Bruxelles, septembre 2026

Du 17 au 19 septembre s'est tenu à Bruxelles le congrès annuel de l'EABCT (European Association for Behavioural and Cognitive Therapies). La sexologie clinique y a trouvé une place rare : un symposium entièrement consacré à la compréhension et à la modulation du processus d'excitation sexuelle, organisé par Philippe Kempeneers (Université de Liège, ULB).
Le plateau réunissait plusieurs figures de la recherche internationale en sexologie : Patrícia M. Pascoal (Universidade Lusófona, Lisbonne), Marieke Dewitte (Maastricht University), et Philippe Kempeneers lui-même, qui a ouvert la session en défendant un modèle émotionnel de l'excitation sexuelle. Les interventions ont porté sur les déterminants psychologiques de la réponse sexuelle, sur la synchronie entre partenaires, et sur les mécanismes par lesquels nos interventions agissent — ou sont supposées agir.
Axel Bourcier, secrétaire général de l'AIUS, y représentait la sexologie française avec une communication consacrée à la place du corps en sexothérapie : comment distinguer ce que l'on prescrit réellement au corps de ce que l'on se contente d'y observer. Une proposition conceptuelle — le corps comme cible, et non seulement comme support.
Un symposium exigeant, permettant des croisements de regards, et de futures collaborations européennes.
Sexologue, conseiller conjugal et familial, psychanalyste
Enseignant au DIU de sexologie clinique à Lille
Membre titulaire et administrateur de l'AIUS