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Journée mondiale de lutte contre le cancer

Pierre BONDIL  -  le  4 février 2022
breast cancer awareness on teal wooden surface

Aujourd'hui, vendredi 4 février 2022, a lieu la Journée mondiale de lutte contre le cancer (https://www.worldcancerday.org/fr), dont la thématique cette année concerne la lutte contre les iniquités en santé.

Dans le domaine de la santé sexuelle, l’AIUS est engagée dans cette lutte depuis longtemps, étant donné que les difficultés sexuelles/intimes liées au cancer et ses traitements sont une demande forte (mais non satisfaite) d’une majorité de patients/couples et de professionnels de santé.

L’AIUS a été à l’origine de l’enquête AIUS/ACORESCA (Association des coordinateurs des réseaux régionaux de cancérologie) présentée en décembre dernier aux 9e Rencontres Cancer & Sexualité & Fertilité à Lille.

En attendant leur synthèse sur notre site (l’AIUS étant partenaire), voici un résumé de notre état des lieux des ressources territoriales disponibles en santé sexuelle et des demandes des professionnels de santé intervenant dans les parcours de soins.

Notre échantillon (n = 393) se répartit entre 46% de soignants (notamment psychologues cliniciens et infirmiers) et 56% de médecins, exerçant en public ou non, en zone urbaine ou non. Près de la moitié (46%) avait une patientèle > 50% de malades avec cancer.

Cependant, même si les sexologues étaient minoritaires (4,8%), près de la moitié des professionnels déclaraient avoir des compétences et/ou une activité de soins en santé sexuelle.

A noter qu’une large majorité (70%) ne travaillait jamais ou que ponctuellement avec des équipes oncologiques.

Les principales plaintes des patientèles étaient des difficultés liées à la vie sexuelle/intime (67,5%), de couple (52,2%) ou sociales (48,3%).

Comme pour les autres enquêtes concernant l’oncosexualité, les demandes des patients/couples concernaient l’éducation/information (44%), les soins (66%) et le conseil (70,6%).

A la question « comment réduire les inégalités en oncosexualité », les trois objectifs cités étaient d’informer les patients (15%), sensibiliser/former les professionnels de santé (46,5%) et améliorer l’offre de soins (52%).

Points importants, 3 professionnels de santé sur 4 souhaitaient une formation spécifique, notamment ceux intervenant en 1ère ligne (les sexologues étant demandeurs de savoirs oncologiques) et deux tiers acceptaient d’être inscrits dans un annuaire dédié (quasiment tous les sexologues). 

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