une diminution du risque de mortalité, une diminution des maladies cardio-vasculaires, l’absence d’augmentation du nombre de cancers, des maladies veineuses thromboemboliques et des accidents vasculaires cérébraux même si la durée du traitement est de seize ans.

Qualité de vie.

Alors, dix ans après, va-t-on enfin faire confiance au traitement hormonal et pourra-t-on enfin aider les femmes en début de ménopause en leur apportant une meilleure qualité de vie et en agissant favorablement sur la prévention des maladies cardio-vasculaires, de certains cancers et de l’ostéoporose??

  • (1) E3N Breast cancer Res treat. 2008 Fournier et al. : Menopause 2011.
  • (2) Etude ESTHER : Olié V et al. Curr Op. Hemat. 2010.
  • (3) Rossow JE JAMA 2007 et Manson JE N Eng Med, 2007
  • (4) Clarkson : J. Clin Endocrino Metab 1998.
  • (5) Site WEB NAMS, compte rendu de Congrès, octobre 2012.
  • (6) L. Schierbeck and al. Effect of hormone replacement therapy on cardiovascular events. BMJ 9 octobre 2012.


Source :le quotidien du médecin


b91 Les hommes plus multitâches que les femmes.

L’idée reçue selon laquelle les femmes seraient capables, à la différence des hommes, de faire plusieurs choses en même temps est remise en cause par une étude scientifique suédoise.
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Ce mythe pseudo-scientifique selon lequel les femmes ont, à la différence de leurs homologues masculins, la faculté de mener plusieurs tâches de front, vient d'être battu en brèche par une étude à paraître dans la revuePsychological Science. “Nos résultats montrent, au contraire, que les hommes sont meilleurs dans la gestion de plusieurs tâches que les femmes”, révèle Timo Mäntylä, professeur de psychologie de l'université de Stockholm.

L'étude, soumise à 160 personnes âgées de 20 à 43 ans, était basée sur un test consistant à faire des relevés sur trois chronomètres partant de temps différents et s'écoulant à des rythmes différents. Simultanément, les participants devaient surveiller le défilement de noms communs suédois et cliquer sur une souris d'ordinateur dès qu'un mot revenait.

Enfin, les chercheurs ont fait un parallèle entre les performances des femmes et leur cycle menstruel. “Les résultats ont montré une différence claire dans la capacité à gérer plusieurs tâches en faveur des hommes quand les femmes sont en phase d'ovulation”, explique M. Mäntylä. En revanche, les performances étaient les mêmes lorsque les femmes qui ont participé à l'expérience étaient en phase de menstruation. Un constat qui reste sans explication pour l'instant.

Source :egora.fr


b90 L’hypersexualité fera son entrée au DSM-5.

Si l’hypersexualité a connu jusqu’à présent plus de succès dans le registre des histoires drôles que dans les manuels de psychiatrie, une évolution est à attendre puisque la communauté psychiatrique travaille actuellement à la définition de ce trouble qui figurera dans le DSM-5.
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Ce trouble du comportement sexuel est loin d’être exceptionnel puisqu’il toucherait jusqu’à 5% de la population, plus souvent les hommes que les femmes (avec un rapport de 5 pour 1) ; il est fréquemment associé à des troubles anxio-dépressifs et diverses addictions, en particulier à l’alcool.

Masturbation compulsive, dépendance au cybersexe, à la prostitution, à des accessoires sexuels, au voyeurisme, aux vidéos, magazines et images pornographiques, la liste des troubles entrant dans la définition de ce syndrome d’hypersexualité est longue.

Rory Reid et coll. (Semel Institute of Neuroscience and Human Behaviour, UCLA, Etats-Unis) publient dans le dernier numéro de The Journal of Sexual Medicine les résultats de leurs travaux visant à définir plus précisément les critères de ce syndrome d’hypersexualité ; leur travail a porté sur 207 patients.

Pour évoquer un syndrome d’hypersexualité, il faut que les troubles persistent depuis plus de 6 mois, ne soient pas en rapport avec un traitement médicamenteux, une addiction (cocaïne notamment) ou des accès maniaques en cas de troubles bipolaires. Pour poser le diagnostic de syndrome d’hypersexualité, il faut s’assurer que le patient a tenté de limiter son activité sexuelle mais sans y parvenir, que son trouble lui cause un réel préjudice, affectif, familial et/ou social. A partir des critères définis par Reid et coll., les psychiatres estiment qu’ils disposent d’un outil fiable pour poser le diagnostic de syndrome d’hypersexualité.

A noter que parmi les 207 patients de l’étude, 17% avaient perdu leur travail au moins une fois, 28% avaient eu une histoire d’infection sexuellement transmissible, 39% avaient rompu avec leur compagnon ou compagne, 78% avaient rencontré au moins une fois une « panne sexuelle ». Enfin, 54% estiment que leur hypersexualité a débuté avant l’âge de 18 ans, 30% fixant le début des troubles entre 18 et 25 ans.

L’hypersexualité peut littéralement envahir la vie du patient, incapable de s’en échapper, avec une souffrance morale tout à fait majeure.

Source :egora.fr


b89 Du porno participatif pour sauver des vies.

"Beaucoup de gens souffrent et meurent sur notre planète, car ils manquent de soins, d’eau, de nourritures et de logements". C’est le constat dressé par deux jeunes entrepreneurs italiens, Riccardo et Marco, respectivement urbaniste et docteur en philosophie..
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Pour remédier à cette situation, ils viennent de créer ensemble Come4, un site de pornographie participatif et caritatif. Pour résumer, il s'agit de rassembler du contenu pornographique fourni par les utilisateurs et de verser les revenus générés par la publication à des causes charitables : médecine humanitaire, recherche, environnement…

Selon les deux originaux, le marché des pornos sur Internet générerait un chiffre d'affaire de 100 milliards de dollars par an. "Si on gagnait ne serait-ce qu'1% de ce que le porno génère, imaginez le nombre d'initiatives que l'on pourrait financer avec 1 milliard de dollars?" analysent-ils.

"Le temps est venu de repenser les relations entre Internet et la sexualité, son impact au niveau mondial, son mode de fonctionnement et le public auquel il s'adresse. Notre promesse est que tout le cash généré par Come4 sera géré dans la transparence la plus totale. L'interface sera souple, les données personnelles ne seront jamais exploitées, le spam et la publicité agressive seront proscrits et aucun contenu violent ne sera toléré," scandent les deux jeunes hommes (voir la vidéo pour plus de détails)
Pour l'instant, le site Come4 est à l'état de projet, car les deux garçons n’ont pas encore tous les financements. Mais à l’heure où les associations humanitaires et caritatives sont frappées de plein fouet par la crise économique et voient le montant de leurs donations diminuer (- 7% de dons globaux par internet en 2011, - 4% et 3 ,7% pour Médecin du Monde et Médecins Sans frontières), il est fort à parier que ce concept remporte un certain succès…

Source :egora.fr


b88Le point sur l'Agression sexuelle.

Mise à jour le 02.02.2012 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) et Ministère en charge de la justice.
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Principe

Une agression sexuelle est une atteinte sexuelle commis par un individu sans le consentement de la personne agressée (victime). Plusieurs actes sont visés.

La victime a des droits et peut porter plainte contre son agresseur. Ce dernier encourt à une peine d'emprisonnement ou de réclusion criminelle.

Agression sexuelle = délit --> Tribunal correctionnel. Viol = crime --> Cour d'Assise.

Actes visés

Actes visés

Une agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. Il peut s"agir, par exemple, d'attouchements, de caresses de nature sexuelle ou de viol.

Le viol se distingue des autres agressions sexuelles en ce qu'il suppose un acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis également avec violence, contrainte, menace ou surprise.

Tout acte de pénétration sexuelle est visé : vaginale, anale ou buccale, notamment par le sexe de l'auteur. Il peut aussi s'agir de pénétrations digitales (avec le doigt) ou de pénétration au moyen d'un objet.

La contrainte suppose l'existence de pressions physiques ou morales. Par exemple, la contrainte peut résulter de la différence d'âge existant entre l'auteur des faits et une victime mineure et de l'autorité qu'exerce celui-ci sur cette victime.

Il y a recours à la menace lorsque l'auteur annonce des représailles en cas de refus de la victime.

Il y a recours à la surprise lorsque l'auteur utilise un stratagème pour surprendre sa victime ou encore lorsque la victime était inconsciente ou en état d'alcoolémie.

Intention de l'agresseur et absence de consentement de la victime.

Pour caractériser un viol ou une autre agression sexuelle, il faut établir que l'auteur :

  • a eu également l'intention de commettre cet acte,
  • et a eu conscience d'imposer ses agissements à la victime sans son consentement.


L'absence de consentement de la victime à l'acte peut être prouvée quelles que soient les relations entre l'auteur et la victime. Une agression sexuelle peut donc même être caractérisée entre époux, concubins, partenaires liés par un pacte civil de solidarité (Pacs) ou encore entre personnes appartenant à la même famille.

Recours de la victime

- Après l'agression

Dans la mesure du possible, il est préférable que la victime ne procède à aucune ablution avant son examen par un médecin (douche, bain).

Elle doit en priorité téléphoner ou se rendre au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche et indiquer le plus exactement possible les conditions dans lesquelles elle a été agressée. Elle doit porter plainte contre son agresseur.

- Examen par un médecin

À la demande des policiers ou gendarmes, la victime sera alors examinée par un médecin.

Le médecin doit lui dispenser tous les soins nécessaires et lui délivrer un certificat médical indiquant son état.

Le médecin ou la victime transmettra ce certificat aux officiers de police ou de gendarmerie en charge de l'enquête.

Il sera alors conseillé à la victime de réaliser, quelques temps après l'agression, un test de dépistage de maladie vénérienne, du VIH et, le cas échéant, un test de grossesse.

En cas de résultat positif, la victime pourra transmettre un certificat médical constatant son état aux services de police ayant enregistré la déposition.

-Accompagnement

Il est important de ne pas affronter ces épreuves seul. Un avocat et une association spécialisée, notamment une association d'aide aux victimes, peuvent assister la victime dans ses démarches. Droits de la victime et indemnisation

- Droits de la victime

À la demande de la victime, la cour d'assises prononce obligatoirement le huis clos en cas de viol ou de tortures et actes de barbarie accompagnés d'agressions sexuelles. Inversement, dans ces hypothèses, le huis clos ne peut être ordonné que si la victime ne s'y oppose pas.

Pour les autres agressions sexuelles, le huis clos reste à l'appréciation du tribunal. - Constitution de partie civile

En se constituant partie civile, la victime peut être indemnisée du préjudice subi résultant de l'agression.

Pour évaluer le préjudice, les souffrances physiques et psychiques, les frais médicaux exposés et les dégâts matériels lors de l'agression seront notamment pris en compte.

Peines encourues

Les peines encourues sont de :
  • 15 ans de réclusion criminelle en cas de viol,
  • 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour les autres agressions sexuelles.
Ces peines sont augmentées notamment :
  • si l'acte a été commis par un ascendant ou par une personne ayant autorité sur la victime,
  • si l'acte a été commis par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un Pacs,
  • lorsque la victime a été mise en contact avec l'auteur des faits par internet,
  • si la victime était particulièrement vulnérable (personne infirme, malade, enceinte),
  • si la victime, au moment des faits, était âgée de moins de 15 ans,
  • si l'acte a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente (en cas de viol) ou une blessure ou lésion (pour les autres agressions sexuelles),
  • si l'acte a été commis à raison de l'orientation sexuelle, réelle ou supposée, de la victime,
  • si l'acte a été commis sous l'emprise de l'alcool ou de produits stupéfiants ou avec l'usage ou la menace d'une arme ou encore par plusieurs personnes (auteur ou complice).


Le viol est puni :
  • de 30 ans de réclusion criminelle si l'acte a entraîné la mort de la victime,
  • de la réclusion criminelle à perpétuité si l'acte a été précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d'actes de barbarie.


Retrouvez toutes ces informations ainsi que les liens vers les références ou à qui s'adresser sur vosdroits.service-public.fr

Retrouvez également des informations similaires surles Violences Conjugales sur vosdroits.service-public.fr


b87 Orgasme des seins : oui, ça existe !

Il existe des preuves scientifiques assez solides au sujet de l'orgasme mammaire. Une expérience racontée dans le volume 8 du Journal of Sexual Medicine, en 2011, a tenté d’en prouver l’existence.
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"Les chercheurs ont exigé des participantes qu'elles se couchent dans un scanner d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, et qu'elles alternent entre des stimuli clitoridiens, utérins, vaginaux et mammaires. Le responsable de l'expérience invitait les femmes à prendre leurs aises et stimuler confortablement l'une ou l'autre de ces parties de leur corps pendant 30 secondes. Elles devaient ensuite prendre une pause de même durée, pour répéter le processus avec une autre partie de leur corps. Toutes les participantes devaient suivre la même séquence afin d'obtenir les résultats les plus constants possible. Par exemple, elles devaient utiliser la main droite pour tapoter le mamelon gauche de manière rythmée".

Les chercheurs ont ainsi découvert que la stimulation mammaire active une partie du cerveau connue sous le nom de cortex sensoriel génital. Il s'agit de la même zone qui est activée lors de la stimulation du clitoris, du vagin et du col de l'utérus.

Autrement dit, le cerveau féminin traite tous ces stimuli de la même manière. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que plusieurs femmes deviennent excitées lorsqu'on touche leurs seins, et que cette excitation les conduise à l'orgasme dans certains cas.

L’orgasme mammaire se caractérise même par des manifestations physiques, selon le docteur Jennifer Wider, spécialisée en santé féminine.

Les mamelons peuvent passer d'une teinte pâle à une teinte plus foncée avec l’augmentation de la circulation sanguine.

La taille des seins peut augmenter de 25%.

Les chanceuses se reconnaitront…

Source: egora.fr


b86 Aucune pilule de 3e génération ne sera remboursée après septembre 2013.

La Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS) vient de remettre son avis sur le remboursement des pilules contraceptives de troisième génération.
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C’est le précédent ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui avait sollicité la HAS sur ce sujet. Il estimait en effet regrettable que la très grande majorité de ces contraceptifs, qui représentent aujourd’hui 50 % du marché, ne soient pas pris en charge par la Sécurité sociale. Xavier Bertrand a quitté le ministère de la Santé avant que la HAS ne remette son avis... avis allant à l’encontre des prises de position du député-maire de Saint Quentin.

Un service médical rendu « insuffisant »

En effet, comme le précise un communiqué de presse du ministère de la Santé rendu public hier, la HAS a considéré que le service médical rendu (SMR) des pilules de troisième génération était « insuffisant » pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale. Parmi les arguments mis en avant par la HAS, cette dernière signale un risque plus important de complications thrombotiques veineuses, même s'il demeure très faible. Fort de ces conclusions, le ministre de la Santé, Marisol Touraine a indiqué qu’elle se conformerait à cet avis et que le déremboursement total de toutes les pilules de troisième génération serait effectif à partir du 30 septembre 2013. Ce délai d’un an doit permettre aux femmes qui utilisent ces contraceptifs de discuter avec leur praticien d’un éventuel changement de prescription.

Des produits déjà peu remboursés

L’argument économique pourrait cependant n’avoir que peu d’influence sur ces évolutions de prescription, bien moins sans doute que l’existence éventuelle de complications. Aujourd’hui, en effet, un grand nombre des pilules de troisième génération ne sont pas sur la liste des médicaments remboursés par la Sécurité sociale. Ceci invite d’ailleurs à rappeler que d’une manière générale les questions de prix semblent avoir un impact certain sur l’accès à la contraception.

Les auteurs de l’enquête Fecond menée par l’Institut national d’étude démographique (INED) et l’INSERM auprès de 5 275 femmes de 15 à 49 ans dont les premiers résultats ont été publiés la semaine dernière relevaient en effet que « si des inégalités sociales subsistent, c’est dans l’accès même à la contraception : les femmes confrontées à une situation financière difficile, peu ou pas diplômées, ou vivant en milieu rural, n’utilisent pas de contraception du tout plus fréquemment que les autres ». De même, ils observaient : « Les jeunes femmes de 20-24 ans qui connaissent une situation financière délicate et qui ne vivent plus chez leurs parents utilisent moins souvent la pilule que les autres (71 % contre 88 %). Le recours à la pilule peut représenter un budget important lorsque les femmes se voient prescrire des marques non remboursées, ce qui est le cas de 42 % d’entre elles aujourd’hui et seules 43 % des jeunes utilisatrices de pilule en situation financière difficile sont totalement remboursées pour leur contraception ».

Source :jim.fr


b85 Traitement hormonal pour cancer de la prostate : tout n’est pas perdu !

Quand un traitement anti-androgène (AA) est mis en route pour un cancer de la prostate (KP), on tente de plus en plus de le prescrire de façon intermittente (AAI) dans l’espoir d’obtenir, avec une survie semblable, une amélioration de la qualité de vie. Des auteurs australiens ont voulu vérifier qu’il en était bien ainsi .
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Entre 1999 et 2004, ils ont recruté 250 hommes porteurs de KP, qui ont reçu pendant 9 mois (phase 1) un traitement AA fait de flutamide (750 mg/j) et de leuproréline (une injection IM de 22,5 mg tous les 3 mois). A 9 mois, si l’antigène spécifique de la prostate (PSA) était descendu en dessous de 4 ng/ml, on cessait le traitement (phase 2). La surveillance du PSA permettait de reprendre l’AAI si son taux remontait à son niveau initial ou s’il dépassait 20 ng/ml, ou en cas de nouveaux signes cliniques. Une progression locale ou métastatique du KP, ou une récidive biologique (PSA = 2 ng/ml à 3 reprises après un traitement radical) était recherchée. La testostéronémie a été dosée avant traitement, à 3 mois (phase 1) et tous les 3 mois (phase 2) jusqu’à son retour aux taux initiaux. Par ailleurs, les malades ont rempli des questionnaires spécifiques sur leur sexualité avant et après AAI. Les données manquantes (10 %) augmentent avec le temps, surtout chez les malades soumis à nouveau aux AAI.

La testostéronémie moyenne (taux de base 14 ng/ml) est descendue à 2 ng/ml après 3 mois d’AA, puis est remontée vers 10 ng/ml en 10 mois. La libido, qui concernait 28 % des hommes avant traitement, chute pendant 9 mois (10 %) pour remonter faiblement à 21 mois (19 %).

Parmi les 112 hommes (46 %) se déclarant sexuellement actifs avant AA, seuls 22 (20 %) l’étaient encore après 9 mois d’AAI, mais 26 le sont redevenus à 12 mois (quand la testostérone atteignait 10 ng/ml).
Parmi les malades sexuellement actifs avant AA, 43 % avaient une vigueur sexuelle plus ou moins ferme ; ce taux chute à 15 % après 9 mois d’AAI, puis regrimpe au taux initial de 43 % à 21 mois.

Enfin, à la question : « votre maladie ou votre traitement ont-ils eu un impact sur l’image de votre virilité ? », 26 % des répondeurs disent oui au départ de l’enquête, 50 % à la fin de la phase 1, mais 38 % après 21 mois de phase 2. Si la libido, l’activité sexuelle et l’auto-perception de la virilité se dégradent considérablement durant les 9 mois du traitement anti-androgène, ces paramètres s’améliorent ensuite et la moitié des hommes qui étaient sexuellement actifs avant traitement pourront retrouver les plaisirs de l’amour après 2 ans.

Ng E et coll. : The influence of testosterone suppression and recovery on sexual function in men with prostate cancer: observations from a prospective study in men undergoing intermittent androgen suppression. J Urol., 2012; 187: 2162-2167

Source :jim.fr


b84 Contre les discriminations et violences homo, lesbo et transphobes.

Le Premier ministre a confié à Najat Vallaud Belkacem la mission d’animer la coordination du travail gouvernemental contre les discriminations et violences homophobes, lesbophobes et transphobes.
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A l’occasion de la marche des fiertés organisée le 30 juin dernier, le Premier ministre a rappelé la détermination du Gouvernement à assurer la mise en œuvre des engagements pris pendant la campagne présidentielle en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.
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Ces engagements, qu’ils supposent des évolutions législatives et réglementaires ou une modification de l’action de l’Etat, concernent un grand nombre de politiques publiques : droit de la famille, développement de l’éducation au respect et à la lutte contre les préjugés homophobes, santé, accueil des victimes de violences et de discriminations… Le Gouvernement doit donc avoir une action cohérente et déterminée dans de nombreux domaines : à l’Ecole, dans le monde du travail, dans le domaine de la santé, dans tous les services publics comme dans l’espace public. .
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Dans cette perspective, le Premier ministre a chargé Madame Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des droits des femmes et porte-parole du Gouvernement, d’animer la coordination du travail gouvernemental en la matière et de conduire le dialogue avec l’ensemble des partenaires intéressés. Une attention particulière sera portée aux relations avec les associations. Cette mission vient en complément des missions actuelles de la Ministre. .
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La ministre élaborera un programme d’action gouvernemental pour la fin du mois d’octobre et suivra sa mise en application. Elle pourra faire appel à l’ensemble des administrations compétentes en lien étroits avec les ministres concernés. Elle examinera la nécessité d’améliorer l’organisation de l’Etat pour assurer cette animation de façon durable et efficace. .
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Au niveau national, outre le projet de loi relatif au mariage de même sexe, préparée par la Garde des sceaux et la ministre déléguée chargée de la famille, la lutte contre ces discriminations devra faire l’objet d’un pilotage particulier, notamment en faveur des jeunes homosexuels qui sont les principales victimes de l’homophobie ordinaire. Au niveau international, la France promouvra la dépénalisation universelle de l’homosexualité et au niveau européen, la France veillera également à ce que l’Union européenne renforce ses interventions. .
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Source :le quotidien du medecin.fr


b83 DROIT DES PERSONNES Point sur le transsexualisme.

Problématique pour celui qui le subit, le transsexualisme l’est également pour le juriste. En principe, pour le droit, on est homme ou femme, tout individu devant impérativement être rattaché à l’un ou l’autre des deux sexes, celui-ci étant mentionné dans l’acte de naissance. Dalloz Actu Étudiant fait le point.
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Le transsexualisme est un trouble de l’identité sexuelle, caractérisé par une opposition entre d’une part le sexe anatomique, chromosomique et hormonal, et d’autre part, le sexe psychologique et psycho-social. Plus précisément, ce syndrome a été défini par le professeur Küss comme « le sentiment profond inébranlable d’appartenir au sexe opposé », révélant une discordance indépassable entre la dimension subjective du sexe et sa réalité objective. Problématique pour celui qui le subit, le transsexualisme l’est également pour le juriste. En principe, pour le droit, on est homme ou femme, tout individu devant impérativement être rattaché à l’un ou l’autre des deux sexes, celui-ci étant mentionné dans l’acte de naissance. Toutefois, afin de respecter le droit du transsexuel au respect de sa vie privée, ce principe traditionnel a dû être aménagé. Ainsi le changement de sexe juridique a-t-il finalement été admis. Les conséquences sont immenses. Dalloz Actu Étudiant fait le point.

Le changement de sexe juridique.

En vertu du principe d’indisponibilité de l’état des personnes, la Cour de cassation s’est longtemps opposée aux demandes de modification de la mention relative au sexe sur l’état civil des transsexuels (v. arrêts du 16 déc. 1975 et 21mai 1990). Cette solution était critiquable : d’une part, son fondement était maladroitement exploité, le principe d’indisponibilité de l’état des personnes ne faisant évidemment pas obstacle à toutes les modifications de l’état (changement de nom, de filiation, de domicile) ; d’autre part, elle ignorait le droit au respect de la vie privée du transsexuel, ainsi contraint de faire apparaître son ambiguïté sexuelle chaque fois qu’un document officiel lui était demandé. C’est d’ailleurs sur le fondement de ce droit que la France fut condamnée en 1992 par la Cour européenne des droits de l’homme (arrêt du 25 mars 1992), conduisant la Haute cour, réunie en Assemblée plénière, à opérer, le 11 décembre 1992, un revirement de jurisprudence : « lorsqu’à la suite d’un traitement médico-chirurgical, subi dans un but thérapeutique, une personne présentant le syndrome du transsexualisme ne possède plus tous les caractères des son sexe d’origine et a pris une apparence physique la rapprochant de l’autre sexe, auquel correspond son comportement social, le principe du respect dû à la vie privée justifie que son état civil indique désormais le sexe dont elle a l’apparence ».

La protection de la vie privée du transsexuel, garantie de son intégration sociale, prenait ainsi le pas sur le principe d’indisponibilité. La modification juridique du sexe supposait toutefois la réunion de cinq conditions cumulatives : le syndrome du transsexualisme, un traitement médico-chirurgical suivi dans un but thérapeutique, une perte du sexe anatomique d'origine, une apparence physique proche de l'autre sexe, enfin, un comportement social correspondant à cette nouvelle apparence. De surcroît, la réalité du syndrome du transsexualisme devait être établie par une expertise judiciaire. Ces solutions étaient peu discutées en jurisprudence comme en doctrine jusqu'à la publication, en 2009, du rapport de M. Thomas Hammarberg; commissaire aux droits de l'homme près le Conseil de l'Europe, recommandant d' « instaurer des procédures rapides et transparentes de changement de nom et de sexe sur les extraits d'acte de naissance, certes d'identité, passeports, diplômes et autres documents officiels ».

Conformément à cette volonté d'assouplissement des conditions du changement, une circulaire du ministère de la Justice du 14 mai 2010 (circ. DACS, n° CIV/07/10) appela le ministère public à donner un avis favorable aux demandes de changement d'état civil présentées par les transsexuels sans exiger ni expertise judiciaire ni ablation des organes génitaux, pourvu que fussent démontrées la réalité du transsexualisme et l'irréversibilité des effets des traitements hormonaux pratiqués.

Dans deux arrêts rendus le 7 juin 2012, la Cour de cassation renouvela en conséquence sa position : le caractère obligatoire de l'expertise judiciaire paraît bien être abandonné, la nécessité de prouver la réalité du syndrome transsexuel étant quant à elle maintenue ; enfin, à l'exigence d'un traitement hormono- chirurgical est substituée celle de l'irréversibilité de la transformation de l'apparence de la personne demanderesse. Cette solution récente pourrait constituer une inflexion jurisprudentielle majeure.

Les conséquences juridiques du changement.

Le changement de sexe à l’état civil emporte des conséquences tant sur le passé que sur le futur du transsexuel. Sur son passé tout d’abord, la modification du sexe ne pouvant, en cas de mariage et de filiation antérieurs au changement, rester sans incidence. Concernant le mariage, dont la validité continue de dépendre, en France, de la différence de sexe des époux, le mariage conclu par le transsexuel avant son opération ne pourra donc être maintenu. Quoiqu’elle ne joue pas de plein droit en droit positif, la caducité du mariage apparaît comme la solution la plus adaptée puisqu’à la différence de la nullité, anéantissement rétroactif d’un acte en l’absence d’une condition de validité requise lors de sa formation, la caducité fait disparaître pour l’avenir un acte en raison de la perte, postérieure à sa formation, d’un élément essentiel à sa validité. Or, au moment de sa formation, le mariage du transsexuel, répondant à la condition de différenciation sexuelle, était bien valable. Aussi le divorce est-il naturellement envisageable ; à ce propos, soulignons que l’opération de conversion sexuelle, parce qu’elle est thérapeutique, n’est pas en soi fautive. Concernant la filiation du transsexuel, celle-ci sera, en revanche, maintenue, le jugement modifiant son état civil, non déclaratif mais constitutif, n’ayant d’effet que pour l’avenir (v. Paris, 2 juill.1998).

Le changement de sexe a ensuite des répercussions sur le futur du transsexuel. La question de son droit au mariage avec une personne d’un sexe génétiquement identique, malgré la différenciation sexuelle apparente, s’est posée. A priori, en droit français, rien ne s’y oppose, à condition, toutefois, d’avoir obtenu la modification de son état civil et dissous son éventuel mariage passé (v. Papeete, 1er sept. 2011). De surcroît, les juges européens soutiennent un tel droit, comme le prouve notamment l’arrêt Goodwin. Dans le prolongement de son droit au mariage, la possibilité pour le transsexuel de fonder une famille est également admise. D’une part, les techniques de procréations médicalement assistées sont ouvertes aux transsexuels masculins (v. C. civ. art.311-19 s.) et depuis la loi de bioéthique n° 94-654 du 29 juillet 1994, l’action en contestation de la filiation de l’enfant né d’une PMA est interdite. D’autre part, le transsexuel peut tenter d’adopter un enfant, seul ou avec son conjoint, le refus d’agrément motivé par le transsexualisme encourant le grief de la discrimination sexuelle.

Références

  • Civ. 1re, 16 déc.1975, n° 73-10.615, JCP 1976. II. 18503 ; civ. 1re 21 mai 1990, n° 88-12.829, D. 1991. 169, rapp. Massip ; JCP 1990. II. 21588, rapp. Massip, concl. Flippo ; RTD civ. 1991. 289, obs. J. Hauser : par quatre arrêts, la Cour accepte le changement de prénom du transsexuel mais non la modification de la mention du sexe sur l’état civil, le transsexualisme, même médicalement reconnu, ne pouvant, selon elle, s’analyser en un véritable changement de sexe.
  • CEDH 25 mars 1992, B. c. France, JCP 1992. II. 21955, note T. Garé ; D.1993.101, note J.-P. Marguénaud ; RTD civ.1992, obs. J. Hauser.
  • Ass. plén. 11 déc.1992, n° 91-11.900, JCP 1993. II. 21991, concl. Jéol, note G. Mémeteau ; Gaz. Pal. 1993, 1.180 ; RTD civ.1993.325, obs. J. Hauser.
  • Paris, 2 juill.1998, JCP 1999. II.10005, note Th. Garé ; Dr.fam., 1999, n°13, note P. Murat.
  • CEDH 11 juill.2002, arrêt Goodwin, n° 28957/95.
  • Papeete, 1er sept.2011, JCP 2011.1132, note P. Gourdon, le maire ayant refusé de célébrer le mariage du transsexuel ayant pourtant obtenu un changement d’état civil a été condamné par la cour d’appel pour discrimination fondée sur le sexe.
  • Civ. 1re, 7 juin 2012, n° 10-26.947 et n° 11-22.490.
  • Loi n° 94-654 du 29 juillet 1994 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal.
  • Circ. DACS n° CIV/07/10 du 14 mai 2010 relative aux demandes de changement de sexe à l’état civil.
  • Th. Hammarberg, Droits de l'homme et identité de genre, Rapp. Cons. eur., oct. 2009 pour la version française, p. 43.


Source :Dalloz Etudiant


b82 Les noix améliorent la qualité du sperme.

Selon une étude de chercheurs de Californie, manger des noix améliore la qualité du sperme. Wendie Robbins et coll. (UCLA à Los Angeles) vont tenter maintenant un travail en relation avec des centres recevant des hommes infertiles.
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Cherchant à savoir si la consommation d’acides gras polyinsaturés est favorable à la spermatogenèse, ces auteurs ont mené une étude prospective chez un groupe de 177 hommes de 21 à 35 ans en bonne santé. L’effectif a été séparé en deux groupes. Le premier, composé de 58 hommes, ne devait pas consommer de noix. Dans le second, les 59 autres hommes ont été tenus de manger 75 grammes de noix par jour. Au bout de douze semaines de ce régime, la qualité du sperme a été évaluée, en se fondant sur les paramètres classiques de la fertilité : concentration en spermatozoïdes, mobilité, morphologie et éventuelles anomalies chromosomiques.

Les résultats montrent que ces paramètres sont améliorés dans le groupe des hommes ayant mangé des noix. En augmentant leur consommation d’acides gras oméga 3 et 6, la vitalité et la morphologie de leurs spermatozoïdes ont été affectées positivement, tandis que les anomalies chromosomiques sont moins fréquentes. Les acides gras polyinsaturés interviennent dans la maturation des spermatozoïdes et la fonction membranaire. Maintenant, il reste à prouver qu’un régime enrichi en noix améliore la fertilité d’hommes ayant des problèmes de cet ordre.

Biology of Reproduction, 15 août 2012. Source :le quotidien du médecin


b81 Maladie rare : victime de 100 orgasmes par jour.

Une infirmière américaine de 44 ans n'a pas encore trouvé de médecin pour la guérir. Elle souffre d’une centaine d'orgasmes par jour causés par le moindre mouvement."Alors que certaines femmes se battent pour avoir un orgasme, moi je me demande comment arrêter les miens" explique-t-elle.
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Tout commence en 2008. Après avoir couché avec une nouvelle conquête, l’infirmière a des orgasmes pendant quatre jours consécutifs. Elle apprend alors qu’elle souffre d’une maladie rare : le syndrome d'excitation génitale persistante (SGEP).

Cette pathologie provoque une perception d'excitation génitale malgré l'absence de désir ou de stimulation. L'individu concerné aurait l'impression permanente d'être sur le point d'avoir un orgasme. Source de stress pour les femmes concernées, l'apparition du SEGP dans la littérature médicale est relativement récente. Décrit par des scientifiques américains pour la première fois en 2001, la réalité de ce syndrome a fait débat pendant les dix dernières années.

En 2008, une étude dirigée par le neuropsychiatre Marcel Waldinger à l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas a établi un lien entre le SGEP et le syndrome des jambes sans repos, dont l'origine est malheureusement inconnue. La majorité des dix-huit femmes néerlandaises souffrant de SGEP qui ont participé à l'expérience présentaient également d'une hyperactivité de la vessie et de varices dans la région pelvienne. L'excitation génitale persistante semblait alors s'apparenter à un amalgame de ces différentes typologies.

Un an plus tard, les recherches entreprises par le Dr. Waldinger ont porté leurs fruits puisque celui-ci parvint enfin à en identifier la cause. Coupable : un tout petit nerf dans le voisinage du clitoris et du vagin. Le médecin est ainsi parvenu à guérir deux patientes grâce à un traitement utilisant des électrodes.

Source: huffingtonpost.fr


b80 La sexualite´ des jeunes femmes sous l’influence des magazines.

Les magazines fe´minins, une menace pour la sexualite´ des jeunes femmes ? Oui si l’on en croit une e´tude re´alise´e par des chercheurs ame´ricains :
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les repre´sentations quelque peu confuses de la sexualite´ fe´minine qui sont ve´hicule´es par la culture populaire et les mass media peuvent avoir des effets proble´matiques sur la se´curite´ sanitaire et l’identite´ sexuelle des femmes.« Affirmer son identite´ sexuelle n’est pas une ta^che facile pour des jeunes femmes », expliquent les auteurs. Car elles sont confronte´es a` un grand nombre de messages ambivalents. D’un co^te´, les jeunes filles sont encourage´es a` s’habiller et a` se comporter d’une manie`re sexuellement provocante, et d’un autre co^te´, elles ne sont pas pre^tes a` assumer les re´actions chez les hommes que cela peut susciter. Et par-dessus tout c¸a, on leur inculque qu’elles seront juge´es se´ve`rement si leur conduite est « trop sexualise´e ».

Ce n’est pas la lecture des articles traitant de la sexualite´ et propose´s par les magazines fe´minins ou les revues populaires qui va arranger les choses, estiment Janna Kim et Monique Ward (de´partement de psychologie de l’Universite´ du Michigan). Les re´ponses aux questionnaires des e´tudiantes teste´es dans leur e´tude montrent qu’expose´es a` ces articles, les femmes tendent a` mettre au deuxie`me plan les dangers potentiels que l’activite´ sexuelle comporte (sida et MST). Et qu’elles adoptent plus facilement un comportement a` risque.

Modification de la conception du plaisir

A` co^te´ de ces pre´occupations en termes de sante´, apre`s la lecture de ce type d’articles, on rele`ve des modifications de la conception du plaisir, ou` le plaisir de la femme serait isole´ de celui du partenaire. « « Les femmes sont incite´es a` donner une priorite´ a` leur de´sir sexuel pour leur propre bien, sans tenir compte particulie`rement de celui de leur partenaire masculin. » «

Les auteurs notent aussi que « quand elles sont expose´es a` des textes explicites sur l’affirmation de soi en matie`re de sexualite´, tels qu’ils sont pre´sente´s par les magazines fe´minins, les lectrices conside`rent d’un œil plus favorable les aptitudes des femmes a` agir en fonction de leur unique de´sir ». «

Et les auteurs remarquent aussi, qu’apre`s avoir lu les articles sur la sexualite´, les femmes blanches en particulier ont une tendance a` conside´rer la sexualite´ avant le mariage comme moins porteuse de risques potentiels que les femmes de couleur.

L’e´tude a consiste´ a` donner a` lire a` des e´tudiantes des articles de deux types provenant de diffe´rents magazines fe´minins et populaires. D’une part, un ensemble d’articles sur le ro^le des femmes dans les relations sexuelles. Et d’autre part, des articles sur les loisirs et divertissements en ge´ne´ral, sans lien avec la sexualite´. Les deux groupes ont e´te´ charge´s de remplir un questionnaire ou` diffe´rents champs du domaine de la sexualite´ e´taient passe´s en revue : comportement avant le mariage, pre´occupations vis-a`-vis des dangers de transmission de maladies, attitudes en fonction des ro^les de chacun et des relations sexuelles, etc.

La lecture des magazines n’est donc pas anodine. Les repre´sentations quelque peu confuses de la sexualite´ fe´minine qui sont ve´hicule´es par la culture populaire et les mass media sont susceptibles d’avoir des effets proble´matiques sur le de´veloppement de l’identite´ sexuelle des femmes, concluent les auteurs.

Source :lequotidiendumedecin.fr

 

b79 Mauritanie : les femmes gavées et excisées.

Plus de sept adolescentes ou préadolescentes sur dix subissent des mutilations génitales en Mauritanie, a affirmé mercredi une sociologue de ce pays, lors du Congrès international sur la violence contre les femmes, à Casablanca, au Maroc.
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"En Mauritanie, plus de 72% des jeunes filles subissent la pratique de l'excision, qui est l'une des formes de violence les plus graves contre les femmes", a déclaré la sociologue Aïcha Bah Bah devant les représentants d'une vingtaine de pays arabes dont le Mali, le Yémen, la Jordanie ou la Tunisie.

Selon l'OMS, quelque 100 à 130 millions de jeunes filles vivent avec les séquelles de ces mutilations sexuelles, interdites dans la plupart des pays du monde.

"L'engraissement forcé des jeunes filles, dans un pays où le surpoids est considéré comme un critère de beauté et les violences physiques sont d'autres formes de violence infligées aux Mauritaniennes", a poursuivi Mme Bah Bah. "La jeune fille est forcée de se gaver, de manger de grandes quantités de lait et de produits gras, pour qu'elle puisse se marier dès l'âge de 10 ou 11 ans" a-t-elle déclaré.

"Les femmes sont régulièrement battues en Mauritanie. Battre sa femme est même perçu comme un acte de protection. Dans certaines régions, les nouveaux mariés reçoivent des fouets comme cadeaux de mariage", a souligné la chercheuse.

Source :egora.fr


b78 L’excitation sexuelle réduit les réponses naturelles de dégoût.

Mécanisme naturel de défense, conservé au cours de l’évolution, le dégoût est utile pour le maintien de l’intégrité et la protection de l’organisme contre une contamination externe. Différentes parties du corps suscitent un dégoût. La bouche et le vagin sont parmi celles qui suscitent le plus cette réaction.
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La salive, la sueur, le sperme et les odeurs corporelles font partie des grands déclencheurs d’un dégoût. De ce fait, l’acte sexuel pourrait être perçu comme pénible. Mais il n’en est rien évidemment, sinon l’espèce humaine se serait éteinte.

Des résultats publiés par une équipe néerlandaise suggèrent que l’excitation sexuelle réduirait de manière temporaire la perception du dégoût, ce qui permet à l’acte sexuel de se dérouler normalement. Charmaine Borg et Peter de Jong ont fait participer 90 femmes à leur étude. On leur a projeté des films érotiques pour susciter une excitation sexuelle. On leur a présenté des tâches dégoûtantes à accomplir : boire un jus de fruit où nage une grosse mouche, utiliser un mouchoir usagé, aller jeter du papier toilette usagé, tenir un os d’un animal, se frotter la joue avec une brosse à dents qui a servi, mordre un biscuit posé contre un ver.

Bien sûr, dans la réalité, la mouche et le ver étaient en plastique, le mouchoir non usagé mais coloré à l’encre, tout comme le papier toilette, etc. Les tâches ont été cotées par les participantes selon une grille de lecture validée (DPSS-R). Et on a enregistré leurs réactions de dégoût. Les résultats montrent que les tâches ont été cotées comme significativement moins dégoûtantes dans le groupe où les femmes étaient en état d’excitation sexuelle, comparativement à un autre groupe non excité. Les femmes en état d’excitation sexuelle ont également manifesté moins de comportements d’évitement. Ce qui suggère bien sûr que l’état d’excitation exerce un effet sur la réponse au dégoût des femmes. « Cette démonstration, s’appuyant sur des mesures objectives, va au-delà d’un rapport subjectif », commentent les auteurs.

D’une part, cela peut expliquer pourquoi les humains continuent à s’engager dans une activité sexuelle avec plaisir. Et d’autre part, cela suggère qu’une faible excitation sexuelle, assortie du maintien des frontières du dégoût, pourrait être un élément clef dans certaines dysfonctions sexuelles. PLOS ONE, septembre 2012, vol. 7, n° 9, e44111. du 13/09/2012

Source:Le Quotidien du Médecin


Septembre 2012


b77 Une nouvelle préoccupation, la satisfaction du partenaire.

Quelles sont les raisons qui poussent les Français chez le sexologue ? La panne sexuelle n'est pas le seul motif de consultation d'un sexologue. Pour les deux sexes, au fil du temps est apparue une nouvelle demande, la satisfaction du partenaire.
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Le Dr Mireille Dubois-Chevalier, sexologue (Centre médical de santé sexuelle, Paris), détaille pour « le Quotidien » les principales préoccupations des patients.
« Les femmes consultent essentiellement entre 20 et 50 ans, explique-t-elle. Les trois principaux motifs de consultation de sexologie chez les femmes sont le vaginisme, la dyspareunie et les troubles du désir?; soit l’absence totale de désir, soit un désir qui s’est progressivement modifié vers une perte de motivation pour la sexualité. »
Les contenus des consultations pour ces raisons sont très variés. Le désir est une pulsion spontanée. La seule véritable période de désir est celle qui correspond à la puberté. Dans certains cas, une fois passée la recherche de partenaire et une fois le couple installé, le désir devient plus passif. C’est ce qu’a très bien décrit R. M. Basson dans les années 2000 comme la modification de la relation au désir de la femme adulte au sein d’un lien établi. Le désir est alors désir d’intimité émotionnelle et d’accueil du partenaire.
« Il y a depuis une vingtaine d’années, explique le Dr Mireille Dubois-Chevalier, chez les femmes, une volonté de mieux prendre en compte le partenaire, d’avoir une sexualité plus satisfaisante pour lui ». De façon beaucoup plus anecdotique, les femmes consultent pour anorgasmie, dysorgasmie, anhédonie (insensibilité au plaisir), anaphrodisie.

L’époque des hommes atterrés

« Les hommes se plaignent de façon très fréquentes d’éjaculation trop rapide, de troubles de l’érection ponctuels ou prolongés après une chirurgie de la prostate par exemple » poursuit le Dr Mireille Dubois-Chevalier. Dans la majorité des cas, les causes organiques du symptôme ont été écartées par le médecin généraliste, le gynécologue ou l’urologue.
« Le suivi ne dépend pas du tout du symptôme, reprend le Dr Mireille Dubois-Chevalier mais de la personne, de la rencontre?; certaines structures de personnalité peuvent être un frein pour commencer une consultation. Côté patients, il faut que ce soit aussi une rencontre, et quel que soit le symptôme, que la relation évolue vers une psycho(sexo)thérapie ou parfois vers une prise en charge du couple. »
L’arrivée du sildénafil a été bénéfique dans le sens où elle a allégé la relation thérapeutique?; le fait qu’il y ait une solution médicamenteuse a rendu la consultation plus légère là où il y a des années les hommes étaient atterrés, précise Mireille Dubois-Chevalier. « Les hommes consultent également pour des motifs d’insatisfaction dans le couple, pour mettre ou remettre leur partenaire dans la sexualité. »

Une démarche encore difficile

Il faut garder à l’esprit que c’est une démarche difficile?; parfois de longues années se sont écoulées entre l’envie d’aller consulter et le premier rendez-vous. Beaucoup amorcent une consultation qui sera sans suite?; certains se sentent honteux et gênés. « Ces difficultés à consulter font que nous sommes rarement sollicités pour des motifs " farfelus ", il y a chaque fois une souffrance, explique Mireille Dubois-Chevalier. Il m’est arrivé, en revanche, de devoir répondre à des hommes qui venaient chercher " la bénédiction " pour nouer une relation extraconjugale?; ils demandent l’assentiment du sexologue. »
Enfin, « les couples consultent souvent ensemble pour améliorer leur relation intime, parfois pour la créer, ou la rendre plus facile, ou pour éviter les conflits ». La sexualité est aussi un prétexte pour consulter ensemble et débuter ce qui s’apparente plus à une psychothérapie de couple, une recherche de communication.



Source: Le Quotidien du Médecin


b76 Labiaplastie : le boom de la chirurgie intime..

Dans les hôpitaux britanniques, le nombre de labiaplasties a été multiplié par cinq en cinq ans. Certaines filles qui en font la demande sont à peine âgées de 11 ans.
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La labiaplastie est une intervention de chirurgie plastique sur les grandes lèvres et/ou les petites lèvres, ces replis externes de la peau qui entourent les structures de la vulveLe procédé consiste à réduire les lèvres étirées.
Face à l’ampleur du phénomène, un organisme caritatif a réalisé un court-métrage animé pour expliquer les raisons qui amènent les patientes à la pratiquer ( voir la vidéo sur vimeo.com).

Source: egora.fr


b75 Le partenaire amoureux et douleur vulvovaginale.

Les hommes qui exprimeraient un soutien de type surprotecteur, beaucoup d'attention et d'empathie envers leur partenaire souffrant de douleur vulvovaginale chronique pourraient soit causer plus de douleur chez elle, soit augmenter la satisfaction sexuelle de celle-ci.
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Les femmes qui ont participé à l'étude menée par l'Université de Montréal et le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal sont atteintes d'une condition appelée vestibulodynie provoquée. Cette condition, qui touche 12 % des femmes préménopausées, peut perturber le fonctionnement sexuel ainsi que diminuer le désir, l'éveil et la satisfaction sexuels, la capacité d'atteindre un orgasme et la fréquence des rapports sexuels.

« Un partenaire trop soucieux peut amener une femme à éviter d'avoir des relations ou exacerber la douleur de cette dernière en amplifiant son anxiété, son hypervigilance et ses pensées négatives à propos de la douleur; par conséquent, cette attitude augmente la douleur lors des rapports sexuels, affirme l'auteure principale, la chercheuse Natalie O. Rosen, détentrice d'une bourse de perfectionnement postdoctoral en psychologie de l'Université de Montréal. Si un homme évite d'avoir des relations sexuelles avec une partenaire souffrant de vestibulodynie provoquée, il peut alors intensifier chez elle l'évaluation négative de la douleur, ce qui peut augmenter cette dernière lors des rapports. »

Par ailleurs, les chercheurs ont découvert que les femmes atteintes de vestibulodynie provoquée dont le partenaire est plus compatissant ont une plus grande satisfaction sexuelle. « Il est probable que les femmes interprètent la délicatesse de leur partenaire comme une plus grande preuve de sensibilité et compréhension envers leur douleur lors de l'acte sexuel, ce qui entraîne une plus grande satisfaction », selon Mme Rosen.

Pour les couples touchés par la vestibulodynie provoquée, la clé pour réduire la douleur et stimuler la satisfaction sexuelle est peut-être d'éviter les rapports vaginaux, sans s'abstenir complètement de l'activité sexuelle. « Les couples peuvent se concentrer sur des pratiques sexuelles stimulantes autres que la pénétration ou sur les bienfaits sur le plan émotionnel de l'activité sexuelle, comme l'intimité et les rapprochements », affirme la chercheuse.

Dans le cadre de l'étude, 191 couples hétérosexuels touchés par la vestibulodynie provoquée ont complété des questionnaires portant sur cette problématique. Ensuite, ils ont pu consulter une sexologue pendant 30 minutes au téléphone au sujet de la vestibulodynie provoquée.

« Cette étude contribue à mieux nous faire comprendre l'importance de la façon dont les couples communiquent à ce sujet, en prédisant la douleur et la satisfaction sexuelle de la femme, affirme Sophie Bergeron, professeure de psychologie à l'Université de Montréal. Plus l'homme est préoccupé à l'excès par la douleur de sa partenaire, du point de vue de cette dernière et de celui-ci, plus l'intensité de la douleur peut augmenter lors des rapports.

Les résultats de notre étude peuvent contribuer à élaborer des interventions psychologiques ciblées pour aider les couples qui font face à la vestibulodynie provoquée. »

En savoir plus

À propos de la vestibulodynie provoquée :
La vestibulodynie provoquée entraîne une dysfonction sexuelle significative, une détresse psychologique et une qualité de vie réduite. Cette condition, pour laquelle il n'existe pas de conclusions apparentes pertinentes ou de troubles neurologiques identifiables sur le plan clinique, est caractérisée par une affection ou une sensation de brûlure au vestibule. Cette condition chronique et récurrente provoque des douleurs vulvovaginales qui sont déclenchées principalement par les contacts sexuels, mais qui peuvent être ressenties également par l'insertion d'un tampon et lors d'un examen gynécologique.

Partenaires de recherche : Cette étude a été financée par le Fonds québécois de recherche sur la société et la culture et les Instituts de recherche en santé du Canada.

À propos de l'étude :
L'article « Woman and Partner-Perceived Partner Responses Predict Pain and Sexual Satisfaction in Provoked Vestibulodynia (PVD) Couples », publié dans The Journal of Sexual Medicine, a été écrit par Natalie O. Rosen, Sophie Bergeron, Bianca Leclerc, Bernard Lambert et Marc Steben de l'Université de Montréal et du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal.

Source :informationhospitaliere.com


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J Sex Med. 2010 Nov;7(11):3715-24. doi: 10.1111/j.1743-6109.2010.01957.x.
Woman and partner-perceived partner responses predict pain and sexual satisfaction in provoked vestibulodynia (PVD) couples.
Rosen NO, Bergeron S, Leclerc B, Lambert B, Steben M.
Source

Department of Psychology, Université de Montréal, Montréal, Québec, Canada. natalie.rosen@umontreal.ca

Abstract
INTRODUCTION:
Provoked vestibulodynia (PVD) is a highly prevalent vulvovaginal pain condition that results in significant sexual dysfunction, psychological distress, and reduced quality of life. Although some intra-individual psychological factors have been associated with PVD, studies to date have neglected the interpersonal context of this condition.

AIM:
We examined whether partner responses to women's pain experience-from the perspective of both the woman and her partner-are associated with pain intensity, sexual function, and sexual satisfaction.

METHODS:
One hundred ninety-one couples (M age for women=33.28, standard deviation [SD]=12.07, M age for men=35.79, SD=12.44) in which the woman suffered from PVD completed the spouse response scale of the Multidimensional Pain Inventory, assessing perceptions of partners' responses to the pain. Women with PVD also completed measures of pain, sexual function, sexual satisfaction, depression, and dyadic adjustment.

MAIN OUTCOME MEASURES:
Dependent measures were women's responses to: (i) a horizontal analog scale assessing the intensity of their pain during intercourse; (ii) the Female Sexual Function Index; and (iii) the Global Measure of Sexual Satisfaction Scale.

RESULTS:
Controlling for depression, higher solicitous partner responses were associated with higher levels of women's vulvovaginal pain intensity. This association was significant for partner-perceived responses (ß=0.29, P<0.001) and for woman-perceived partner responses (ß=0.16, P=0.04). After controlling for sexual function and dyadic adjustment, woman-perceived greater solicitous partner responses (ß=0.16, P=0.02) predicted greater sexual satisfaction. Partner-perceived responses did not predict women's sexual satisfaction. Partner responses were not associated with women's sexual function.

CONCLUSIONS:
Findings support the integration of dyadic processes in the conceptualization and treatment of PVD by suggesting that partner responses to pain affect pain intensity and sexual satisfaction in affected women.

© 2010 International Society for Sexual Medicine.


b74 VIH : quelle vie sexuelle pour les adultes infectés dans leur enfance ?

Quel est le devenir des enfants infectés pendant la grossesse de leur mère ou dans la petite enfance aujourd’hui devenus adultes ? C’est l’objet d’une cohorte de l’ANRS qui étudie près de 200 jeunes garçons et filles âgés de 18 à 25 ans et vivant avec le VIH depuis l’enfance.
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Les premiers résultats de cette cohorte, rendus publics à la 19e Conférence internationale sur le sida, mettent en lumière la difficulté de maintenir la prévention après le premier rapport sexuel. La transition vers l’âge adulte d’adolescents infectés par le VIH au moment de la naissance est souvent une « période de vulnérabilité particulière vis-à-vis de la prise en charge de l’infection, pouvant conduire au rejet des traitements et du suivi médical », notent les chercheurs. Ces jeunes, qui quittent le service pédiatrique dans lequel ils étaient suivis pour un service de médecine d’adultes sont, par ailleurs, souvent marqués par une histoire familiale difficile, avec le décès d’un de leurs parents. Ils vont « initier leur vie sexuelle et amoureuse avec le risque de transmettre le VIH à leur(s) partenaire(s) ».

La cohorte ANRS CO19 Coverte, mise en place en France en 2010, comprend à ce jour, 193 jeunes hommes et femmes, tous infectés par voie périnatale ou pendant la petite enfance. Ils sont âgés aujourd’hui de 18 à 25 ans, et étaient suivis, pour un tiers d’entre eux, depuis l’enfance dans le cadre de la cohorte ANRS CO10 « Enquête Périnatale Française ». La cohorte Coverte est, à ce jour, « la cohorte active la plus importante en Europe sur cette population ». Le suivi des patients associe des auto-questionnaires, portant sur les habitudes de vie et des questionnaires annuels médicaux, remplis par les médecins. Ces données sont complétées par des prélèvements biologiques.

Un relâchement sur l’usage du préservatif

Les premiers résultats, qui portent sur l’entrée dans la sexualité, concernent 125 personnes (60 % sont des femmes) de la cohorte ANRS CO19 Coverte. L’âge médian est de 21 ans à l’inclusion, 87 % d’entre eux sont de nationalité française et 55 % titulaires d’un diplôme supérieur ou égal au baccalauréat. Presque tous (119) sont traités par multithérapie d’antirétroviraux, dont un quart par des traitements associant des nouvelles molécules : inhibiteurs de CCR5 et anti-intégrases. La charge virale est détectable chez 30 % d’entre eux alors que plus de la moitié d’entre eux ont un nombre de CD4? 500 c/mm3 et ont donc une reconstitution immunitaire.

Selon les réponses apportées par les jeunes, il apparaît que près de 80 % d’entre eux avaient déjà eu un rapport sexuel au moment de l’inclusion, l’âge médian au premier rapport étant de 17 ans, âge similaire à celui retrouvé dans la population générale. Un préservatif, seul ou en combinaison avec un autre moyen de contraception, a été utilisé par 98 % des jeunes lors du premier rapport sexuel, et par 90 % d’entre eux au dernier rapport. En revanche, 53 % des femmes et 16 % des hommes rapportaient avoir eu au moins un rapport sexuel sans préservatif au cours des 12 derniers mois. Ces proportions sont nettement plus faibles (respectivement 9 % et 12 %) lorsqu’on analyse les questionnaires remplis par les médecins qui tendent à sous-estimer ces pratiques à risque. La non-utilisation de préservatif apparaît peu corrélée avec le niveau de charge virale.

? * La cohorte ANRS CO19 Coverte est coordonnée au sein de l’équipe « Épidémiologie du VIH et des IST » INSERM U1018, CESP sous la responsabilité de Nelly Briand. Les investigateurs principaux sont Josiane Warszawski, Inserm U1018, et Jean-Paul Viard, Hôtel-Dieu, Paris.

Source :lequotidiendumedecin.fr


b73 Un anneau vaginal pour se protéger du sida.

Selon des experts, les femmes sont largement plus touchées que les hommes par le sida dans le monde. Dans ce sens, un nouveau dispositif vaginal pour protéger les femmes du sida va être testé en Afrique, a annoncé à Washington le Dr Carl Dieffenbach, du National Institutes of Health.
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Sous la forme d'un anneau en silicone imprégné d'un médicament contre le sida, ce dispositif devrait entraver la transmission du virus aux femmes lorsque leur partenaire n'utilise pas de préservatif. Efficace durant un mois, l'anneau libérera progressivement un anti-VIH appelé dapivirine.

Lors d'une étude préliminaire, ce nouveau moyen de protection avait montré qu'il était efficace et moins contraignant que les gels vaginaux précédemment développés. De plus, les résultats avaient montrés moins d'effets secondaires qu'avec un traitement préventif par voie orale. Les tests sur les animaux avaient quant à eux établi qu'il n'y avait pas d'effet sur le fœtus si une grossesse était déclarée en présence de l'anneau.

Le National Institutes of Health (NIH) va maintenant étendre ses recherches en testant l'anneau sur 3 500 femmes au Malawi, en Afrique du Sud, en Ouganda, en Zambie et au Zimbabwe. Elles seront réparties en deux groupes, l'un recevant un dispositif actif et l'autre un placebo. Selon le NIH, le but est de monter une efficacité d'au moins 60 %.

Selon l'ONUSIDA, 63 % des jeunes de 15 à 24 ans vivant avec le VIH dans le monde sont des femmes, deux fois plus que les hommes du même âge. 1,2 million de femmes et de jeunes filles ont été infectées en 2011, en majorité dans les pays en développement.

Source :egora.fr


b72 Un kit de dépistage sérologique individuel pour le VIH.

Interviewée hier sur France 2 dans l’émission matinale « Les 4 Vérités », la ministre de la Santé a réagi à la mise en vente libre sur le sol américain d’un test salivaire de dépistage du sida.
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Le « OraQuick », fabriqué par l’entreprise « OraSure Technologies », a été autorisé début juillet par la Food and Drug Administration américaine (FDA). Il sera mis en vente libre, sans aucune supervision médicale, à partir d'octobre dans plus de 30 000 points de distribution aux Etats-Unis. Le procédé employé est on ne peut plus simple : l’utilisateur collecte un échantillon de salive en frottant un tampon sur ses gencives et en le plaçant ensuite dans un récipient ad hoc. Le résultat est obtenu au bout de 20 à 40 minutes.

D’après un essai clinique mené par le fabricant, ce test permettrait de détecter avec succès une infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans 92 % des cas, soit légèrement au-dessous du seuil de 95 % de sensibilité recommandé par la FDA. Dans un communiqué, la FDA précise qu’un résultat négatif n'est donc pas une garantie absolue de non-contamination, notamment si la personne testée a été infectée au cours des trois mois précédents.La spécificité du test est bien meilleure (99,98 %) puisqu'avec le « OraQuick », on ne compterait qu’un faux positif pour 5 000 résultats de tests individuels.

Les autorités américaines estiment que l’autorisation de mise sur le marché se justifie par la simplicité d’utilisation d'un test qui constitue un moyen efficace pour freiner le nombre des nouvelles infections. « Savoir si on est infecté ou non est un facteur important pour assurer le succès des efforts visant à empêcher la propagation du VIH », souligne à ce sujet le Dr Karen Midthun, directrice du centre d'évaluation biologique et de recherche de la FDA. L'agence juge que cet examen a le potentiel d'identifier un nombre important de séropositifs non diagnostiqués, surtout dans les groupes à risque qui ne se font que rarement tester. Mais le prix d’achat du « OraQuick », qui reste encore à déterminer, pourrait compliquer son accessibilité au plus grand nombre. Le prix de gros est actuellement de 17 dollars et les marges des distributeurs ne peuvent que de le faire augmenter.

Interrogée sur la possibilité de commercialiser le test en France, Marisol Touraine a émis (de façon attendue) plusieurs réserves. « Cela peut être un choc d’apprendre sa séropositivité seul chez soi » a expliqué la ministre, ajoutant que sa « volonté c'est que les malades puissent être accompagnés » lors du dépistage et « soignés ensuite » (un minimum !). Elle a précisé avoir demandé au Comité consultatif national d'éthique et au Conseil national du sida leur avis sur cette question et indiqué qu'une décision devrait être prise dans quelques mois. Actuellement on compterait en France près de 6700 nouvelles contaminations par an.

Source :Jim.fr


b71 La FDA approuve un traitement préventif contre le VIH.

Le Truvada (FTC+TDF) faisait déjà partie de l'arsenal thérapeutique des trithérapies proposées aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH) mais pour la première fois la FDA autorise son utilisation dans la prophylaxie pré-exposition (PPrE) dans le but de protéger une personne non encore infectée par le VIH.
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Le Dr Debra Birnkrant de la FDA rajoute toutefois lors d'une conférence de presse que "Nous tenons à souligner que cette nouvelle stratégie doit s'accompagner d'une éducation tentant de limiter les pratiques à risque et d'une poursuite du dépistage sérologique de l'infection par VIH. Le Truvada ne doit pas être utilisé comme seul moyen de prévention."

Deux études cliniques majeures ont amené à cette décision des autorités sanitaires américaines:

- dans l'étude iPrEx, parmi 2499 patients, masculins ou transsexuels masculins, ayant des relations sexuelles à haut risque avec d'autres hommes, ceux ayant pris du Truvada en prévention ont eu une diminution de 42% du risque de contracter le VIH. Aucun éléments n'a de plus permis de démontrer que la prise préventive de ce traitement diminuait la vigilance quand aux pratiques à risque, bien que les sujets de n'avaient pas connaissance de ce qu'il prenaient (principe actif vs placebo).
- l'étude Partners PrEP, s'adressait à 4,758 couples hétérosexuels sérodiscordants. La prise de Truvada en pré-exposition a réduit le risque de transmission de 75%.

Retenons cependant que dans des conditions de prise tout venant on ne peut préjuger si les personnes qui prendront du Truvada en pré-exposition modifieront ou non leurs attitude en matière de pratiques à risque telles que des rapports sexuels non protégés et/ou avec partenaires multiples.
Enfin il faut souligner que la prise de Truvada dans cette optique devra être quotidienne afin d'avoir le pouvoir potentiel de stopper la contamination. C'est en tout cas le schéma adopté dans les essais cliniques. Si tel n'était pas le cas il se pourrait que les personnes prenant le traitement de façon aléatoire et se contaminant voient apparaitre l'émergence d'une résistance de leur population virale, qu'elles pourraient éventuellement transmettre à d'autres personnes.

Source :Webmd.com


b70 Les jeunes homosexuels moins volages mais pas plus prudents.

Parmi les sujets de préoccupation évoqués lors de la conférence internationale sur le Sida qui se tient actuellement à Washington, beaucoup concernent la situation des homosexuels, notamment dans les pays les plus riches.
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On assisterait en effet dans cette population à une nette reprise des comportements à risque ayant entraîné une recrudescence de l’épidémie. Cette tendance se confirmera-t-elle dans les années à venir ? Les résultats du dernier « Net Gay Baromètre » publiés dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) qui dressent le « portrait » des jeunes homosexuels de moins de 25 ans pourraient permettre en partie de répondre à cette question.

Plus souvent en couple… mais aussi plus souvent adeptes de la prostitution.

L’analyse des 3 003 questionnaires exploités (sur un total de 24 292 réponses émanant d’homosexuels de tout âge) révèle en effet que les jeunes homosexuels se placent moins souvent dans des situations susceptibles de favoriser le risque d’exposition au VIH. Ainsi, par rapport à leurs aînés, ils sont moins nombreux à fréquenter les lieux de rencontres « sexuelles », boudent plus souvent les aventures anonymes et déclarent un nombre moindre de partenaires occasionnels. Ainsi, seuls 28,6 % des jeunes hommes de moins de 25 ans ont déclaré avoir eu plus de dix partenaires au cours des douze derniers mois contre 39,6 % des plus de 25 ans.

Corollaire de cette première tendance, les moins de 25 ans indiquaient plus souvent être «dans une relation stable » (62,9 % vs 54,7 %). Cette « stabilité » ne signifie cependant pas nécessairement que les jeunes hommes prennent toujours moins de risques. Ainsi, la part d’homosexuels indiquant avoir eu au cours des douze derniers mois une pénétration anale non protégée avec un partenaire « occasionnel » est la même (quatre sur dix) quel que soit l’âge du répondeur. Par ailleurs, l’enquête met à jour des pratiques d’échanges sexuels tarifés bien plus fréquents chez les jeunes que chez les plus âgés (10,2 % chez les moins de 25 ans, contre 3 % chez les plus de 25 ans).

Source: jim.fr


b69 Cancer de la prostate : le pouvoir métastatique déterminé par SPDEF.

La prise en charge du cancer de la prostate est déterminée par le potentiel évolutif de celui-ci et notamment par le risque métastatique. Une analyse histologique des fragments biopsiques et la surveillance clinique et radiologique déterminent actuellement les modalités de cette prise en charge.
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Une récente découverte pourrait permettre d’améliorer le processus d’évaluation du pouvoir métastatique d’un cancer de la prostate, lequel serait largement conditionné par un facteur de transcription, le SPDEF.

Joshua J.Steffan et coll. (Université du Colorado, Denver, USA) publient dans la revue Journal of Biological Chemistry les résultats de travaux portant sur l’analyse de cellules prostatiques malignes et leur capacité à migrer via la circulation sanguine jusqu’à de nouveaux sites et y développer des métastases. Si cette migration n’est pas influencée par le SPDEF, un facteur de transcription, en revanche, la capacité de ces cellules à survivre durablement et à se multiplier sur de nouveaux sites n’est possible qu’en présence de SPDEF. Ce facteur de transcription agit notamment en conditionnant la production de deux protéines de la famille des MMP (métalloprotéinases matricielles), MMP9 et MMP13, lesquelles agissent selon les auteurs comme des « agents dissolvants » au niveau des tissus colonisés par les cellules malignes migratrices. La surexpression de SPDEF déprime la production de ces deux MMP si bien qu’elles ne sont pas produites en quantités suffisantes pour permettre aux cellules malignes de « faire leur nid » et de produire des métastases conditionnant le pronostic vital.

Cette découverte est doublement importante. D’abord, elle peut permettre d’aider les cliniciens à optimiser leur stratégie thérapeutique, un cancer de la prostate exprimant le facteur de transcription SPDEF n’ayant pas de potentiel métastatique. Autre conséquence de cette découverte : si les chercheurs parviennent à réguler l’expression de ce facteur de transcription, notamment par thérapie génique, le pouvoir métastatique de certains cancers de la prostate pourrait être neutralisé. Source :egora.fr


b68 Virginité : les médecins face au retour des traditions.

Si les tests de virginité semblent être une pratique d’un autre temps, lors de la saison des mariages, les médecins français doivent faire face à ce type de demande.
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Une requête qu’ils sont nombreux à refuser pour objection de conscience. Certains chirurgiens proposent aux jeunes femmes d’avoir recours à l’hyménoplastie.Une opération qui permet à celles qui ont déjà eu des rapports sexuels de faire illusion lors de leur nuit de noces et d’éviter l’humiliation.

“Il y a quelques jours, une patiente de 23 ans est venue me demander un certificat de virginité en vue d’un mariage”. Pour la première fois de sa carrière, la généraliste Docfanny a dû répondre à cette demande. Surprise par la requête, elle a aussitôt demandé conseil à ses confrères présents sur le réseau social Twitter. A l’unanimité, ses “amis TwitDocs” lui ont conseillé de refuser. Ce qu’elle a fait pour “objection de conscience”.

Convictions

“Je lui ai dit que je ne m’en sentais pas capable. Sur le plan médical, faire un certificat de virginité n’a pas vraiment de valeur. L’hymen peut avoir été brisé pour de multiples raisons. Certaines femmes naissent même sans hymen. Je lui ai donc expliqué tout cela” témoigne la praticienne avant d’ajouter que “Dans ces situations on n’est plus totalement dans le médical, mais plutôt dans les convictions. Personnellement, cela me dérange et me choque. La question à se poser est jusqu’où respecter les convictions des patients ?”

Pour le président du collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), le Pr Jacques Lansac, “le Conseil national de l’Ordre des médecins considère que, n’ayant aucune justification médicale et constituant une violation du respect de la personnalité et de l’intimité de la jeune femme (...), un tel examen ne relève pas du rôle du médecin. Celui-ci doit donc refuser la rédaction d’un tel certificat qui nous paraît contraire à la dignité de la femme. L’attitude qui consisterait à ne pas examiner la jeune femme et à certifier qu’elle est vierge, ou à certifier qu’elle est vierge alors qu’elle ne l’est pas est une faute, car le Code pénal (articles 441-7 et 441-8) sanctionne le “faux certificat” (c’est-à-dire celui qui atteste les faits médicaux dont le rédacteur sait qu’ils sont inexacts), même si le contenu du certificat ne procure aucun bénéfice à l’utilisateur. Le Code de déontologie se montre très ferme sur les certificats dits de complaisance, car tout certificat médical doit être un document objectif (article 28).” En revanche, “la situation est tout autre lorsque l’examen est effectué à des fins médico-légales”.

Lapidée

Aucune religion n’oblige à prouver sa virginité avant le mariage. “C’est une coutume et non une nécessité. Ce n’est pas écrit dans le Coran” souligne Marie-Hélène Bayle, responsable de la formation continue à l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman. Pour Pierre Lory, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études et spécialiste de la pensée musulmane, “cette coutume est assez courante et n’a rien d’exceptionnel dans les pays ou dans les milieux musulmans. Pour conclure un mariage, la famille du marié demande un certificat de virginité à la future épouse. S’il s’avère que cette dernière a eu des relations sexuelles avant le mariage, c’est considéré comme un adultère. Dans certains pays musulmans, elle peut être flagellée, voire lapidée ”.

Il est bien entendu très rare que ces sanctions soient appliquées en France. En revanche, dans son cabinet, Docfanny constate que la virginité prend une place de plus en plus importante dans la vie des femmes. “La patiente venue me voir pour son certificat de virginité m’a expliqué vouloir le faire alors que personne ne le lui avait demandé. C’était important pour elle de le prouver. Je trouve qu’on assiste à une sorte de retour en force du mythe de la virginité. J’ai énormément de patientes d’environ 25 ans qui n’ont jamais eu de rapports sexuels” déclare la jeune généraliste.

Pour celles qui ont déjà eu des rapports sexuels mais qui doivent faire face au poids des traditions, une opération chirurgicale leur permet d’éviter l’humiliation. Il s’agit de l’hyménoplastie. Le Dr Grégory Staub pratique ce type d’opération à l’Institut européen de chirurgie esthétique et plastique de Boulogne-Billancourt. Il constate une recrudescence des demandes lors de la saison des mariages. “Les mois de juin et juillet, il y a un peu plus de demandes. Nous pouvons faire 2 à 10 hyménoplasties par semaine. Le reste du temps, la demande est très irrégulière” note-t-il.

Nouveau départ

Lorsqu’elles arrivent à la clinique pour demander à se faire opérer, les jeunes femmes sont souvent “honteuses”. Elles n’ont qu’une “obsession” : “que ça saigne” lors de la nuit de noces. “Mon travail est de donner l’illusion que l’hymen vient juste d’être rompu, alors qu’on ne saigne pas forcement lorsque l’on perd sa virginité. Je referme donc l’orifice vaginal au maximum, pour que ça puisse saigner” explique le chirurgien. L’opération dure une vingtaine de minutes. Elle peut être pratiquée sous anesthésie locale ou générale pour un montant d’environ 2 000 euros. “Une fois l’intervention passée, elles veulent l’oublier” confie le Dr Staub. La plupart des patientes qui recourent à l’hyménoplastie sont des jeunes femmes qui souhaitent être vierges en vue de leur mariage. Cependant, certaines patientes décident de se faire opérer suite à un viol ou pour un nouveau départ après une relation difficile.

Pour les jeunes femmes qui ne pourraient débourser 2 000 euros pour retrouver leur virginité, d’autres méthodes existent pour obtenir la fameuse tache de sang sur le drap immaculé. En 2010, une société chinoise avait fait scandale en Egypte en commercialisant un hymen en plastique pour la somme de 26 dollars. Il s’agissait en fait d’une petite poche en plastique remplie d’un liquide rouge !

Source :egora.fr


Août 2012


b67 Harcèlement sexuel : une nouvelle définition et des peines plus lourdes.

Examiné en procédure accélérée, le projet de loi relatif au harcèlement sexuel a été adopté le 12 juillet à l’unanimité par les sénateurs.
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Ce textedéfinit en son article premier le harcèlement sexuel comme « le fait d’imposer à une personne de façon répétée, des propos ou agissements à connotation sexuelle qui, soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son égard une situation intimidante, hostile ou offensante ».
Le projet de loi assimile également au harcèlement sexuel « le fait, même non répété, d’user d’ordres de menaces, de contraintes ou de toute autre forme de pression grave, dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers ».

Circonstances aggravantes

Ces faits sont passibles de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 EUR d’amende, voire de trois ans et 45 000 EUR en cas de circonstances aggravantes : abus d’autorité ; victime mineure de 15 ans ; situations de vulnérabilité apparentes ou connues de l’auteur liées à une maladie, à une infirmité, une déficience physique ; état de grossesse ; vulnérabilité ou dépendance de la victime résultant de la précarité de sa situation économique ou sociale ; faits de harcèlement impliquant plusieurs personnes en tant qu’auteurs ou complices.
Le projet de loi punit également d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 3 750 EUR le fait de discriminer une personne ayant subi ou refusé de subir le harcèlement. Un amendement adopté en séance inclut la discrimination envers les transsexuels dans la liste des discriminations punies par le code pénal.

Campagne d’information

Le projet de loi doit maintenant être examiné le 24 juillet prochain à l’Assemblée nationale sous la même procédure d’urgence (une seule lecture en chambre), avant une possible discussion en commission mixte paritaire (CMP). La ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a promis jeudi le lancement à l’automne d’une « grande campagne d’information et de sensibilisation » sur le harcèlement sexuel après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi. La ministre a par ailleurs accepté le principe de la création d’un Observatoire national des violences envers les femmes.

Source : Le Quotidien du Médécin



b66 Mise sur le marché d'un nouvel IPDE5 : avanafil.

Le Stendra, de la compagnie Vivus Inc., appartient à la même classe thérapeutique que les trois autres molécules déjà sur le marché (Viagra, Cialis et Lévitra) et pourrait concerner les 30 millions d'américains estimés porteurs d'une dysérection.
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L'offre thérapeutique se trouve ainsi potentiellement élargie et pourrait permettre, selon certains, une prescription plus ciblée en fonction des besoins de chacun. Chez certains participants à une étude clinique le traitement a démontré un début d'efficacité au bout de 15 mn et sa durée d'action pouvait perdurer jusqu'à 6 heures après la prise.

Au cours de ces essais thérapeutiques, 77% des patients présentant une dysfonction érectile obtenaient une érection versus 54% de ceux prenant un placebo de contrôle. Parmi les hommes porteur d'un diabète, le taux d'obtention d'érection sous avanafil était de 63% vs 42% sous placebo. En terme de pénétration, cette dernière était possible dans 57% des cas sous avanfil (vs 27% sous placebo) dans la population générale étudiée et dans 40% (vs 20% pour le placebo) dans la population diabétique.

Les principaux effets secondaires retrouvés étaient similaires à ceux rencontrés lors de la prise des autres IPDE5: céphalées, flush, congestion nasale et douleurs dorsales. Une érection supérieure ou égale à quatre heures était rarement observée. D'autres effets iatrogènes ont été rarement observés: modification des couleurs perçues, perte subite de la vision ou de l'audition, ces deux derniers cas nécessitant une consultation d'urgence.

Comme pour les autres molécules de la famille, l'avanafil est contre-indiqué chez les patients prenant des dérivés nitrés ou à la fonction cardiaque précaire. Les précautions d'emploi restent également les mêmes.

Source:WebMD.


b65 Hyperthyroïdie et Dysfonction Érectile.

L'hyperthyroïdie serait selon certaines recherches un facteur de risque de la dysfonction érectile. On estime ainsi que 60% des hommes porteurs d'un hyperthyroïdisme présenteraient une difficulté érectile.
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L'hyperthyroïdie se traduit par une production excessive d'hormones thyroïdiennes entrainant une perte de poids, une fatigue, une tachycardie, l'apparition d'une anxiété et des sueurs. Pour le Dr. Giovanni Corona de l'université de Florence dans un article à paraitre: "Bien que différents indices nous laissait penser que la DE est fréquente chez les hyperthyroïdies masculines ce fait n'a jamais été étudié en lui-même. Nous avons démontré pour la première fois sur deux échantillons d'étude qu'il existe une forte corrélation entre ces deux pathologies".

Cette étude, menée par une équipe de chercheurs européens, comportait deux groupes de patients. Le premier groupe, provenant de l'European Male Aging Study (EMAS), comportait 3,370 hommes recrutés dans 8 pays européens. Le deuxième groupe incluait 3,203 hommes hétérosexuels, traités pour dysfonction sexuelle aux consultations externes d'Andrologie et de Médecine Sexuelle de l'université de Florence (UNIFI).

La TSH (thyroid stimulating hormone), contrôlant la production hormonale de la thyroïde, était dosée dans les deux groupes d'hommes ainsi que la fraction libre de la thyroxine (FT4), représentant l'hormone circulante la plus active. Des 6,573 participants, 16 présentaient un hyperthyroïdisme (caractérisé par une TSH basse associée à de fort taux de FT4). Dans le groupe EMAS, les hommes présentant un hyperthyroïdisme avait un risque 14 fois supérieur de présenter une dysérection que les homes qui n'avait pas de perturbation thyroïdiennes. Dans le groupe de UNIFI, les hommes ayant une hyperactivité thyroïdienne présentaient un risque 16 fois supérieur d'avoir une difficulté érectile par comparaison aux autres sujets. Les chercheurs ont de plus démontré que le risque d'apparition d'une DE était inversement proportionnel aux taux sériques de TSH. En revanche, les patients souffrant de DE ne présentaient pas de sur-risque de développer un hyperthyroïdisme que ceux n'en présentant pas.

Les auteurs de l'étude recommandent de rechercher une éventuelle dysérection chez les patients hyperthyroïdiens. Des recherches ultérieures devraient s'attacher à démontrer par quel mécanisme d'action les hormones thyroïdiennes affecte la fonction érectile et à évaluer dans quelle mesure la prise en charge thérapeutique d'un dérèglement hormonal pourrait améliorer la fonction sexuelle de ces hommes. Ces résultats ont été présentés à l' International Congress of Endocrinology and European Congress of Endocrinology qui s'est tenu à Florence, Italie. Ils ont également été publiés dans International Journal of Andrology.

Source: ISSM Newsletter - International Congress of Endocrinology/European Congress of Endocrinology, “Hyperthyroidism linked to erectile dysfunction”. (Press release. May 9, 2012)



b64 Le nombre d'avortements se stabilise en France.

Après une dizaine d’années de hausse, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse est stable en France depuis 2006. D’après une étude de la Drees, le service statistique des ministères sociaux, 225 000 avortements ont été pratiqués en 2010, dont 13 100 en Outre-mer.
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« L'évolution quasi parallèle du nombre d'IVG et du nombre de naissances observée depuis vingt ans se poursuit, traduisant une relative stabilité de la propension à interrompre une grossesse » commente le rapport. Au cours des dernières années, on a ainsi dénombré environ 800 000 naissances par an pour 200 000 avortements.

En 2010, le recours à l'IVG en métropole a concerné 14,7 femmes âgées de 15 à 49 ans pour 1 000 (et 15,1 pour la France entière). Ce sont les jeunes âgées de 20 à 24 qui ont le plus recours à l'avortement. Il concerne 27 femmes sur 1 000 dans cette tranche d’âge, alors que les taux varient de 22 à 24 IVG pour 1 000 femmes dans les tranches d’âge voisines. Quinze femmes de moins de 20 ans sur 1 000 ont subi une IVG en 2010, soit près de 29 000 patientes. Ce nombre est identique chez les femmes entre 35 et 39 ans. Le taux de recours chez les mineures est stable depuis plusieurs années, légèrement au-dessus de 10. Au-delà de 40 ans, les taux sont beaucoup plus faibles, avec 6 IVG pour 1 000 femmes âgées de 40 et 44 ans.

Les écarts régionaux perdurent, avec des taux plus élevés qu’ailleurs dans le Languedoc-Roussillon (18,7), en Ile-de-France (18,6), en Corse (19,4) et en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (21,7).

La part des IVG pratiquées avec la méthode médicamenteuse continue de progresser (54 %).
L’enquête révèle également un report des IVG de l'hôpital vers les cabinets libéraux, qui réalisent désormais 12,1 % des avortements. Pourtant le désengagement du secteur privé s’accroît en raison du manque de rentabilité de l’acte. La part du public est ainsi passée de 65 % en 1995 à 70 % en 2005 pour atteindre 77 % depuis 2008. Enfin, seulement 0,6 % des IVG sont pratiquées en centre de santé, de planification ou d'éducation familiale.

Si le nombre d'avortements en France est stable, le nombre des établissements de santé qui l'exercent tend, lui, à se raréfier. En 2010, 571 établissements déclaraient une activité d'IVG en métropole, contre 588 en 2009.
Source: jim.fr.


b63  Facteurs climatiques et torsion du cordon spermatique: Quels liens ?

La torsion du cordon spermatique, souvent dite torsion testiculaire (TT), touche environ 1 homme sur 4 000 avant l’âge de 25 ans et cette incidence est augmentée par des antécédents de cryptorchidie.
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Un délai de plus de 6 h et surtout de plus de 24 h augmente le risque de perdre la glande, soit que l’ischémie contraigne à sa résection, soit que l’atrophie survienne alors qu’on a cru pouvoir la conserver.

Plusieurs auteurs ont attiré l’attention sur la recrudescence des TT pendant la saison des frimas, en corrélant le risque avec la température et le degré d’humidité, mais d’autres ont nié cette relation.

Pour en avoir le cœur net, ces auteurs taïwanais ont effectué une étude à l’échelle de Formose (23 millions d’habitants) et sur une période de 10 ans, en analysant tous les facteurs météorologiques (pression atmosphérique, pluviométrie, heures d’ensoleillement, température, hygrométrie, etc.), et en couplant les données du registre médical national et celles de 19 stations météorologiques régionales, en utilisant les moyennes mensuelles.

De 2000 à 2009, il y a eu dans l’île 1 782 hospitalisations pour TT. On a d’abord calculé l’incidence mensuelle pour 100 000 hommes pendant 120 mois (en séparant les adultes des enfants), et ensuite utilisé la corrélation des rangs de Spearman avec les variables climatiques quantitatives.

L’incidence mensuelle moyenne a été de 0,13 sur 100 000 (0,32 avant 18 ans et 0,06 après cet âge). Les valeurs moyennes mensuelles ont été de 23.6° C de température, de 74 % d’hygrométrie, de 1.002 de pression atmosphérique, de 166 mm de pluviométrie, et de 173 heures d’ensoleillement.

Le test de Spearman a montré une corrélation entre une chute de la température, d’une part, une élévation de la pression atmosphérique d’autre part, et l’incidence des TT. Les mois les moins pluvieux sont aussi ceux où l’incidence de la TT a été majorée.

Dans les 2 groupes d’âge étudiés, ce risque est maximal au mois de janvier (0,17 sur 100 000) et minimal en juin (0,09 sur 100000).

Après ajustement en fonction des autres paramètres, seule la chute des températures ambiantes reste vigoureusement corrélée avec l’augmentation de l’incidence des torsions du cordon spermatique.

Source: jim.fr.



b62 L’utilisation de la pilule du lendemain a fortement progressé.

C’est en se basant notamment sur les résultats du Baromètre santé publié en 2005 par l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) que le ministère de la Santé a décidé récemment d’organiser une campagne d’information concernant la pilule du lendemain.
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L’objectif était notamment de rappeler les conditions d’utilisation de cette contraception d’urgence afin de combattre une idée reçue très largement répandue, partagée par 63 % des personnes interrogées, voulant que cette méthode ne puisse être utilisée que 24 heures après un rapport sexuel non protégé.

Grâce à cette opération de sensibilisation soulignant qu’une femme souhaitant éviter une grossesse a en réalité cinq jours pour agir, le ministère de la Santé et l’INPES espéraient favoriser le recours à cette méthode, afin parallèlement de faire diminuer les interruptions volontaires de grossesse (IVG), en particulier chez les femmes de 18 à 24 ans, tranche d’âge la plus concernée par les grossesses non désirées.

Le recours à la pilule du lendemain a augmenté de 40 % en dix ans.

Il semble que les résultats espérés grâce à cette campagne puissent déjà être observés. Ainsi, au lendemain de la publication de nouveaux chiffres mettant en évidence une stabilisation du recours à l’avortement, une étude proposée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) révèle une très forte progression, ayant atteint 40 %, de l’utilisation de la pilule du lendemain au cours des dix dernières années.

Ainsi, désormais deux jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sur cinq indiquent avoir déjà utilisé cette contraception d’urgence, contre une sur sept en 2000, une augmentation qui suggère une meilleure connaissance des conditions d’emploi. De la même manière, la Drees note que la part des femmes de 15 à 49 ans « sexuellement actives », qui déclarent avoir déjà utilisé au cours de leur vie ce type de contraceptif, est passée de 9 % en 2000 à 24 % en 2010.
Source: jim.fr.


b61 Les gynéco-obstétriciens & santé sexuelle de leurs patientes?

Une étude réalisée à l'université de Chicaco nous informe que les gynécologue-obstétriciens ne prennent pas en charge les difficultés sexuelle aussi sérieusement qu'ils le devraient.
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Des chercheurs nord-américains ont enquêter auprès de 1100 praticiens spécialisés en gynéco-obstétrique afin de mieux connaître leur communication avec leurs patientes. Le sondage portait sur le comportement quotidien de ces praticiens en ce qui concerne les difficultés rencontrées dans les activités sexuelles, l'orientation sexuelle, la satisfaction, le plaisir ou les dysfonctions sexuelles de leur patientelle. Ils avaient également pour critère de recherche d'évaluer dans quelle mesure les praticiens approuvaient, ou désapprouvaient, les activités sexuelles de leurs consultantes.
Des données démographique, telles que l'âge du médecin, son lieu d'exercice, sa faculté d'origine, sa religion et l'importance individuelle de cette dernière étaient prises en compte.

Soixante six pourcents des gynéco-obstétriciens interrogés déclaraient questionner leurs patientes sur leurs activités sexuelles. En revanche, l'interrogatoire sur les autres aspects de la santé sexuelle féminines était moins souvent abordé:

  • seuls 40% questionnaient sur la fonction sexuelle à la recherche d'une difficulté.
  • 29% s'intéressaient à la satisfaction sexuelle.
  • 28% s'enquérissaient de l'orientation ou de l'identité sexuelle.
  • 14% abordaient le thème du plaisir sexuel.

De plus, 25% exprimaient leur approbation ou leur désapprobation en ce qui concerne les activités sexuelles des femmes qui venaient les consulter.

Les données démographiques permettent de mieux nuancer ces résultats. Par exemple, les gynéco-obstétriciens féminins étaient plus enclines que leurs collègues masculins à parler d'activite sexuelle. D'autre part, les praticiens de moins de 60 ans abordaient plus facilement que les autres les thèmes de l'orientation et de l'identité sexuelles.

Les auteurs de cette études voient dans ces résultats différentes implications. Ils remarquent que les médecins qui restreignent plus fréquemment leurs interventions à la gynécologie médicale, sans aborder les thèmes étudies, étaient bien plus souvent que les autres des obstétriciens. Il est toutefois à noter que de nombreuses femmes restent sexuellement actives durant leur grossesse et que ces dernières pourraient bénéficier de conseils, notamment en ce qui concerne les risques pour la santé et les modifications de leur sexualité durant cette période. Les obstétriciens devraient, selon les auteurs, améliorer leur communication dans ces domaines.

Leur étude souligne que moins du tiers des gynéco-obstétriciens questionne leurs patientes sur leur orientation ou leur identité sexuelles, sachant que ces deux aspects ne sont pas similaires. Ainsi, une femme peut se définir comme lesbienne mais poursuivre une activité sexuelle avec des hommes. Cette patiente souhaitera probablement avoir des conseils sur la contraception. Il est de plus très important pour les auteurs de ne pas ignorer l'orientation homo ou bisexuelle des patientes en supposant a priori qu'elle sont hétérosexuelles.

Tandis que la plupart des gynéco-obstetriciens interrogés dans cette étude n'exprime aucun commentaire sur le comportement sexuel de leurs patientes, ceux qui ne s'en privait pas se retrouvait plus particulièrement parmi les praticiens formés en dehors du sol américains ou ceux pour qui la religion tenait une place très importante dans leur vie personnelle. Des recherches ultérieures pourraient se focaliser sur ces données concernant la communication sur la santé sexuelle des femmes.

En conclusion, les auteurs considèrent qu'il existe un potentiel d'amélioration dans la communication entre les gynéco-obstétriciens et leurs patientes. Ils ajoutent que cette "amélioration devra s'appuyer sur un enseignement spécialisé et continu des professions médicales, une demande de la part des patients, la mise à dispositions de traitements efficaces à proposer dans les difficultés sexuelles des femmes et un meilleur environnement de prise en charge facilitant les relations médecin-patient".

Cette étude à été publiée en ligne le 22 mars 2012 dans le Journal of Sexual Medicine.
Sobecki, Janelle N., MA, et al. “What We Don't Talk about When We Don't Talk about Sex: Results of a National Survey of U.S. Obstetrician/Gynecologists”



b60 Un site Internet sur l'hyperactivité vésicale.

Le laboratoire Astellas Pharma vient de lancer un nouveau site Internet dédié à l'hyperactivité vésicale, une affection se caractérisant par un besoin urgent d'uriner et des fuites urinairest.
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3,8 millions de personnes sont concernées en France, soit 17,6% des femmes et 14% des hommes. Malgré sa prévalence, cette affection reste un sujet tabou,. Pudeur honte ou fatalisme, le malade n'ose pas en parler alors qu'il existe des solutions. Cette nouvelle plateforme a pour but d'informer le grand public et les patients.

Ce site a aussi été pensé comme un moyen pédagogique mis à disposition des médecins. le patient y trouvera ds informations sur la pathologie, des témoignages, des paroles d'experts, des réponses aux idées reçues qui lui permettront plus aisément d'en parler avec son médecin.
www.dessolutionspourmavessie.fr
Source: le panorama du médecin.
 



b59 VIH & clients des « boîtes » gays parisiennes.

La récente résurgence du débat concernant l’opportunité d’autoriser (ou non), les homosexuels à donner leur sang a une nouvelle fois rappelé l’importance des questions de « terminologie » en la matièret.
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Et il semble qu’il existe des facteurs qui favorisent plus certainement le fait d’avoir des pratiques à risque, au-delà du fait d’être homosexuel. Il apparaît en effet que les associations de défense des droits des homosexuels ne récusent pas le fait qu’il existe chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes une incidence de l’infection par le VIH plus élevée que chez les hétérosexuels, qui pourrait justifier leur exclusion du don du sang.

Cependant utiliser la notion « d’homosexualité masculine » pour circonscrire le champ des donneurs potentiels de sang renvoie à une appréciation uniforme des pratiques des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes. Or, ces dernières sont extrêmement diverses:


17,7 % des 917 personnes testées étaient séropositives.

L’enquête Prévagay menée par l’Institut national de veille sanitaire (InVS) le confirme. Cette étude a été menée en 2009 dans quatorze établissements dits « commerciaux de convivialité gays parisiens ». L’objet de l’étude était de proposer aux clients de ces bars et boites un dépistage rapide du VIH réalisé grâce à une simple goutte de sang prélevée au bout du doigt. Neuf cent dix-sept hommes ont accepté de participer à cette opération.

Les résultats ont révélé que 17,7 % d’entre eux étaient séropositifs. Sur la base de ces résultats et de l’analyse des questionnaires auxquels ont répondu les participants, l’équipe de Stéphane le Vu a pu estimer l’incidence annuelle de l’infection par le VIH à 3,8 % chez les hommes habitués de ces établissements. Cette évaluation publiée la semaine dernière dans la revue PloS ONE est très supérieure à l’incidence annuelle du VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes qui n’est que de 1 %.

50 partenaires dans l’année pour un quart des clients des «backrooms».

Ces résultats n’ont pas surpris les responsables de cette étude qui ont pu constater à travers les entretiens réalisés avec les participants la fréquence de leurs pratiques à risque. Ainsi 26 % des sujets ont déclaré avoir eu plus de 50 partenaires au cours des 12 derniers mois. « Quant aux pénétrations anales avec ces partenaires occasionnels, 57 % déclaraient avoir eu au moins une pénétration anale non protégée dans les 12 derniers mois », indiquent les auteurs de l’étude.

Cette dernière met également en évidence une part relativement importante de personnes ignorant leur séropositivité. Ainsi, un sujet sur cinq dans l’enquête Prévagay ignorait sa séropositivité avant de réaliser le test dans le cadre de l’étude ; une proportion qui serait là encore supérieure à celle qui s’observe dans l’ensemble de la « population » homosexuelle. En tout état de cause, ces résultats confirment la nécessité de « l’instauration d’une réglementation sanitaire adaptée aux risques particuliers de transmission du VIH liés à l’activité de ces établissements » relevaient, dès 2010, les responsables de l’étude lors de la publication de leurs résultats préliminaires.

Source: jim.fr.


b58 La prise "récréative" d'IPDE5 est-elle sans risque?

Une étude récente tend a démontrer que les hommes jeunes, en pleine santé, utilisant des molécules proposées dans les dysfonctions érectiles peuvent finir par perdre confiance dans leurs capacités érectiles, avec pour corollaire l'apparition d'autres difficultés érectiles au fil du temps.
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Selon les auteurs, plus de 150 millions d'hommes présentent une dysfonction érectile au niveau mondial. Lors de la réalisation de leur étude, le recours à l'un ou l'autre des ?IPDE5 [sildenafil (Viagra),tadalafil (Cialis) ou vardenafil (Lévitra)] était largement répandu. Ces traitements oraux sont considérés comme des thérapeutiques de première intention et sont efficaces chez un grand nombre de patients.

Ces produits sont également devenus populaires auprès des hommes recherchant une performance sexuelle alors que leur capacité érectile est intacte. Des études ont déjà démontré qu'une telle utilisation "récréative" s'associait à une augmentation des comportements à risque tels que des coït non protégés. Deux chercheurs américains ont tenté de mesurer l'impact potentiel de cette consommation détournée sur les comportements cognitifs, et plus particulièrement sur la confiance en leurs capacités érectiles, chez ces consommateurs bien portants.

Afin de faire aboutir leurs recherches, ils ont lancé une enquête sur la toile et ont ainsi recueilli 1200 réponses de sujets américains masculins, sexuellement actifs et non universitaires. L'âge moyen des participants était de 21.9 ans. Les sujets devaient répondre à des questions portant sur leur consommation d'IPDE5 dans les 4 dernières semaines, en indiquant notamment le type de médicament et la fréquence d'utilisation. Il leur était également demandé s'ils se l'étaient procuré sur prescription médicale personnelle ou pas.

L'index International de la Fonction Érectile (IIEF) était utilisé pour mesurer les capacités érectiles, la fonction orgasmique, le désir sexuel, la satisfaction coïtale et la satisfaction sexuelle globale. L'item portant sur la confiance en leurs capacités érectiles avait été retiré de l'index par les investigateurs et était proposé à un autre temps du remplissage du questionnaire. Parmi les 1207 questionnaires retenus, 92% n'avaient jamais utilisé un des produits cités plus haut. 6% en avait eu une consommation récréative et 2% l'avait déjà pris sur prescription médicale.

Qu'ils soient non-consommateurs ou utilisateurs récréatifs, les scores de la fonction sexuelle étaient similaires. "En fait les consommateurs "récréatifs" présentaient des profils de fonction sexuelle d'homme sains et se situaient bien au-dessus des niveaux couramment retrouvés chez les patients présentant une dysfonction érectile cliniquement significative. En revanche, le niveau de confiance des utilisateurs "récréatif" en leurs capacités érectiles était similaire à celui des hommes ayant reçu une prescription médicale de ces mêmes produits. Les deux groupes rapportaient une confiance significativement inférieure à celle des non-consommateurs.

Les auteurs voient deux grandes interprétations possibles à ces résultats.

En premier lieu ils soulignent que la faible confiance en soi en terme de capacité érectile représente un facteur de risque psychogène de la dysfonction érectile. Un manque de confiance peut faire le lit d'une anxiété de performance et d'une dépendance psychologique au produit. En d'autres termes, les hommes peuvent petit à petit ressentir le besoin d'avoir recours à une aide pharmacologique pour obtenir une érection satisfaisante, ce besoin étant induit par la conviction qu'ils ne pourraient pas en avoir par eux-même.

Une autre interprétation possible implique les attentes masculines. Certains hommes peuvent avoir physiologiquement des érections satisfaisantes. Cependant, en utilisant des produits facilitant leurs réactions à l'excitation, ils peuvent obtenir des érections plus fermes et plus durables, se créant ainsi de "nouvelles normes". Par la suite, l'absence de prise pourra se solder par un sentiment d'érections sub optimales et par une perte de confiance en soi par non atteinte de leur nouveau standard de référence.

Les auteurs précisent que cette étude croisée ne permet pas de conclure à des liens de causalité entre ces différentes données. Des études longitudinales ultérieures seraient donc necessaires. Ils suggèrent cependant aux professionnels de santé de prendre le temps d'alerter leurs patients sur les risques de dépendance aux traitements réservés à la dysfonction érectile.
Cette étude à été publiée en ligne le 22 mars 2012 dans le Journal of Sexual Medicine. Harte, Christopher B., PhD and Cindy M. Meston, PhD “Recreational Use of Erectile Dysfunction Medications and Its Adverse Effects on Erectile Function in Young Healthy Men: The Mediating Role of Confidence in Erectile Ability.”


b57 Frottis même en cas de vaccination contre le papillomavirus?

La pratique régulière de frottis reste recommandée pour les femmes vaccinées contre les papillomavirus (HPV). Dans quelle mesure la poursuite des frottis est-elle alors nécessaire ?
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C’est à cette question que répond une étude réalisée par une équipe londonienne. Elle commence en 2004, alors que la vaccination anti-HPV n’a pas encore débuté. Au total 2 185 jeunes femmes sexuellement actives (16 à 27 ans) sont incluses dans un programme de prévention contre les infections pelviennes et se prêtent à un prélèvement vaginal sur lequel est réalisé un test HPV. Seize mois plus tard, 821 d’entre elles acceptent de subir à nouveau ce test.

A l’entrée dans l’étude, 404 participantes (18,5 %) ont un test positif pour un HPV à haut risque, HPV 16 le plus souvent (5,4 %). Mais pour 327 (15 %) d’entre elles il s’agit d’un type de HPV carcinogène non inclus dans les vaccins actuels et 7 % sont infectées par plusieurs types de HPV.

Parmi les 821 femmes qui se sont prêtées à la deuxième phase de l’étude, 143 qui étaient positives au premier test. Elles sont encore 20 avec un test positif 16 mois après, qui ne sont donc pas « guéries » ou qui se sont réinfectées entre temps, 13 avec un HPV 16 ou 18 (65 %) et 9, soit près de la moitié (45 %) avec un génotype non présent dans le vaccin. Cette deuxième étape découvre aussi 145 autres femmes (17,7 %) nouvellement infectées par un ou plusieurs types de HPV, portant l’incidence annuelle à 12,9 % pour tous les types confondus, et à 9,8 % pour les types non inclus dans les vaccins.

Les auteurs notent au passage que le seul facteur prédictif d’infection à HPV est le nombre de partenaires au cours des 12 mois précédant le test.
L’incidence relativement élevée des infections par les génotypes non contenus dans le vaccin et la fréquence de la persistance de ces infections à 16 mois justifient donc pleinement de poursuivre les frottis chez les femmes vaccinées. Malgré l’existence très probable d’une immunité croisée avec les génotypes 31, 33, 45, 52 et 58, eux aussi à risque carcinogène.

Oakeshott P et coll. : Frequency and risk factors for prevalent, incident, and persistent genital carcinogenic human papillomavirus infection in sexually active women: community based cohort study. BMJ 2012;344:e4168 doi: 10.1136/bmj.e4168

Source: jim.fr.


b56 Les troubles érectiles toujours tabous.

Plus d’un français sur quatre (27%) souffrirait de troubles érectiles. C’est ce qui ressort d’une vaste étude initiée par Pfizer, et menée sur 6 249 hommes et femmes provenant de 7 pays européens.
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Parmi les hommes ayant ce type de troubles, seulement 10% affirment prendre un traitement visant à améliorer cette situation. Au contraire un tiers d’entre eux n’en ont jamais parlé à personne. Pourtant 77% expriment leur souhait d’améliorer la qualité de leur érection.

Les troubles érectiles constituent donc un problème encore tabous bien que fréquent. Ils ont un impact non négligeable sur la vie quotidienne des couples. Ainsi, l’analyse des 1038 questionnaires français (500 femmes et 538 hommes) rapporte qu’une très large majorité des français (88%) considère qu’avoir une vie sexuelle de qualité et satisfaisante est important. Et pour 87%, la qualité de l’érection est un facteur important pour avoir une vie sexuelle de qualité.

Actuellement en France, 66% des personnes se disent satisfaits de leurs performances sexuelles (69% quand il s’agit des performances sexuelles de leur partenaires). Mais, 34% des hommes interrogés disent souhaiter une érection plus dure et 21% affirment avoir déjà évité des rapports sexuels de peur de ne pas avoir d’érection. Et ce dernier chiffre double chez les hommes souffrant de troubles érectiles. Ce type de problème a une réelle influence sur le moral et la satisfaction sexuelle des deux partenaires.

L’étude rapporte que, globalement, les français ont en moyenne 6 rapports par mois, durant chacun 20 minutes. Ce qui est inférieurs à leurs voisins européens, les italiens ou les espagnols par exemple, qui ont en moyenne 7 rapports par mois et se disent plus satisfaits de leurs performances sexuelles que les couples français.

Source: Egora.fr à propos du Communiqué de Pfizer du 28 juin 2012.

b55 La plus fréquente des IST bactériennes en Europe.

L'infection par Chlamydia trachomatis, dont la fréquence n’a cessé d’augmenter ces dernières années, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, est sur le point de devenir la première infection sexuellement transmissible (IST) bactérienne.
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Dans le même temps, les techniques de biologie moléculaire se sont généralisées, et la nomenclature des actes de biologie médicale a été adaptée. Les infections à Chlamydia (C) trachomatis, aux complications parfois redoutables, sont volontiers asymptomatiques : il faut connaître leur épidémiologie et savoir les diagnostiquer. D’où (entre autres), l’intérêt de cette revue complète que nous propose aujourd’hui le CNR (centre national de référence) des infections à Chlamydia de l’université de Bordeaux.

En 2009, 343 958 cas ont été rapportés dans 23 pays de l’union européenne, correspondant à 185 cas/100 000 habitants, plus fréquemment des femmes (217/100 000) que des hommes (152/100 000), la véritable incidence étant vraisemblablement plus élevée. Les trois-quarts des cas concernent des sujets jeunes entre 15 et 24 ans. Une tendance à l’augmentation… reflétant une amélioration de la surveillance, des dépistages et des outils de détection.

En France, l’étude Natchla révèle des prévalences de 1,4 et 1,6 % chez les hommes et femmes de 18 à 44 ans, plus élevées chez les 18-29 ans. Le facteur de risque commun chez ces derniers est d’avoir eu récemment un partenaire occasionnel ; pour les hommes les autres sont le fait de résider en Ile de France ou d’avoir eu des partenaires du même sexe, pour les femmes d’avoir eu plus de deux partenaires dans l’année et d’être non diplômées. Un fait notable est que les prévalences dans les tranches d’âge féminines 18-24 ans et 25-29 ans sont assez semblables, ce qui devrait inciter à inclure dans les recommandations les femmes jusqu’à 30 ans.

Les tests de biologie moléculaire (BM) avec amplification génique, qui ont nettement amélioré la qualité des résultats, doivent remplacer toutes les autres techniques (culture cellulaire, tests antigéniques, hybridation moléculaire sans amplification). La nomenclature des actes de biologie médicale vient d’ailleurs d’être modifiée, n’autorisant plus que le remboursement de la détection par amplification génique.

Dans le décret du JO du 5 octobre 2011, il est bien précisé qu’en cas de rapport sexuel anal et/ou pharyngé, il est important de rechercher C. trachomatis dans les deux ou trois sites, génital, rectal et/ou pharyngé (on notera que les excellentes sensibilité et spécificité de l’amplification autorisent des recherches tant en sites pluri microbiens que pauci microbiens, à l’instar de l’auto-prélèvement). L’avenir est certainement à la détection multiplex, associant dans un geste unique la mise en évidence des principaux agents bactériens d’IST, C trachomatis, N. gonorrhoeae et M. genitalium, du parasite T. vaginalis et des virus du groupe HSV.

Tous les aspects de l’infection à C trachomatis sont envisagés dans cette revue, y compris certains qui ne peuvent être repris ici faute de place (stratégies de dépistage, recommandations thérapeutiques , intérêt du séro diagnostic ou ano rectites à C. trachomatis). Une revue complète pour une infection en expansion.

De Barbeyrac B et coll. : Infection à Chlamydia trachomatis : quoi de neuf ? Feuillets de biologie 2012 ; 306 : 33-38
Source: jim.fr.

Juillet 2012


b54 Café & risque de cancer de la prostate agressif : what else ?

Les résultats issus des 2 méta-analyses évaluant l’association entre consommation de café et risque global de cancer de la prostate (CP) restent équivoques. De plus aucune des études n’a exploré une possible relation avec les sous groupes de CP classés par grade en fonction de leur agressivité.
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C'est l’objectif de cette étude de cohorte prospective de 6 017 hommes issus de la « Collaborative cohort study in the UK » entre 1970 et 1973 et suivis jusqu’au 31 décembre 2007. Elle a évalué l’association entre la consommation de café et l’incidence globale du CP ainsi qu’avec l’incidence des CP de grades spécifiques définis selon le score de Gleason. (Le score de Gleason se base sur l’architecture microscopique du CP afin d’en déduire des informations pronostiques et s’exprime en grade faible <7, intermédiaire =7 et agressif >7).
Durant la période d’un suivi médian de 28 ans, 318 cas de CP ont été identifiés. Les résultats montrent que la consommation la plus forte de café (= 3 tasses/j) est associée à une diminution de 55 % du risque des cancers les plus agressifs (Gleason>7) par rapport à ceux qui ne boivent pas de café (Hazard Ratio [HR] : 0,45 ; Intervalle de confiance à 95 % : 0,23-0,90 ; p = 0,01). Par contre aucune association n’est trouvée avec le risque global de CP. Ces résultats ont été ajustés à certains facteurs confondants (âge, statut social, IMC, tabac, taux de cholestérol, pression artérielle systolique, consommation d’alcool).
Les auteurs concluent que si la consommation de café ne diminue pas le risque global de CP elle diminue toutefois le risque des CP les plus agressifs. Cela pourrait s’expliquer, entre autre, par la diminution du taux d’IGF-1 chez les buveurs de café, ce facteur de croissance étant associé à une incidence plus élevé de CP agressifs.
Cette conclusion semble un peu trop optimiste. Si Les auteurs ont la franchise d’admettre que leur étude souffre de plusieurs biais, 3 d’entre eux sont relativement importants :
1) la consommation de café a été évaluée uniquement au début d’étude, de plus sans notion quantitative (volume des tasses..) ni qualitative (décaféiné ...),
2) les méthodes d’évaluation du CP ont beaucoup évolué en particulier avec l’apparition du dosage de PSA,
3) le grade de Gleason n’est documenté que pour une partie des cancers.
Echapper au CP à coups de « petits noirs » ? Pas si sûr.
Shafique K et coll. : Coffee consumption and prostate cancer risk: further evidence for inverse relationship. Nutr J., 2012, 11: 42 doi:10.1186/1475-2891-11-42,Published: 13 June 2012
Source: http://www.jim.fr/en_direct/actualites/e-docs/00/02/06/AA/document_actu_med.phtml

b53 Comment désormais soulager les symptômes de la ménopause ?

Une étude transversale sur un échantillon représentatif de la population a été effectuée au nord-est de l’Ecosse afin d’évaluer la prévalence des symptômes ménopausiques.
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Les symptômes les plus fréquents sont les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la sécheresse vaginale, les sensations de grande fatigue, les troubles de l'humeur (irritabilité, anxiété) et les troubles du sommeil (insomnie). Leur prise en charge, notamment des troubles les plus gênants, peut améliorer la qualité de vie.
En Europe et en Amérique du Nord, pendant plusieurs décennies, un THS (traitement hormonal de substitution) était fréquemment proposé pour atténuer les symptômes ménopausiques. Depuis les publications concernant les risques associés aux THS, ceux-ci sont désormais prescrits à faible dose et pour de courtes durées. Les professionnels de santé et les femmes ont ainsi recours à des solutions alternatives afin d’alléger les symptômes de la ménopause. Plusieurs stratégies sont adoptées : elles varient des médicaments (antidépresseurs, anti-hypertensifs….), aux médecines douces (acupuncture, phytothérapie, réflexologie….) en passant par les interventions comportementales (exercices, relaxation, aménagement de l’environnement [dormir dans une chambre fraîche…] etc.). Mais depuis la publication des résultats de l’étude WHI (Women’s Health Initiative), peu d’études se sont intéressées à l’utilisation de ces différentes stratégies.
Une étude transversale sur un échantillon représentatif de la population a été effectuée au nord-est de l’Ecosse afin d’évaluer la prévalence des symptômes ménopausiques et leur prise en charge chez les femmes âgées de 45 à 54 ans, enregistrées auprès de 16 médecins généralistes.
Au total, 8 206 femmes ont été invitées en 2009 à répondre à un questionnaire sur la fréquence, le degré des troubles et la prise en charge des symptômes (parmi 23) dont elles avaient souffert au cours du mois précédent. Seules 4 407 étaient disponibles pour cette enquête. Parmi ces dernières, environ 25 % étaient en pré-ménopause, 28 % en péri-ménopause, 22 % en post-ménopause, 14 % en ménopause chirurgicale et 12 % étaient inclassables. L’âge médian de la ménopause naturelle était de 48 ans (45-50).
En ce qui concerne le mois précèdent la réception du questionnaire, environ la moitié des participantes rapportaient avoir eu des symptômes ménopausiques ; les bouffées de chaleurs, les sueurs nocturnes et la sécheresse vaginale ont été signalées par respectivement 46,7 % (intervalle de confiance à 95 % [IC95] : 45,2–48,2), 46,4 % (IC95 : 44,9–47,9) et 28,2 % (IC95 : 26,9–29,6) des femmes. Environ 40 % des femmes trouvaient les symptômes assez ou extrêmement gênants. Le nombre moyen des symptômes rapportés était de 9,3 (DS=4,7). Les femmes en péri-ménopause rapportaient un peu plus de symptômes (moyenne=10,5 ; DS=4,5), suivies par celles ménopausées chirurgicalement (moyenne=10,2 ; DS=5) puis les celles en post-ménopause (moyenne=9,5 ; DS=4,4), et enfin les femmes en pré-ménopause (moyenne= 7,5 ; DS=4,5).
La majorité des femmes (>60 %) avaient recherché un soutien social en parlant avec les amies et la famille et avaient cherché des informations sur la prise en charge des symptômes. Les remèdes à base de plantes étaient plus fréquemment utilisés que les médicaments. Un THS était plus souvent suivi en cas de ménopause chirurgicale (21 %), que par les femmes en post-ménopause (8 %) et en péri-ménopause (<2 %). Plus d’un tiers des femmes étaient demandeuses de soutien de la part du médecin généraliste, de l’infirmière et de leur partenaire.
En conclusion, cette étude rappelle que les symptômes de la ménopause sont fréquents et souvent gênants. Pour les alléger, les femmes ont recours aux différentes stratégies disponibles et il reste important que les études à venir évaluent leurs efficacités respectives, notamment au delà des THS et des remèdes à base de plantes.
Duffy O et coll. : The impact and management of symptoms experienced at midlife: a community-based study of women in northeast Scotland. BJOG 2012; 119: 554–564.
Source: http://www.jim.fr/e-docs/00/02/06/82/document_actu_med.phtml 

b52 L’Allemagne pose la question : la circoncision est-elle une mutilation ?

Le tribunal de grande instance de Cologne n’a pas hésité, en dépit de l’avalanche prévisible de réactions criant à l’atteinte à la liberté de culte, à rouvrir un débat séculaire sur la nature de la circoncision. Une mutilation irréparable.
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Les faits examinés par la cour concernaient un médecin ayant réalisé chez un enfant de quatre ans une circoncision à la demande de ses parents de confession musulmane. L’intervention avait été suivie de complications ayant nécessité l’hospitalisation de l’enfant. Le signalement fait par les équipes hospitalières a été le point de départ d’une procédure judiciaire à l’encontre du médecin. En première et en seconde instance, les magistrats ont considéré que le médecin ne pouvait, compte tenu de l’état actuel de la loi, déterminer s’il agissait légalement ou illégalement en répondant au souhait émis par les parents. Une interprétation confirmée par le tribunal de grande instance de Cologne, jugeant sur la forme et non pas uniquement sur le fond. « L’erreur était inévitable » ont ainsi admis les magistrats en raison de l’ambiguïté de la littérature juridique sur le sujet. Aussi pour dissiper le flou existant, le tribunal a clairement établi que : « le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision ». Or, une telle « modification » peut être considérée comme « contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Les juges ont encore noté que la circoncision des enfants demeurait autorisée pour des motifs médicaux. Enfin, il a souligné qu’une telle décision ne pourrait être considérée comme une atteinte à la liberté de culte ou d’éducation puisqu’il demeurait possible pour les parents d’attendre que leur enfant soit en mesure de décider lui-même s’il acceptait cette intervention et ce signe d’appartenance religieuse.
Les catholiques à la rescousse.
Sans surprise, cette position a provoqué un tollé au sein des communautés musulmanes et juives. Le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) a ainsi dénoncé « une grave atteinte » à la liberté religieuse tandis que le Conseil central des juifs d’Allemagne s’inquiétait de cette « intervention gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses ». Les représentants des confessions catholiques et protestantes ont également publiquement regretté ce jugement qualifié de « très surprenant » par l’évêque catholique d’Aix-la-Chapelle, Heinrich Mussinghoff.
Abatage rituel et circoncision : même combat ?
Après les remises en cause de l’abatage rituel qui ont eu lieu dans de nombreux pays européens, y compris en Allemagne, les communautés juives et plus particulièrement musulmanes voient dans ce verdict une nouvelle manifestation des discriminations et de la stigmatisation qui pèsent sur elles de façon accrue depuis quelques années. Cependant, le débat autour de la circoncision ne peut se résumer (loin de là) à l’existence d’une volonté (peut-être réelle) de limiter certaines pratiques religieuses dont on redoute l’extension au-delà des seules communautés concernées. Le sujet est en réalité un débat éthique et médical sur lequel réfléchissent de nombreux praticiens, philosophes et sociologues depuis de très nombreuses années.
Circoncision et VIH : une occurrence moderne d’un débat hygiéniste vieux comme le monde.
Plusieurs questions sont ainsi soulevées. En premier lieu, celle des vertus médicales de la circoncision. Depuis quelques années, la position de ceux qui défendent l’utilité préventive de la circoncision (notamment aux Etats-Unis où l’on trouve la plus grande proportion d’hommes circoncis pour des raisons non cultuelles) a été renforcée par la promotion de cette pratique par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’agence recommande en effet désormais la circoncision des adultes dans les pays en voie de développement, afin qu’ils se dotent d’une arme supplémentaire pour freiner la propagation du VIH. Cependant, cette nouvelle donne (ainsi que la protection conférée quant à la transmission des HPV) ne saurait être suffisante pour justifier une circoncision très précoce, qui plus est dans les pays les plus riches. Pour les jeunes enfants, l’intérêt médical de la circoncision demeure ainsi plutôt faible. Et depuis de nombreuses années, y compris récemment, la plupart des sociétés savantes anglosaxonnes déconseillent de réaliser cette intervention chez les nourrissons (comme le confirme ce lien, , cité par Martin Winckler sur son blog il y a quelques années).
« On ne peut pas avoir grandi à la fois avec et sans son prépuce »
Autre interrogation récurrente : la circoncision peut-elle entraîner une altération de la sexualité ? La question demeure très difficile à résoudre. S’il est certain que la perte du prépuce ne peut nullement être assimilée à l’excision du clitoris, demeurent des interrogations sur les différences de sensibilité. En la matière, les études comparant l’intensité des orgasmes et la satisfaction sexuelle des hommes circoncis et des hommes non circoncis manquent indubitablement. Par ailleurs, à l’échelon individuel, il apparaît impossible de trancher (alors qu’il est facile d’affirmer qu’une femme excisée aurait connu une bien plus grande satisfaction sexuelle si elle ne l’avait pas été). En 2005, le médecin et écrivain Martin Winckler proposait sur son blog une longue réflexion sur le sujet, mettant en avant la difficulté de se prononcer. « Il est difficile (…) de démontrer que la perte du prépuce est nocive pour la sexualité, car on n’a pas d’élément de comparaison (…). On ne peut avoir grandi à la fois avec et sans son prépuce et comparer les deux », notait-il avec bon sens. Il concluait cependant que si la circoncision paraissait n’avoir qu’un faible impact physiologique sur la sexualité masculine, l’influence du contexte ne devait pas être éludée. Ainsi, un homme athée ayant été circoncis enfant pourrait ressentir l’ablation de son prépuce plus facilement comme une mutilation qu’un croyant, ce qui pourrait avoir un effet sur sa vie intime (même si bien sûr la circoncision n’a pas du toute la même dimension avilissante pour les hommes que l’excision pour les femmes).
Septicémies et autres hémorragies
Enfin, dernier élément qui rapproche plus certainement la circoncision de l’excision : les conséquences directes de l’intervention. Au-delà de la question du traumatisme psychologique, là aussi difficile à déterminer (notamment pour les circoncisions réalisées très jeunes), il existe évidemment des complications hémorragiques et infectieuses aux circoncisions, notamment dans les pays en voie de développement. A cet égard, à l’instar de l’excision, la question de l’interdiction de la circoncision pourrait être clairement posée.
Source: http://www.jim.fr/e-docs/00/02/06/88/document_actu_pro.phtml

b51 Protéger les homosexuels et transsexuels du harcèlement.

Le Défenseur des droits Dominique Baudis s’est prononcé en faveur d’un élargissement de la future loi sur le harcèlement sexuel pour y inclure les brimades et les humiliations dont peuvent être victimes homosexuels et transsexuels.
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Il souhaite que la nouvelle définition de ce type de harcèlement prenne en compte « la volonté de l’auteur de créer un environnement insécurisant ou humiliant. »
« Cette proposition va dans le bon sens comme tout ce qui peut contribuer à lutter contre le climat anti homosexuel et anti transsexuel », a jugé Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gay, bi et trans).
Cette association sera parmi les groupements de défense des homosexuels et transsexuels reçus à leur tour par le groupe de travail du Sénat sur la loi sur le harcèlement sexuel.
Le Sénat sera d’ailleurs la première assemblée saisie du projet de loi du gouvernement, qui a été déjà envoyé au Conseil d’État et qui doit être présenté au conseil des ministres du 13 juin.
Les sénateurs se sont particulièrement mobilisés sur cette question. Six autres propositions ont été déposées (trois PS, une UMP, une centriste, une communiste) et un groupe de travail comportant toutes les sensibilités politiques a été mis en place.
Le Conseil constitutionnel a abrogé début mai, avec effet immédiat, l’article du code pénal sur le harcèlement sexuel, dont il a jugé la formulation trop floue. Toutes les procédures en cours fondées sur cet article sont, de fait, annulées.
Source: http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/questions-de-societe/proteger-les-homosexuels-et-transsexuels-du-harcelement.

Essure Retour de l’hystérectomie subtotale.

Les 11e journées européennes de la Société Française de Gynécologies, qui se sont déroulées du 7 au 9 juin dernier ont montré la résurgence de l’intérêt porté à des techniques mises à l’écart ces dernières années.
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L’hystérectomie subtotale, menée par voie cœlioscopique, a l’avantage chez certaines patientes de n’être que faiblement agressif contre leur intégrité corporelle. Dans un avenir proche, des modélisations pourraient permettre de prévoir l’impact du traitement hormonal de la ménopause sur le risque de cancer du sein. Enfin, les pistes de la contraception masculine se multiplient. PENDANT de nombreuses années, l’hystérectomie en France a été dans les mains des chirurgiens digestifs, elle était totale. « Les chirurgiens qui pratiquaient l’hystérectomie subtotale, indique le Pr Patrick Madelenat (Paris), étaient considérés comme de mauvais chirurgiens car le temps opératoire important et éventuellement difficile était la cervicectomie ». L’abord cœlioscopique, par lequel seule l’hystérectomie subtotale est possible, aurait dû modifier les pratiques et l’hystérectomie par laparotomie devrait être rare. Or, s’étonne le Pr Madalenat, « la chirurgie cœlioscopique pour hystérectomie occupe en France une faible place (5 %) par rapport aux autres pays d’Europe, 39 % des hystérectomies en France étant encore effectuées par laparotomie. C’est beaucoup trop. Par contre, poursuit-il, je suis satisfait de voir la chirurgie vaginale prendre une place intéressante ». Aujourd’hui encore, la controverse est entretenue entre les partisans de l’hystérectomie totale et ceux de la subtotale. Pour ou contre. Les défenseurs de la cervicectomie systématique agitent l’épouvantail que représenterait le cancer du col restant. Cet argument, selon le Pr Madelenat, n’est plus d’actualité car « fort heureusement, le dépistage cervical utérin a fait des progrès ces dernières années et on ne passe pas aujourd’hui (hormis chez les populations qui ne veulent pas se faire suivre) à côté d’un cancer du col restant ». Si une femme multipare subit une hystérectomie subtotale, que les cytologies du col des trois dernières années sont négatives, son risque d’avoir un cancer sur col restant dans les années suivantes est de 1 à 2/10?000. Il faudrait donc enlever 9?998 cols pour prévenir 2 cancers du col. Les partisans de l’hystérectomie totale mettent aussi en avant les saignements, cycliques ou non, qui seraient présents dans 10 à 25 % des interventions conservant le col. Le risque de réintervention lié à cette situation serait d’environ 7 %. En outre, de nombreuses publications démontrent la persistance de symptômes algiques non négligeables dans un contexte d’endométriose. Au contraire, les défenseurs de la conservation cervicale arguent du fait que l’intervention serait plus sûre en termes de morbidité urétérale, moins hémorragique et plus rapide. Certains avancent également que la sexualité serait améliorée après hystérectomie subtotale, point de vue qui est loin d’être consensuel. Pas de consensus également pour ce qui est de la meilleure préservation des fonctions pelviennes urinaires et digestives. « Aujourd’hui, déclare le Pr Madelenat, personne ne peut raisonnablement soutenir qu’il existe des raisons objectives à enlever le col ou à le conserver, que l’on considère les paramètres opératoires, la morbidité et les complications chirurgicales ainsi que les fonctionnalités pelviennes. Mais les travaux sur lesquels s’appuie ce constat d’égalité concernent presque uniquement la pratique laparotomique ». La tendance est en effet de pratiquer l’hystérectomie par une voie de moindre contrainte. Les travaux comparatifs publiés ces vingt dernières années, n’apportent aucune preuve évidente de la supériorité d’une approche sur l’autre, cœlioscopique ou vaginaliste. Technologie.Quoi qu’il en soit, on constate depuis quelques années un regain d’intérêt pour l’hystérectomie subtotale menée par voie cœlioscopique. La simplification du rituel opératoire liée au maintien du col in situ en est sûrement une raison essentielle. Mais l’apparition récente de nouveaux matériels facilitant le geste opératoire et réduisant sa durée est aussi à considérer dans cette évolution. Cependant, l’évolution technologique ne suffit pas à mettre cette méthode au goût du jour. « Il est clair, souligne le Pr Madelenat, que si l’on engage avec la future opérée une discussion claire et explicative sur la notion de conservation du col ou non, elle choisira la première solution, la conservation du col semblant pour de nombreuses femmes une solution de plus faible agression à leur intégrité corporelle ». En résumé, les arguments pour la cœlioscopie et la conservation du col sont : la réduction du saignement, la diminution du risque traumatique urétéral ou vésical, des suites opératoires souvent moins douloureuses, une durée d’hospitalisation réduite. Mais ces arguments sont à la limite de la significativité. Les arguments contre sont : la durée opératoire plus longue, l’élévation du coût de l’intervention, l’apparition de nouvelles complications liées à la morcellation. « Il faut, conclut le Pr Madelenat, garder le col dans certains cas, lorsqu’il y a risque viscéral à la cervicectomie, en cas de promontofixation et selon la volonté affirmée de la patiente. Il faut enlever le col en cas de pathologie dysplasique actuelle ou dans les antécédents, en cas d’impossibilité de surveillance cytologique, de terrain à risque sexuel, d’immunodéficience et d’endométriose rétrocervicale. Mais la principale raison est la volonté affirmée de la patiente. L’hystérectomie subtotale doit être proposée aux patientes dans les conditions où il est légitime de la proposer en tenant compte de la faible agression à leur intégrité corporelle ». › Dr Brigitte Martin d’après la communication du Pr Patrick Madelenat.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/chirurgie-gynecologie-obstetrique/retour-de-l-hysterectomie-subtotale

Essure Enfants de vieux deviendront vieux.

Les télomères sont les parties distales des chromosomes, dont la longueur est étroitement corrélée au temps restant à vivre comme l’ont montré de nombreuses études récentes.
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Concrètement, le raccourcissement des télomères est un signe du vieillissement normal et mesurer la longueur des télomères permettrait donc, en théorie, de pronostiquer la durée de vie restante. Mais ce raccourcissement des télomères n’est paradoxalement pas observé dans le sperme, c’est même tout le contraire, les télomères contenus dans les spermatozoïdes s’allongeant avec le vieillissement comme le révèle une étude publiée sur le site de Proceedings of the National Academy of Sciences. La conséquence de cela, c’est que les enfants nés de pères plus âgés que la moyenne héritent de ces longs télomères qui vont leur apporter des années supplémentaires. Autrement dit, les enfants de vieux vivront plus vieux que les enfants de jeunes parents ! Ce résultat est issu d’une étude longitudinale menée au sein d’une population de Philippins ; elle montre non seulement que les enfants de pères âgés héritent de télomères plus longs et vivent plus longtemps mais qu’il y a en outre un effet cumulatif trans-générationnel ; autrement dit, l’enfant dont le grand-père et le père sont devenus pères tardivement a des télomères plus longs que l’enfant dont seul le père est devenu père tardivement, le grand-père étant quant à lui devenu père à un âge considéré comme normal, c'est-à-dire dans la moyenne.

Dan T. A. Eisenberg et coll. Delayed paternal age of reproduction in humans is associated with longer telomeres across two generations of descendants. PNAS 2012 ; published ahead of print June 11, 2012, doi:10.1073/pnas.1202092109 http://www.pnas.org/content/early/2012/06/05/1202092109.abstract.
http://www.egora.fr/actus-medicales/148154-enfants-de-vieux-deviendront-vieux 

Essure Prothèse après orchidectomie pour cancer du testicule.

Le cancer du testicule étant très souvent curable et l’espérance de vie prolongée, les efforts doivent se porter sur la qualité de cette vie.
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Il faut donc prendre en compte l’image corporelle chez ces hommes jeunes et en particulier restaurer un aspect normal du scrotum en y implantant une prothèse.

Malgré un large consensus sur ce point, peu de travaux ont ciblé les raisons possibles de regret ou de déception engendrées par ces prothèses à long terme. C’est à quoi se sont attachés les auteurs israéliens. Leur étude a porté sur 98 opérés adultes entre 1995 et 2009 qui ont accepté de remplir un questionnaire en 4 parties : caractéristiques démographiques et pathologiques ; texture, dimension et situation de la prothèse ; retentissement sur les activités quotidiennes et sexuelles ; satisfaction globale. La prothèse, baignée d’antibiotiques, a été mise en place par voie inguinale immédiatement après l’orchidectomie. Jusqu’en 2005, elle était fixée en position haute à la peau du scrotum, puis, en raison de plaintes, on y a renoncé pour laisser la prothèse libre dans le scrotum, en même temps qu’on changeait de modèle (la trop grande fermeté du premier donnant aussi lieu à des griefs) au profit d’une consistance plus molle. Quant à la taille de l’implant, elle était décidée en peropératoire par le chirurgien. Les opérés avaient un âge moyen de 27 ans lors de l’intervention (et 33 lors du questionnaire) ; 57 % étaient mariés lors de l’intervention et 68 % six ans plus tard ; enfin 95 étaient en rémission complète et 3 victimes d’une récidive. Douze patients avaient refusé l’implantation immédiate et l’ont demandée secondairement. Il n’y a eu aucune complication postopératoire immédiate (infection, expulsion, douleur). Si la plupart des sujets (73 %) sont satisfaits de la taille de leur prothèse, ce taux chute en ce qui concerne son poids (65 %), sa position (59 %) et surtout sa consistance (27 %), les patients jugeant majoritairement leur prothèse trop ferme et trop haut située (avant 2005) ; le taux de satisfaction de la position s’est élevé à 79 % sur les 29 opérés après cette date. La prothèse a été jugée confortable ou très confortable par 83 % des patients, mais 9 ont regretté d’y avoir eu recours et 2 ont été jusqu’à réclamer son ablation. Les reproches les plus fréquents ont visé la consistance trop ferme et la situation trop haute, entravant les rapports ou l’activité physique. En revanche, on n’a pas noté de corrélation entre le degré de satisfaction et l’âge, la durée d’insertion, ni le statut marital. Dr Jean-Fred Warlin

Yossepowitch O et coll. : Testicular prostheses for testis cancer survivors: patient perspectives and predictors of long-term satisfaction. J Urol., 2011; 186: 2249-2252. http://www.jim.fr/e-docs/00/02/05/34/document_actu_med.phtml 

Essure De nouveaux facteurs biologiques impliqués dans le choix du conjoint

Parmi les facteurs biologiques impliqués dans le choix du conjoint, le système immunitaire, la morphogénèse et la pigmentation cutanée auraient un rôle prépondérant.
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C’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS (UMR CNRS/MNHN 7206). On sait depuis longtemps que, chez l'Homme, des facteurs biologiques interviennent dans le choix du conjoint, au même titre que des facteurs socio-culturels. Ainsi, on observe que pour un grand nombre de traits physiques, comme par exemple la taille, les individus ont tendance à choisir un conjoint qui leur ressemble. A l'inverse, au niveau du complexe majeur d'histocompatibilité, un groupe de gènes cruciaux dans les mécanismes immunitaires, des résultats suggèrent que les individus choisissent un conjoint portant des gènes différents des leurs, ce qui permettrait d'améliorer la résistance aux infections de leurs enfants. Aujourd'hui, l'existence de données génétiques incluant des couples, tels que le projet HapMap2, permet d'examiner la question du choix du conjoint au niveau d'un grand nombre de gènes. Une étude vient de démontrer qu’il est possible de revisiter la question du choix du conjoint grâce aux données génétiques. Ces résultats ont été publiés récemment dans la revue Molecular Ecology. Romain Laurent et ses collaborateurs, Raphaëlle Chaix et Bruno Toupance (Eco-Anthropologie et Ethnobiologie, UMR 7206 CNRS, MNHN, Université Paris Diderot, Sorbonne Paris Cité) ont analysé plus d'un million de marqueurs génétiques répartis dans près de 20 000 gènes. Ces analyses ont été réalisées sur des couples maris-femmes issus des Yorubas du Nigeria, des Mormons de l'Utah et des Mexicains de Los Angeles (données HapMap). Ils ont en particulier testé, pour chaque gène, si les couples mariés étaient plus ou moins proches génétiquement qu'attendu par hasard, et si cet excès de similarité/dissimilarité était extrême par rapport au reste du génome. Les premiers résultats semblent indiquer que parmi les facteurs biologiques impliqués dans le choix du conjoint, le système immunitaire, la morphogénèse et la pigmentation cutanée ont un rôle prépondérant. Par ailleurs, les différences mises en évidence entre les populations suggèrent que les facteurs biologiques impliqués dans le choix du conjoint sont largement influencés par la culture. Cette étude, bien que préliminaire, souligne la nécessité d'étudier un plus grand nombre de populations afin de mieux comprendre quelles sont les forces évolutives qui façonnent la diversité génomique humaine. Le projet international HapMap a pour but de cartographier la diversité génétique humaine. C’est un partenariat entre scientifiques et organismes de financement impliquant le Canada, la Chine, le Japon, le Nigéria, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Laurent R., Toupance B., Chaix R. Non-random mate choice in humans : insights from a génome scan. Molecular Ecology, 2012, 21 (3) : 587-96. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22121833  http://www.egora.fr/actus-medicales/148204-de-nouveaux-facteurs-biologiques-impliqu%C3%A9s-dans-le-choix-du-conjoint 


Juin 2012


avortement MarocL’avortement fait débat au Maroc.

L’Association marocaine luttant contre l’avortement clandestin (AMLAC) organisait cette semaine son second congrès sur un sujet encore très fortement tabou.
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Tabou mais loin d’être marginal puisque selon cette organisation, 150 à 200 avortements seraient pratiqués tous les jours clandestinement. Pour mettre fin à ces pratiques dangereuses pour les femmes, l’AMLAC plaide pour un assouplissement de la loi. Fait inédit, des partis politiques ont répondu à l’invitation de l’organisation et certains représentants se sont même déclarés favorables à une réflexion sur le sujet.

http://www.jim.fr/e-docs/00/02/05/7F/document_actu_pro.phtml

EssureEssure, c’est sûr !

La méthode de stérilisation tubaire Essure® permet une contraception définitive et irréversible. Elle consiste à mettre en place par voie hystéroscopique un dispositif qui se fixe dans la trompe et qui la bouche complétement en trois mois.
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Cette méthode de contraception définitive a été introduite en 2001, elle est largement répandue dans le monde, et plus particulièrement dans l’Union Européenne. L’intervention est réalisable sans anesthésie générale et les études suggèrent que les complications sont rares et mineures. Une étude rétrospective d’une durée de sept ans a été effectuée dans l’unité d’hystéroscopie de l’hôpital universitaire « Reina Sofia » de Cordoue en Espagne, afin d’évaluer les complications à court, moyen et long terme de la stérilisation tubaire par Essure.
Au total, 4 306 femmes consécutives ayant subi une stérilisation tubaire par Essure entre 2003 et 2010 ont été incluses dans cette étude. Leur âge moyen était de 36 ans (19-49 ans) et pour la majorité d’entre elles la durée de suivi était supérieure à un an (3 mois – 8 ans). La pose des implants tubaires a été réussie dans 98,5 % des cas (4 242), et parmi ceux-ci, 96 % (4075/4242) en une seule intervention. Un contrôle radiologique a été effectué chez 97 % des patientes (4 108) pour vérifier le bon positionnement des implants à trois mois en postopératoire, comme prévu par le protocole. Le taux de succès de l’obstruction tubaire bilatérale était de 99,7 %, (soit 3 échecs pour 1 000 cas). Par ailleurs, sept femmes (0,16 %) ont eu une grossesse, dont trois au cours des trois premiers mois après la pose des implants. Des complications n’ont été observées que dans 2,7 % des cas (115/4 306), mais aucune hospitalisation ou retard de sortie après l’intervention (>2h) n’a été nécessaire. La syncope vasovagale était l’effet indésirable le plus fréquent, il n’a concerné que 2 % des patientes (585/4 306). La majorité des femmes (82,8 %) ont trouvé la procédure non douloureuse ou légèrement douloureuse, et seulement 3,5 % ont rapporté de fortes douleurs. Deux cas d’allergie au nickel ont été observés.
L’expulsion d’un des implants a été notée dans 19 cas (0,4 %), la majorité (14/19) de ces incidents ayant été détectée au cours des trois premiers mois de suivi. Dans trois autres cas (0,06 %), les implants ont été posés par erreur dans le myomètre, et dans deux autres cas, les implants avaient migré dans l’abdomen. Les complications à long terme ont été très rares (2 cas, soit 0,04 %) : une femme présentait des douleurs pelviennes persistantes et une autre a eu une perforation tubaire.
En conclusion, selon les résultats de cette étude qui représente la plus large série rapportée à ce jour, la stérilisation tubaire Essure est une méthode contraceptive fiable et elle est associée à un taux très faible de complications à court et long-terme.
Dr Viola Polena
Povedano B et coll. : Complications of hysteroscopic Essure® sterilisation: report on 4306 procedures performed in a single centre. BJOG 2012;119:795–799. doi: 10.1111/j.1471-0528.2012.03292.x.
http://www.jim.fr/e-docs/00/02/05/83/document_actu_med.phtml

synd. post Org.Syndrome de la maladie post-orgasmique. 

une affection auto-immunitaire ? Caractérisé par une congestion nasale avec prurit oculaire se manifestant chez l’homme dans l’heure qui suit un orgasme, le syndrome post-orgasmique (post-orgasmic illness syndrome ou POIS) est aussi et surtout marqué par des symptômes généraux.
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Ces symptômes généraux (syndrome pseudo-grippal, céphalées, tension musculaire, difficultés de concentration, troubles de l’humeur) entraînent, généralement par leur intensité, ceux qui en souffrent à espacer au maximum les rapports sexuels. Cette affection pourrait avoir une origine auto-immunitaire si l’on en croit les données récoltées par Marcel Waldinger et qui montrent que 88 % des hommes investigués ont un test cutané positif pour leur propre liquide séminal.
Dr Dominique-Jean Bouilliez Waldinger M. Post-orgasmic illness syndrome : indications for an auto-immune pathogenesis. 20th European Congress of Psychiatry, Prague, 3-6 mars 2012.
http://www.jim.fr/e-docs/00/02/05/61/document_actu_con.phtml

transsexualisme

Transsexualité : pas de changement d’état civil sans expertise médicale.

Des associations lesbiennes, gaies, bi et trans, notamment l’Inter-LGBT, ont dénonçé un « recul » des droits des transexuels après que la cour de cassation ait refusé le changement d’état civil à une transexuelle, 
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Ce refus était fait au motif que celle-ci n’avait pas prouvé le caractère irréversible de sa transformation en refusant une triple expertise médicale.

S., 28 ans, né garçon, avait demandé son changement d’état civil après une opération en 2008, pour faire reconnaître qu’il était devenu femme. Avant de se prononcer, le tribunal de grande instance de Paris avait ordonné une triple expertise psychiatrique, endocrinologique et gynécologique. S. s’étant opposée à cette expertise, souvent considérée comme « traumatisante, humiliante et intrusive » par les associations de défense des transexuels, le tribunal avait rejeté sa demande, une décision confirmée par la cour d’appel.
« Pour justifier une demande de rectification de la mention du sexe figurant dans un acte de naissance, la personne doit établir, au regard de ce qui est couramment admis par la communauté scientifique, la réalité du syndrome transexuel dont elle est atteinte ainsi que le caractère irréversible de la transformation », explique la cour de cassation, dans son arrêt du 7 juin. Or, après avoir examiné les documents produits par la requérante, la Cour a relevé « d’une part que le certificat faisant état d’une opération chirurgicale effectuée en Thaïlande était lapidaire (...) sans constater l’effectivité de l’intervention », et « d’autre part que M. X opposait un refus de principe » à la triple expertise. La requérante avait toutefois produit une série de documents, dont des certificats d’endocrinologues, psychiatres et médecins, dont l’un décrivait son opération chirurgicale de « réassignation » et l’autre confirmait le caractère irréversible de cette opération.
Source: Le quotidien du médecin

harcelement sexuelHarcèlement sexuel : le projet de loi dévoilé.

Le nouveau projet de loi sur le harcèlement sexuel, qui vise à combler le vide juridique créé par l’abrogation de l’ancienne loi en mai dernier par le conseil constitutionnel, a été dévoilé aujourd’hui (12/06/2012).
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Le texte, préparé conjointement par les ministres de la justice Christiane Taubira et des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, doit être présenté demain en Conseil des ministres. Il « vise à protéger efficacement, totalement les femmes », avait récemment assuré Mme Vallaud-Belkacem. Le projet de loi prévoit deux formes de harcèlement sexuel, avec des peines bien distinctes. Le premier cas de figure stigmatise tout agissement consistant à « imposer à une personne, de façon répétée, des gestes, propos ou tous autres actes à connotation sexuelle soit portant atteinte à sa dignité, en raison de leur caractère dégradant ou humiliant soit créant pour elle un environnement intimidant, hostile ou offensant ». Le harceleur risque alors un an de prison et 15 000 euros d’amende. Dans la seconde situation, « est assimilé à un harcèlement sexuel », le fait mentionné dans le premier cas qui, « même en l’absence de répétition, s’accompagne d’ordres, de menaces, de contraintes ou de toute autre forme de pression grave accomplis dans le but réel ou apparent d’obtenir une relation sexuelle ». Dans ce cas de figure, les sanctions seraient doublées : deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Des peines plus élevées sont prévues en cas d’abus d’autorité, d’actes commis sur des mineurs de 15 ans ou sur des personnes vulnérables. Un texte inapplicable ?
Pour le gouvernement, ce texte se rapproche de la directive européenne de 2002 sur le harcèlement sexuel, jamais transposée dans le droit français et propose une « définition aussi précise que possible d’une infraction pénale. » « On sent que le gouvernement a fait l’effort de couvrir le maximum de situations possibles de harcèlement sexuel », a reconnu Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). Pour autant, « c’est un texte compliqué, c’est une usine à gaz », a-t-elle estimé.
En effet, « les conditions de la première forme de harcèlement sexuel sont cumulatives avec les secondes », a-t-elle décrypté. « Pour obtenir l’infraction la plus sévèrement réprimée, la victime va devoir prouver énormément de choses » ce qui rend le texte « inapplicable en l’état ». « Pour le gouvernement, la forme la plus grave de harcèlement sexuel reste moins punie que le délit de vol, le message est quand même gravissime », a déploré Marilyn Baldeck. L’association a également critiqué le fait que le projet de loi sanctionne un acte unique deux fois plus sévèrement qu’un acte répété.
Le ministère du droit des femmes a indiqué que le gouvernement souhaite que le texte soit adopté avant la fin du mois d’août. Il sera donc présenté en procédure accélérée au Parlement, avec une seule lecture par assemblée.
Source: Le quotidien du médecin

Chirur. clitorisBon bilan de la reconstruction du clitoris.

LE « LANCET » publie un travail français qui montre que « la reconstruction du clitoris après mutilation génitale féminine est faisable et améliore la plaisir féminin et diminue les douleurs », selon les termes du Dr Pierre Foldès (hôpital de Poissy Saint-Germain-en-Laye), inventeur de la technique.
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Rappelons que le clitoris mesure une dizaine de centimètres et n’est amputé que de sa partie externe lors d’une excision, ce qui permet de le reconstituer complètement avec l’ensemble de ses nerfs et de ses vaisseaux. L’intervention dure une heure et nécessite une hospitalisation de vingt-quatre heures.
Le travail français porte sur les résultats à court et long terme chez près de 3 000 femmes mutilées, qui ont eu une intervention pour restaurer à la fois l’anatomie et la fonction du clitoris en France entre 2008 et 2009 Des complications immédiates (hématome, lâchage de suture, fièvre modérée) sont survenues chez 155 femmes (5,5 %). Les femmes opérées ont été interrogées sur les douleurs et le plaisir clitoridiens avant chirurgie et un an plus tard.
Parmi les 866 femmes vues à la viste à un an, la plupart ont rapporté une amélioration (ou, au moins, l’absence d’aggravation) de la douleur (821 femmes sur 840) et du plaisir clitoridien (815 sur 834). Un tiers des femmes qui n’avaient jamais éprouvé d’orgasme avant la procédure ont commencé à en éprouver de temps en temps ou régulièrement ; et celles qui avaient eu des orgasmes occasionnels en ont éprouvé régulièrement Dans un éditorial associé, Jasmine Abdulcadir et ses collègues (Génève) font remarquer que les femmes mutilées ne sont pas informées des possibilités de soins spécifiques. Dans certains pays, les systèmes de soin ne reconnaissent pas la dé-infibulation et la reconstruction clitoridienne comme des traitements, les considérant comme de la chirurgie esthétique.
Dr EMMANUEL DE VIEL - Source: Le quotidien du médecin
Pierre Foldès (CH Poissy Saint-Germain-en -aye), Béatrice Cuzin (hôpital Edouard-Herriot, Lyon) et Armelle Andro (Univesité Panthéon-Sorbonne, Paris). The Lancet en ligne du 12 juin 2012. DOI : 10.1016/S0140-6736(12)60636-9.


Mai 2012


Syndrome dysph. PrémenstruelVers l’officialisation d’un trouble dysphorique prémenstruel.

Selon un article labellisé « Evidence-Based Psychiatric Treatment » (thérapeutique psychiatrique fondée sur des preuves, déclinaison de l’Evidence-Based Medicine[1]), 2 à 5 % des femmes non ménopausées seraient concernées par un « trouble dysphorique prémenstruel ».
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Ce trouble de l’humeur est actuellement inclus dans « l’appendice B du DSM-4 », mais pour les experts préparant la prochaine édition du manuel (DSM-5), ce diagnostic serait suffisamment étayé pour prétendre au Saint Graal d’une affection psychiatrique : la pleine reconnaissance d’une catégorie consacrée dans le DSM. Les auteurs indiquent l’ensemble des « critères recommandés » pour orienter vers ce « nouveau » diagnostic dans le DSM-5 :

A. Dans la plupart des cycles, durant l’année passée, 5 symptômes (ou plus) de la liste suivante sont apparus pendant la dernière semaine précédant les règles, ont commencé à s’améliorer juste après l’apparition des règles, puis ont été minimes ou absents dans la semaine suivant les règles, avec la présence d’au moins un des symptômes parmi les quatre premiers critères de la liste suivante :

1 Labilité affective marquée (par exemple des sautes d’humeur, de brusques accès de tristesse ou de pleurs, ou la sensation d’être rejetée).
2 Irritabilité marquée, colère ou augmentation des conflits interpersonnels.
3 Humeur dépressive, sentiment de désespoir ou idées d’auto-dépréciation.
4 Anxiété marquée, tension, sentiment d’être « survoltée » ou « à bout. »
5 Intérêt en berne pour les activités habituelles (travail, études, loisirs, relations amicales).
6 Sentiment subjectif de difficulté de concentration.
7 Léthargie, fatigabilité ou manque flagrant d’énergie.
8 Modification de l’appétit, boulimie ou attirance spécifique pour un aliment.
9 Troubles du sommeil (hypersomnie ou insomnie).
10 Sentiment subjectif d’être submergée ou « incontrôlable. »
11 Autres symptômes physiques tels que sensibilité ou gonflement des seins, douleurs articulaires ou musculaires, sensation de « ballonnement » ou de prise de poids.

B. Les symptômes précédents sont associés à un contexte clinique de détresse ou interfèrent avec le travail, les études, les activités habituelles ou les liens avec autrui (évitement des activités sociales, baisse d’efficience au travail, dans les études ou dans les activités domestiques).

C. Ce trouble ne doit pas se résumer à une exacerbation des symptômes d’une autre affection, comme une dépression sévère, un trouble panique, un autre trouble dysthymique, un trouble de la personnalité (malgré une coexistence possible avec l’un quelconque de ces troubles).

D. La présence des critères A, B et C doit être attestée pendant au moins deux cycles comportant une symptomatologie (le diagnostic pouvant être évoqué à titre provisoire avant cette confirmation).

E. Les symptômes recensés ne doivent pas être directement imputables aux effets indésirables d’un médicament ou d’une drogue, ni à une étiologie organique (telle qu’une hyperthyroïdie).

Pour les auteurs, l’inclusion de cette catégorie nosographique dans le DSM-5 permettra non seulement d’améliorer « la recherche et la thérapeutique », mais aussi de renforcer « la crédibilité des patientes éprouvant une détresse significative » en période prémenstruelle.
Dr Alain Cohen
Neill Epperson C et coll. : Premenstrual dysphoric disorder : evidence for a new category for DSM-5. Am J Psychiatry 2012; 169: 465–475
http://www.jim.fr/e-docs/00/02/04/87/document_actu_med.phtml

Orgasme fémininOrgasme féminin : un vestige de l’évolution.

Ce serait grâce à un oubli de mère nature que les femmes peuvent encore accéder au plaisir...
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"Une des théories défendue par une biologiste américaine est que l’orgasme féminin ne serait qu’un vestige que l’évolution aurait oublié de désactiver, un peu comme les hommes qui ont encore des tétons alors qu’ils n’en ont plus besoin" explique Caroline Peneau, journaliste à Ca m’intéresse et auteur du dossier Les mystères de la sexualité féminine. Contrairement à l’orgasme masculin qui favorise la reproduction, il n’y a pas de lien entre orgasme féminin et chance de grossesse. Sa survivance s’expliquerait par l’origine du pénis et du clitoris, qui, au moment du développement des embryons humains, se créés à partir du même tissus et ne divergent qu’à la huitième semaine.
Cette absence de lien entre orgasme féminin et chance de grossesse explique aussi pourquoi la sexualité féminine a été pendant longtemps beaucoup moins étudiée que celle de l’homme, les chercheurs préférant s’intéresser à l’éjaculation masculine liée à la reproduction."Au 16e siècle, des chirurgiens connaissaient l’existence du clitoris et faisaient des recherches, comme le démontre certaines planches anatomiques de l’époque qui le représente, détaille encore Caroline Peneau. On encourageait la connaissance du plaisir car on pensait que cela favorisait à la reproduction". Intérêt scientifique qui va décliner dès que le non rapport de causalité entre clitoris et chance de grossesse sera établit."Freud disait par exemple que le clitoris n’était qu’un truc de petite fille et qu’il fallait ne s’intéresser qu’à l’orgasme vaginal", rappelle la journaliste. Les recherches sur le plaisir féminin ne reprendront qu’à la fin du 20e siècle, de nombreux débats agitant encore aujourd’hui les communautés scientifiques, notamment autour de l’existence du fameux point G.
http://www.egora.fr/sante-societe/recherche/147858-orgasme-f%C3%A9minin-un-vestige-de-l%E2%80%99%C3%A9volution

contraception homUn pas vers une pilule contraceptive pour hommes.

Une pilule contraceptive pour hommes pourrait bientôt voir le jour, offrant une nouvelle alternative aux préservatifs et à la vasectomie.
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Des chercheurs du centre de santé reproduction de l’université d’Édimbourg qui travaillaient sur l’infertilité masculine ont découvert la possible mutation du gène Katnal1, essentiel dans la fabrication de spermatozoïdes sains.
"Si nous pouvons trouver un moyen de cibler ce gène dans les testicules, nous pourrions potentiellement développer un contraceptif non hormonal, a déclaré le chercheur Dr Lee Smith. Les effets d'un tel médicament seraient réversibles car le gène Katnal1 affecte uniquement les spermatozoïdes dans les stades ultérieurs du développement, de sorte que les premiers stades de la production de sperme et la capacité globale à produire des spermatozoïdes ne seraient pas entravés."
Pour le Dr Allan Pacey, maître de conférences en andrologie à l'Université de Sheffield, "le gène pourrait également aider à mieux comprendre les causes de sous fertilité ou d’infertilité masculine." Toute la difficulté consiste désormais à cibler les molécules responsables de la production de spermatozoïdes, et à vérifier la dangerosité d’un tel processus.
http://www.egora.fr/sante-societe/recherche/147557-un-pas-vers-une-pilule-contraceptive-pour-hommes
http://www.bbc.co.uk/news/health-18190352


Avril 2012


le butCe qui compte ce n’est pas la taille du trou, mais l’idée qu’on s’en fait !

Viser juste ne serait pas uniquement affaire d’habileté mais également d’auto persuasion.
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Non pas seulement en se convainquant que nos performances sont les meilleures, mais également en se représentant l’objectif comme bien plus accessible qu’il ne l’est. Telle est la conclusion que l’on peut tirer d’une expérience réalisée par une équipe de chercheurs en sciences cognitives de l’université de Purdue (Etats-Unis), dont les résultats ont été publiés par la revue Psychological Science. Jessica K. Witt et son équipe ont trompé les sens de 36 joueurs de golf en leur proposant des trous à l’apparence plus grande qu’en réalité, grâce à des projections lumineuses.
Résultat : pensant les trous plus larges, les golfeurs ont présenté des taux de réussite plus importants que lorsqu’ils visaient les trous sous leur véritable apparence. Les chances des sportifs seraient ainsi améliorées de 10 %. « Imaginer un objectif plus grand qu’il n’est conduit à une amélioration de la performance » conclue Jessica K. Witt.
Peut-être une leçon universelle ?
http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/02/01/23/document_actu_pro.phtml
http://www.perceptionweb.com/abstract.cgi?id=p6325

powertabsLe POWERtabs, stimulant sexuel, est retiré.

Complément alimentaire présenté comme un « tonique sexuel destiné aux hommes » selon la description qu’en propose la DGCCRF, POWERtabs n’est pas seulement le mélange inoffensif de « plantes naturelles » qu’il prétend être.
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Il contient également du dithio desmethyl carbodenafil, « substance non autorisée et considérée comme dangereuse pour la santé, notamment en raison des troubles cardiovasculaires qu’elle peut entraîner » précise la DGCCRF dans un avis publié hier. Dès lors, cette dernière appelle-t-elle au retrait immédiat de ce complément alimentaire et recommande aux utilisateurs de consulter leur médecin « en cas de symptômes inhabituels ». La DGCCRF souligne enfin que ce type de produits, vendus en boutiques spécialisées et sur internet est en « recrudescence ».
http://www.jim.fr/e-docs/00/02/01/69/document_actu_pro.phtml

syndrome pelvienSyndrome de douleur pelvienne chronique.

La chaleur mieux que le froid ? Le syndrome de douleur pelvienne chronique (SDPC) masculine qualifie une douleur pelvienne génito-urinaire abactérienne évoluant depuis au moins trois mois, parfois associée à des troubles mictionnels et sexuels. (1)
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Sa prévalence est élevée et probablement sous-estimée : 4 à 8 % des consultants en centre de douleur chronique et 15 % de consultants en milieu urologique pour des symptômes de type prostatite chronique (PC) ont une altération de la qualité de vie aux USA. Les circonstances d'apparition sont multiples, la physiopathologie imprécise, peut-être neurogène ; seules 5 à 10 % environ des PC ont une origine bactérienne. Bien que la prostate ne semble pas impliquée dans toutes les douleurs pelvipérinéales chroniques de l’homme, le terme de PC reste souvent accolé à celui de SDPC. (1, 2)</ br> La douleur du SDPC pourrait être liée au froid. Cette étude menée en Suède dans une région où la longue saison hivernale a une température moyenne de - 3 °C (contre + 15 °C en été), était donc particulièrement appropriée pour évaluer le lien entre l'intensité des symptômes et la période de l'année.
Trente et un patients âgés de 35 à 66 ans (moyenne, 51 ans) et ayant un SDPC depuis 17 ± 10 ans (de 3 à 42 ans) ont été invités à répondre à des questions incluant l'intensité de leurs symptômes au cours des différentes saisons en utilisant le questionnaire du National Institutes of Health (NIH) des USA, le NIH Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI) qui comporte 13 questions dans 3 domaines distincts (la douleur, les symptômes urinaires et l'impact sur la qualité de vie) (3), questionnaire qui a prouvé sa fiabilité et sa sensibilité au changement. (4)
Le total des scores du NIH-CPSI était de 22,2 ± 8,2. Une relation très marquée entre la saison et l'intensité de la douleur rapportée a été notée. Cette dernière était en effet trois fois plus intense pendant les mois d'hiver. Tous les sujets ont rapporté qu'une baisse de température était associée à une détérioration.
La forte relation entre la baisse de la température et la douleur ressentie confirme l'association entre l'intensité de froid et des symptômes dans les pays scandinaves [une étude finnoise (5) allait dans le même sens] où la variation de température saisonnière s'étend sur une longue portée et les hivers sont longs. La cause de cette relation est encore à établir. Un mécanisme impliquant des spasmes musculaires serait à explorer. Dr Gérard Loeb

Hedelin H et coll. : Pain associated with the chronic pelvic pain syndrome is strongly related to the ambient temperature. Scand J Urol Nephrol 2012 ; publication avancée en ligne le 27 mars 2012.

1) Delavierre D et coll. : Approche symptomatique des douleurs « prostatiques » chroniques et du syndrome douloureux pelvien chronique. Prog Urol 2010 (Novembre);20(2): 940–53.

2) Baude C : Le syndrome douloureux chronique pelvien chez l'homme. Congrès de la Société d'Andrologie de Langue Française N° 20, Orléans, France (11/12/2003). Andrologie 2004;14 (1):63-72.

3) Litwin MS et coll. : The National Institutes of Health Chronic Prostatitis/Chronic Symptom Index: development and validation of a new outcome measure. Chronic Prostatitis Collaborative Research Network. J Urol 1999;162:369–75. http://www.prostatitis.org/symptomindex.html 5

4) Litwin MA : A review of the development and validation of the National Institutes of Health Chronic Prostatitis Symptom Index. Urology 2002; 60 (Suppl 6A): 14–9.

5) Mehik A et coll. : Epidemiology of prostatitis in Finnish men: a populationbased cross-sectional study. BJU Int 2000;86:443–8.

Source: http://www.jim.fr/e-docs/00/02/01/66/document_actu_med.phtml

FrottiFrottaDeux ans de prison pour frotti frotta en consultation.

Un généraliste belge a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir pratiqué des attouchements sur certaines de ses patientes entre 1997 et 2010.
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Elles sont trois patientes à avoir déposé plainte contre leur médecin. Bien qu’elles ne se connaissent pas, les attouchements dont elles affirment avoir été victimes sont similaires.
Lors des consultations, le généraliste procédait systématiquement à un examen du dos, même lorsque cela n’étais pas nécessaire. Pour cela, il demandait aux patientes de se dévêtir du haut, de se pencher en avant tout en s'appuyant sur une table. Il effectuait ainsi l'examen mais en profitait également pour se frotter sur leurs fesses. Lors d'une autre consultation, il se serait positionné à genoux sur l'une d'elle couchée dans le divan pour pratiquer une palpation des seins.
Le médecin nie ces attouchements. "Peut-être n'ai-je pas été assez prudent", s'était-il justifié. Elément étrange, il avait fait signer à ses patients une pétition pour savoir s’il se comportait de manière inappropriée lors des consultations. Ces derniers avaient répondu par la négative. Malgré cela, le tribunal correctionnel de Dinant a condamné le médecin à une peine de deux ans de prison avec sursis. [Info dénichée sur Levif.be]http://www.egora.fr/sante-societe/justice/146373-deux-ans-de-prison-pour-frotti-frotta-en-consultation

TS australieEffets de la radiothérapie pelvienne sur la sexualité féminine

Afin d’évaluer la sexualité ainsi que le niveau de satisfaction dans les relations sociales chez les femmes traitées par radiothérapie pelvienne (RT), une étude prospective et longitudinale a été menée chez 57 femmes soumises à ce traitement pour cancer de l’utérus.
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De nombreux questionnaires évaluant la santé psychologique, les fonctions sexuelles et le niveau de satisfaction lors des relations sociales ont été réalisés avant le début de la RT et à 3 et 9 mois après la fin de la RT. L’âge moyen des patientes était de 58,5 ± 12,7 ans, 56 % d’entre elles avaient un diagnostic de cancer du col de l’utérus et 44 % de cancer endométrial. Un niveau élevé de dépression, d’anxiété et de stress a été rapporté avant le début de la RT. Les scores aux questionnaires évaluant la fonction sexuelle se sont améliorés au 3e et au 9e mois. Avant le début de la RT, seulement 15,8 % des patientes ont mentionné que le médecin les avait interrogé à propos de leur sexualité. Pour ses auteurs, ce travail a montré une majoration de la dysfonction sexuelle due à la RT, malgré l’existence de mauvais scores avant le début du traitement par les rayons. Ces derniers peuvent être expliqués par la symptomatologie liée au cancer ou par la chirurgie réalisée au préalable.Ana R : Longitudinal study of female sexual function after pelvic radiotherapy. 15th World Congress of Gynecological Endocrinology (Florence) : 7-10 mars 2012. Dr Thierry Grivel. Source: http://www.jim.fr/e-docs/00/02/01/0F/document_actu_con.phtml<:em>


Mars 2012


L'exercice peut conduire les femmes à l'orgasme.

Les résultats d’une des premières etudes de la sorte, réalisée par des chercheurs de l’université de l’Indiana (USA) confirment le fait que l’exercice physique peut par lui seul déclencher un orgasme féminin. (suite en anglais)
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While the findings are new, reports of this phenomenon, sometimes called "coregasm" because of its association with exercises for core abdominal muscles, have circulated in the media for years, said Debby Herbenick, co-director of the Center for Sexual Health Promotion in IU's School of Health, Physical Education and Recreation. In addition to being a researcher, Herbenick is a widely read advice columnist and book author. "The most common exercises associated with exercise-induced orgasm were abdominal exercises, climbing poles or ropes, biking/spinning and weight lifting," Herbenick said. "These data are interesting because they suggest that orgasm is not necessarily a sexual event, and they may also teach us more about the bodily processes underlying women's experiences of orgasm." The findings are published in a special issue of Sexual and Relationship Therapy, a peer-reviewed journal in the area of sex therapy and sexual health. Co-author is J. Dennis Fortenberry, M.D., professor at the IU School of Medicine and Center for Sexual Health Promotion affiliate. The results are based on surveys administered online to 124 women who reported experiencing exercise-induced orgasms (EIO) and 246 women who experienced exercise-induced sexual pleasure (EISP). The women ranged in age from 18 to 63. Most were in a relationship or married, and about 69 percent identified themselves as heterosexual. Here are some key findings: • About 40 percent of women who had experienced EIO and EISP had done so on more than 10 occasions. • Most of the women in the EIO group reported feeling some degree of self-consciousness when exercising in public places, with about 20 percent reporting they could not control their experience. • Most women reporting EIO said they were not fantasizing sexually or thinking about anyone they were attracted to during their experiences. • Diverse types of physical exercise were associated with EIO and EISP. Of the EIO group, 51.4 percent reported experiencing an orgasm in connection with abdominal exercises within the previous 90 days. Others reported experiencing orgasm in connection to such exercises as weight lifting (26.5 percent), yoga (20 percent), bicycling (15.8), running (13.2 percent) and walking/hiking (9.6 percent). • In open-ended responses, ab exercises were particularly associated with the "captain's chair," which consists of a rack with padded arm rests and back support that allows the legs to hang free. The goal is to repeatedly lift the knees toward the chest or toward a 90-degree angle with the body. Herbenick said that the mechanisms behind exercise-induced orgasm and exercise-induced sexual pleasure remain unclear and, in future research, they hope to learn more about triggers for both. She also said that study findings may help women who experience EIO/EISP feel more normal about their experiences or put them into context. Herbenick cautioned that it is not yet known whether such exercises can improve women's sexual experiences. "It may be that exercise -- which is already known to have significant benefits to health and well-being -- has the potential to enhance women's sexual lives as well." The study did not determine how common it is for women to experience exercise-induced orgasm or exercise-induced sexual pleasure. But the authors note that it took only five weeks to recruit the 370 women who experienced the phenomenon, suggesting it is not rare. "Magazines and blogs have long highlighted cases of what they sometimes call 'coregasms,'" Herbenick said. "But aside from early reports by Kinsey and colleagues, this is an area of women's sexual health research that has been largely ignored over the past six decades."
Debby Herbenick, J. Dennis Fortenberry. Exercise-induced orgasm and pleasure among women. Sexual and Relationship Therapy, 2011; 26 (4)

Le pénis a-t-il rétréci ?

Padoue, le lundi 5 mars 2012. On se préoccupe beaucoup de la quantité et de la qualité du sperme pour évoquer une éventuelle influence de l’environnement sur nos capacités reproductives.
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L’évolution de la taille du pénis a été moins souvent étudiée. Or, selon une étude du professeur Carlo Foresta de l’université de Padoue, la taille du pénis serait passée de 9,7 cm en 1948 à 8,9 cm aujourd’hui. La faute selon le spécialiste aux « changements environnementaux » mais également à l’obésité.
http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/FD/31/document_actu_pro.phtml


Mère 66 ans Une Suisse de 66 ans a donné naissance à des jumeaux

Genève, le mercredi 7 mars 2012 - Michael et Joshua sont nés il y a une quinzaine de jours à l’hôpital cantonal des Grisons à Coire (Suisse).
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Leur mère a choisi leurs prénoms bibliques à dessein : elle est pasteur à la retraite. Si elle a cessé son activité, ce n’est pas pour s’occuper de sa progéniture divine mais parce qu’elle a atteint l’âge canonique de 66 ans !
Et sa grossesse n’est pas un miracle mais résulte de l’absence de limite d’âge à l’accès à la procréation médicalement assistée en Suisse. L’ensemble est aujourd’hui l’objet de nombreuses critiques dans la presse helvète ou l’accusation d’ « égoïsme » et « d’inconscience » est répétée à l’envi.
http://www.jim.fr/e-docs/00/01/FD/7F/document_actu_pro.phtml


Janvier 2012


Pistaches & ErectionPour améliorer l’érection… mangez des pistaches !

Une équipe turque a examiné les effets de la consommation de pistaches d’Alep sur , entre autres, le score de l’index International de la fonction érectile (IIEF-15).
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Il fut un temps où les amandes, cacahuètes et autres oléagineux, trop salés, trop gras et forts en calories (100 g = 600 calories), étaient considérés comme des calories vides « junk food » à éviter dans un régime sain. Les choses ont bien changé depuis et la FDA (Food and Drug Administration) aux USA les considère maintenant comme des aliments « de qualité ».

En effet ils sont riches en protéines, fibres, graisses mono et poly-insaturées, vitamines et antioxydants. Plusieurs études ont montré que consommés modérément, ils ont un effet hypocholestérolémiant et protecteur vis-à-vis des maladies cardiovasculaires.

Et si de plus ils amélioraient l’érection !

Une équipe turque s’est penchée sur cet aspect et a examiné les effets de la consommation de pistaches d’Alep sur le score de l’index International de la fonction érectile (IIEF-15), les paramètres du Doppler pénien couleur (DPC) et le taux des lipides dans le sérum des malades consultant pour une dysfonction érectile (DE).

 Au total 17 hommes mariés avec DE depuis plus de 12 mois ont été inclus dans cette étude prospective. Les patients ont consommé 100 g par jour de pistaches pendant 3 semaines. Ils ont été évalués avant et après ce régime par IIEF-15, DPC, et bilan lipidique complet. Le score IIEF-15 a augmenté de 36 ± 7,5 avant le régime à 54,2 ± 4,9 après (p=0,001). La vitesse systolique maximale pénienne mesurée au Doppler est passée de 35,5 ± 15,2 à 43,3 ± 12,4 cm/s, (p=0.,018). Les taux de cholestérol total et de LDLc ont diminué significativement ( p<0,008) avec une augmentation du HDLc (p= 0,001). Les auteurs concluent que la consommation de pistaches améliore l’érection et les paramètres du doppler pénien. Evidemment cette étude ne porte que sur peu de malades et il n’y a pas de groupe contrôle (l’effet placebo dans les études sur la DE est voisin de 30 %). De plus, et c’est à la mode de le dénoncer, les auteurs ont un grave conflit d’intérêt ! En effet la Turquie est le principal exportateur de pistaches, les auteurs ayant pu être influencés par leur zèle patriotique pour pousser à « consommer turc ».

Ceci dit on ne risque pas grand chose à essayer... à dose modérée bien sûr.

Aldemir M et coll. : Pistachio Diet Improves Erectile Function Parameters and Serum Lipid Profiles in Patients with Erectile Dysfunction. Int J Impot Res,. 2011; 23: 32-38.
Source: http://www.jim.fr/medecin/11_med_gen/e-docs/00/01/F8/2D/document_actu_med.phtml


Sexualité Seniors Infertilité : les hommes aussi doivent faire attention à l'âge.

Seul un couple sur deux consultant pour infertilité masculine parvient à avoir un enfant, et les chances diminuent avec l'âge de l'homme comme de la femme.
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On estime qu'entre 9 et 14% des couples dans les pays développés auront des difficultés à concevoir.

 En France, un couple sur sept consulte pour une infertilité, l'origine du problème se partageant entre l'homme et la femme. La majorité des études ayant évalué jusqu'ici les résultats d'assistance médicale à la procréation (AMP) ont pris en compte principalement la composante féminine. La plupart ont par ailleurs concerné le devenir des couples inscrits dans un programme de fécondation in vitro (FIV), et non pas des couples consultant, en amont, un centre d'infécondité.

L'étude conduite par l'équipe de Marie Walschaerts et Louis Bujan (Université de Toulouse, Groupe de recherche en fertilité humaine) a permis d'évaluer le taux de succès du projet parental chez les couples ayant été suivis au Centre de stérilité masculine de Toulouse de 2000 à 2004.

Une enquête téléphonique en 2008 a permis de préciser la situation de ces couples après l'arrêt de leur prise en charge. Parmi les 1131 personnes ayant accepté de répondre , 56% étaient devenues parents (60% en incluant l'adoption). Ces couples ont eu un enfant grâce à une grossesse naturelle dans 16% des cas, grâce à un traitement médical ou chirurgical dans 8% des cas, et grâce à une AMP dans 32% des cas. Sur l'ensemble des couples, le taux cumulé de succès est estimé à 48%. Les auteurs de l'étude soulignent que ce taux monte à 64% pour les hommes et les femmes âgés de moins de 35 ans, contre seulement 31% chez les couples plus âgés. «L'âge de l'homme ressort réellement et le taux de succès n'est pas lié uniquement à l'âge de la femme», a précisé Marie Walschaerts.

Ces résultats devraient «encourager les couples à consulter plus tôt», conclut-elle.
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/01/23/17094-infertilite-hommes-aussi-doivent-faire-attention-lage


Femmes satisfaites Le vaginisme, une peur panique de la pénétration.

Le vaginisme correspond d’un point de vue physiologique à un spasme involontaire de la musculature du tiers externe du vagin empêchant la pénétration vaginale et causant une détresse marquée par des difficultés interpersonnelles (d’après le DSM-IV). Il concernerait 0,5 à 1 % des femmes en âge de concevoir.
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On ne parlera de vaginisme que si le trouble est primaire, c’est-à-dire si aucun pénis n’a jamais pu rentrer dans ce vagin.

 Si ce symptôme est secondaire (après une période de pénétration vaginale sans difficulté particulière), il s’agit alors de dyspareunies chronicisées confinant au vaginisme.

Ce spasme musculaire, involontaire et douloureux peut être provoqué par toute tentative de pénétration à caractère sexuel ou pas. On retrouve souvent chez ces femmes une impossibilité d’utiliser des tampons périodiques ainsi qu’une impossibilité de subir un examen gynécologique. L’examen permet toutefois d’évaluer le degré de tonicité périnéale. Le gynécologue s’efforcera de rassurer la patiente sur sa normalité anatomique et de lui faire prendre conscience qu’un relâchement est possible au niveau du noyau fibreux central du périnée avec des exercices de « serrer-desserrer ». Une rééducation périnéale « encadrée » peut être proposée.

Dans 90 % des cas, l’origine du vaginisme résulte d’une phobie qui nécessite la consultation d’un sexologue. On retrouve souvent toutes les caractéristiques d’une phobie : peur panique de la pénétration, représentation erronée (plaie béante), ignorance de son corps, personnalité anxieuse… Tout cela alimenté par une éducation trop rigide et culpabilisante vis-à-vis du plaisir sexuel ou un « traumatisme » parfois minime (jeux d’enfants…) ou, plus rarement, un sévice sexuel. Trouver l’origine (crédible) du vaginisme n’est pas toujours facile. La prise en charge repose sur l’éducation sexuelle, un travail sur les cognitions (interdits, représentations…) ainsi qu’un travail corporel (découverte du vagin, déconditionnement, appropriation). La rééducation par un périnéologue et l’utilisation de dilatateurs vaginaux (Velvi) constituent une aide précieuse. Conférence organisée dans le cadre du Congrès GAOP (Gynécologie, Andrologie, Oncologie, Psychosomatique), Paris


Vaccin HSV Un vaccin dirigé contre le HSV.

Dans une étude publiée le 5 janvier dans le New England Journal of Medicine, un vaccin dirigé contre le HSV montre une efficacité de 58% contre HSV-1, mais se montre inefficace contre le HSV-2.
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Un vaccin expérimental a protégé certaines femmes contre l'infection de l'un des deux types de virus de l'herpès simplex qui causent l'herpès génital, selon les résultats du New England Journal of Medicine.

Le vaccin était partiellement efficace pour prévenir le virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1), mais ne protégeait pas les femmes du virus de l'herpès simplex de type 2 (HSV-2). Il y avait moins de la moitié des cas d'herpès génital causés par HSV-1 - 58% de moins - chez les femmes ayant reçu le vaccin expérimental par rapport aux femmes ayant reçu le vaccin témoin.

"Nos résultats sont très positifs : nous avons partiellement réussi la moitié de l'équation : protéger les femmes contre les maladies génitales causées par le VHS-1", a déclaré Robert Belshe, MD, directeur du Centre de développement des vaccins de l'Université de Saint Louis et auteur principal de l'étude. «em> C’est un grand pas en avant vers la création d'un vaccin efficace qui protège contre les maladies génitales causées par l'infection herpétique et qui nous oriente vers la fabrication d'un vaccin qui agit sur les deux virus de l'herpès simplex ».

HSV-1 et HSV-2 font tous deux parties de la famille des herpès virus. Typiquement, HSV-2 provoque des lésions et des cloques dans la région génitale. HSV-1 provoque généralement des plaies dans la bouche et les lèvres, bien qu'il ait été constaté de plus en plus à causer des maladies génitales. Il n'existe actuellement aucun remède ou vaccin approuvé pour prévenir l'infection de l'herpès génital, qui touche environ 25 pour cent des femmes aux États-Unis et est l'une des maladies transmissibles les plus courantes. Une fois à l'intérieur du corps, le HSV reste là en permanence. Le virus peut provoquer une maladie neurologique sévère et même la mort chez les nourrissons nés de femmes infectées par le HSV et le virus est un facteur de risque de transmission sexuelle du VIH.

L'essai clinique d'un vaccin expérimental contre l'herpès génital a été financé par l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), qui fait partie des National Institutes of Health, avec GlaxoSmithKline (GSK), et mené dans 50 sites aux États-Unis et Canada.

L'étude a recruté 8 323 femmes âgées de 18 à 30 ans qui n'avaient pas d'infection par le HSV-1 ou le HSV-2 au début de l'étude. Ils ont été assignés au hasard à recevoir soit trois doses du vaccin contre le VHS expérimental qui a été développé par GSK ou un vaccin contre l'hépatite A, qui était le contrôle. Les participants ont été suivis pendant 20 mois et ont été évalués avec soin pour détecter l'apparition de l'herpès génital. En outre, tous les participants à l'étude ont reçu des tests sanguins pour déterminer si une infection asymptomatique avec HSV-1 ou HSV-2 s'est produite au cours de l'essai.

Les chercheurs ont constaté que deux ou trois doses du vaccin expérimental offraient une protection significative contre l'herpès génital causée par HSV-1. Cependant, le vaccin n'a pas protégé les femmes contre les maladies génitales causées par le HSV-2. "Nous avons été surpris par ces résultats", a déclaré Belshe, qui est également professeur de maladies infectieuses et d'immunologie à l'Université de Saint Louis School of Medicine. "Nous ne nous attendions pas à ce que le vaccin contre l'herpès protège contre un type de virus de l'herpès simplex et pas un autre.Nous avons également trouvé surprenant que HSV-1 était une cause plus fréquente de maladie génitale que HSV-2.

" L'infection par le HSV-1 est devenue une cause de plus en plus fréquente des maladies génitales, probablement parce que plus de couples pratiquent le sexe oral. HSV-1 et HSV-2 sont transmis par contact direct - bouche à bouche, de la bouche aux organes génitaux et des organes génitaux aux organes génitaux - même lorsque la personne infectée ne présente aucun symptôme, a ajouté Belshe. Les chercheurs effectuent des tests de laboratoire sur le sérum obtenu auprès des participants à l'étude alors qu'ils continuent d'étudier pourquoi le vaccin protège les femmes contre les maladies génitales causées par le VHS-1 et non par le VHS-2.

Une hypothèse, selon Belshe, est que HSV-1 est plus facilement tué par des anticorps que HSV-2. Cela signifie que les anticorps vaccinaux pourraient mieux fonctionner contre le VHS-1 et entraîner une protection contre le VHS-1 mais pas contre le VHS-2.

Des études antérieures des vaccins expérimentaux contre l'herpès ont montré qu'il était protégé contre l'herpès génital chez les femmes qui n'étaient pas infectées par HSV-1 ou HSV-2, mais dont les partenaires sexuels étaient connus pour avoir l'herpès génital. Les chercheurs croient que la raison de l'issue différente de l'essai clinique le plus récent pourrait être liée au fait que différentes populations ont été étudiées. Les femmes dans les études antérieures peuvent avoir été protégées en raison de facteurs immunologiques ou comportementaux non présents dans l'étude ultérieure.

"Il est toujours important de confirmer les résultats scientifiques dans des études répétées, ce qui explique pourquoi nous avons étudié le vaccin dans un grand essai contrôlé contre placebo", a déclaré Belshe. "Nos découvertes ont confirmé la validité du processus scientifique : vous devez avoir de bonnes preuves scientifiques que quelque chose fonctionne réellement. "

New England Journal of Medicine, Jan 5, 2012

Mise à jour le 12/05/2018